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samedi, 17 septembre 2016

17 septembre 1621: Henri de Lorraine

 

Fichier:Armoiries ducs de Mayenne.svg

 

Henri de Lorraine

duc d'Aiguillon et de Mayenne
Chevalier de l'Ordre du Saint-Esprit (1619)

Chevalier de l'Ordre de Saint-Michel (1619)

gouverneur de Guienne

 

Pair de France

 

Grand Chambellan de France

 

Parents

Mariages et enfants

Relations

(pages liées)

Notes

Chevalier du Saint-Esprit (reçu le 31 décembre 1619)

Les terres d'Aiguillon, de Madaillan, Montpezat, Sainte-Livrade et Dolmayrac ont été érigées en duché-pairie d'Aiguillon en août 1599 en faveur d'Henri de Lorraine.

Hilarion de Coste : ...." Henry de Lorraine Duc d'Aiguillon et Duc de Mayenne aussi Pair et Grand Chambellan de France, qui vint au monde le 20 Decembre de l'an 1578. à Dijon, et fut baptisé en la sainte Chappelle de la mesme ville, au mois de Fevrier de l'année suivante. Ce Prince qui porta le nom de Henry que luy donna le Roy Henry III. son parrain, a esté l'un des plus hardis et des plus genereux Princes de ce siecle, comme il a fait paroistre en plusieurs occasions, au siege de Laon, et depuis en celuy de Soissons, où estant assisté d'une florissante Compagnie de Noblesse, il s'enferma pour soutenir le siege contre une armée Royale, commandée par le Comte d'Auvergne, à present Duc d'Angoulesme: Mais comme il estoit resolu de se defendre; et de mourir à la bresche, la pique ou la pertuisane à la main, plustost que de souffrir la honte d'estre exposé en triomphe à la risée de ses ennemis: Ce siege fut levé par la mort de celuy que l'on disoit estre l'autheur de cette guerre, qui fut tué à Paris sur le pont du Chasteau du Louvre le 24 d'Avril 1617. Cinq jours auparavant que le siege fust levé, ce Prince acquit bien de la gloire estant sorty tambour battant, traisnant deux canons aprés luy, ayant battu et forcé à un quart de lieue de Soissons le brave Bussi Lamet dans son quartier, défait son Regiment, pris le Mestre de Camp et les Capitaines avec leurs drapeaux qu'il avoit arborez sur les murailles de cette ville là. Le Grain et quelques autres Historiens ont écrit que ce Prince Lorrain en ayant receu le premier la nouvelle par une lettre que le feu Roy mesme luy en écrivit, l'envoya au Comte d'Auvergne: mais ils en parlent à veue de pays; car Monsieur le Duc d'Angoulesme, (lors Comte d'Auvergne) eut cette nouvelle par un commis du President de Chevry sur les neuf heures du soir , puis sur les quatre heures du matin le sieur de Tavanes arriva de la part du Roy, et le Comte l'envoya dire au Duc de Mayenne, qui estoit bien adverty dés le soir auparavant de la mort du Mareschal d'Ancre, par un nommé Saint Martin que Mr. le Cardinal de Guyse luy envoya; mais il n'en eut nouvelles du Roy que le lendemain à midy.

Le Roy Louys XIII. ayant declaré la guerre aux Rebelles de la Religion Pretendue Reformée ce Prince rendit de notables services à sa Majesté aux Provinces d'Agenois et de Gascongne, où les villes de Layrac, de Mas de Verdun, de Mauvezin, de l'Isle Jourdain, de Corbejaux, d'Albias, de Realville, de Negrepelisse, de Caussade, de Bourniquet, et autres esprouverent ce que peut un courage animé du zele de sa Religion; ce qu'il continua jusques à ce qu'il fust tué pour le service de Dieu et du Roy le 17. Septembre 1621. devant Montauban, au grand malheur de la France; aussi son nom est en benediction parmy les François, qui témoignerent l'affection qu'ils luy portoient par les regrets qu'ils firent à son decés, estant pour son courage, sa candeur, sa franchise digne d'une plus longue vie. Les honneurs funebres que l'