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mardi, septembre 27, 2016

27 septembre 1715

Vendredi 27, à Vincennes.

— M. le duc d'Orléans travaille presque tous les jours ou avec les gardes du trésor royal, chez qui à l'avenir tout l'argent sera porté, ou avec Bertin, trésorier des parties casuelles, et Couturier est toujours présent à ces audiences-là.

Ce prince veut travailler tous les jours jusqu'à quatre heures après midi; il ne dînera qu'à cette heure-là, et veut avoir le reste de la journée libre.

— M. le duc d'Aumont a obtenu de M. le duc d'Orléans pour son fils la survivance de sa charge de premier gentilhomme de la chambre du roi et celle du gouvernement de Boulonnois.

— M. le grand prieur revient à la cour; on lui fait déjà meubler le grand prieuré. Madame la duchesse de Vendôme, sa belle-sœur, demanda ces jours passés à M. le duc d'Orléans s'il ne pouvoit pas revenir présentement; qu'il ne pouvoit pas demander lui-même cette permission, car à peine pouvoit-il savoir la mort du roi. M. le duc d'Orléans lui répondit qu'il n'avoit point besoin de permission pour revenir, mais qu'elle le pouvoit assurer qu'il seroit très-aise de le revoir; qu'il lui savoit très bon gré à elle de lui en avoir parlé, d'autant plus que son beau-frère n'est pas trop bien avec elle

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lundi, septembre 26, 2016

26 septembre 1715: A Vincennes

Jeudi 26, à Vincennes.

— Le roi donna le matin audience aux députés des États de Languedoc; l'évêque de Nîmes portoit la parole, et parla très-dignement.

J'entendis la harangue qu'il fit au maréchal de Villeroy; on ne peut pas mieux parler qu'il parla.

— M. le duc du Maine donne tous les ans un magnifique dîner aux députés des États de Languedoc après l'audience du roi, et c'est lui qui les présente au roi, comme gouverneur de la province.

— On laisse à M. de la Vrillière le titre de secrétaire d'État; il se mêlera des affaires des États de Languedoc, dont il tiroit 12,000 francs, qui lui seront continués; il sera aussi chargé des affaires des États de Bourgogne, de Bretagne, d'Artois et de l'assemblée de Provence, quoique ces provinces-là ne fussent pas du département qu'il avoit.

Il tiendra la plume au conseil de régence et en gardera les registres; M. le duc d'Orléans veut le bien traiter parce qu'il est content de lui et le public aussi.

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dimanche, septembre 25, 2016

25 septembre 1683: Jean-Philippe Rameau

 

Attribué_à_Joseph_Aved,_Portrait_de_Jean-Philippe_Rameau_(vers_1728)_-_001.jpg


Jean-Philippe Rameau
Portrait attribué à Joseph Aved (1702-1766)
Musée des beaux-arts de Dijon

 

 

 

Dijon, 24 (25) septembre 1683 

 

† Paris 12 septembre 1764

 

compositeur, organiste, théoricien, claveciniste.

 

Son père, Jean Rameau est organiste à la collégiale Saint-Étienne, à l'abbaye Saint-Bénigne de Dijon et à Notre-Dame.

 

Il est peut-être le premier professeur de musique de Jean-Philippe.


Notre-Dame de Dijon

 

Il est scolarisé au collège des Jésuites des Godrans (aujourd'hui la bibliothèque municipale)

 

Mauvais élève, il doit quitter  le collège.

 

Après un séjour de quelques mois en Italie, il est de nouveau en France en 1701.

 

En 1702 il est maître de chapelle à la cathédrale d'Avignon, Notre-Dame des Doms.  

 

La même année il est engagé comme maître de chapelle à la cathédrale de Clermont, mais n'achève pas sa période.

 

Il est à Paris en 1706 et publie son Premier livre de clavecin dans lequel il est présenté comme organiste des Jésuites de la rue Saint-Jacques et des Pères de la Merci.

 

En 1709 il obtient l'orgue de Notre-Dame à Dijon en succession de son père.

 

En 1713-1714 il est à la tribune des Jacobins de Lyon

Les Jacobins à Lyon.

 

Il est ensuite à Montpellier.

 

Cette prériode de la vie de Rameau est mal documentée.

 

Il réapparaît à son poste de Clermont.

Cathédrale de Clermont

 

Il s'installe définitivement à Paris en 1722 / 1723.

 

Il écrit des premiers articles et publie son Traité d'harmonie.

 

Son Deuxième livre de pièces de clavecin paraît en 1724.

 

En 1726 il épouse Marie-Louise Mangot.

 

Il tient les orgues du Noviciat des Jésuites à Sainte-Croix de la Bretonnerie jusque'en 1738.

 


Le Riche de la Pouplinière
par Andrea Soldi


Madame de la Pouplinière

Son fils Claude naît en 1727, vers la même année, il est présenté au riche mécène et fermier général Le Riche de la Pouplinière. Rameau dirige son orchestre à partie de  1731 ; donne des leçons de musique à Madame de la Pouplinière et loge de 1746 à 1752 dans son hôtel particulier. Il y rencontre l'abbé Pellegrin et Voltaire qui deviennent ses premiers librettistes.

 

Le 1er octobre 1733 Hippolyte et Aricie, son premier opéra est créé à l'Académie de musique, Les Indes galantes sont données en 1735, Castor et Pollux est créé en 1737, Dardanus mais aussi Les Fêtes d'Hébé ou les Talents lyriques en 1739, Platée en 1745, Zoroastre, la même année, Louis XV le nomme Compositeur de la Musique de la Chambre.

En 1749, il donne Les Paladins en 1760

 

Il se fâche avec le pouplinière en 1753 et change de domicile.

 

Il participe à une vive polémique avec les encyclopédistes dans la «Querelle des Bouffons» et  publie en 1755 Les erreurs sur la musique dans l'Encyclopédie.

 

Il est inhumé à St-Eustache avant d'avoir pu créer Les Boréades.

 

Sa fille Marie-Louise est une religieuse visitandine, Marie-Alexandrine, épouse un certain François de Gaultier.

 

Liens

Une discographie solide et raisonnée par Jean-Claude Brenac
Un extrait du Grove sur le site Classical Music Page
Un site donnant accès à de nombreux documents «Rameau - le site»  
Rameau, la lumiére de la raison et la raison du cœur par Michel Philipot sur le site Entretemps («À Coeur Joie» - 27 décembre 1983)

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vendredi, septembre 23, 2016

23 septembre 1638: Daniel Friderici

 Daniel Friderici

ou Daniel Friedrich

né à Querfurt en 1584 

mort à Rostock le

compositeur allemand et chantre primaire de l'église Saint-Marie de Rostock

Biographie

Après de longues études, il est maître de chœur de l'église Sainte-Marie de Rostock

(en) Markus Tapio, Latin song in ancient Finland, tpo.fi, (lire en ligne [archive])

Œuvres

Ses compositions sacrées et profanes sont nombreuses et se constituent principalement de chants simples chassant la mélancolie et encourageant la vertu.

Daniel Friderici est également l'auteur du traité Musica Figuralis, connu pour ses règles sur le chant et les modes; il établit que le battement des temps doit être en accord avec les mots du texte, et non imposé par le battement du métronome.

  • Sertum Musicale primum oder Erstes Musicalisches Kräntzlein, 1614 ;
  • Servia musicalis prima. 1614 ;
  • Servia musicalis altera, 1617 ;
  • Sertum musicale alterum oder Anderes Musicalisches Kräntzlein, 1619 ;
  • Psalmus Regii Prophetae Davidis, 1622 ;
  • Bicinia sacra, 1623 ;
  • Honores musicales oder newe gantz lustige Ehrenliedlein, 1624 ;
  • Amores musicales oder newe gantz lustige und anmutige weltl. Liedlein, 1624 ;
  • Viridarium Musicum Sacrum, 1625 ;
  • Amuletum musicum contra melancholiam, 1627 ;
  • Selige Grab- und Himmels Leiter von sieben Spalten, 1628 ;
  • Deliciae iuveniles, 1630 ;
  • Hilarodicon das ist: Gantz artige und sehr lustige newe Vinetten oder Wein Liederlein, 1632 ;
  • Amores musicales oder newe gantz lustige Amorosische Liedlein, 1633
  • Newes gantz lustiges und kurtzweiliges Quodlibet, 1635.

Écrits

  • Musica figuralis oder newe Unterweisung der Singe Kunst, Rostock, 1618.

 

 

 

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23 septembre 1715:

Lundi 23, à Vincennes.

—Le roi fit prêter serment au duc d'Albret pour la charge de grand chambellan, à M. Térat pour la charge de trésorier de l'Ordre, qui passe sur sa tête, et à Poirier pour la charge de premier médecin. M. le duc d'Orléans, qui étoit venu le matin de Paris, étoit présent à ces prestations de serment ; il s'en retourna aussitôt à Paris, où il fut assez longtemps enfermé avec M. Amelot, qui arriva hier de Rome et qui sera du conseil des affaires étrangères.

L'après-dînée

M. le duc d'Orléans alla au Luxembourg voir madame la duchesse de Berry, qui y est venue dlner et qui y est tout à fait établie.

Il alla ensuite voir la reine d'Angleterre à Chaillot, et le soir donna beaucoup d'audiences.

Le conseil de conscience sera composé de M. le cardinal de Noailles, président, de l'archevêque de Bordeaux et d'un évêque qui n'est pas encore nommé, de M. le procureur général et de M. l'abbé Pucelle, et le secrétaire sera M. l'abbé d'Orsanne, officiai de l'archevêché de Paris.

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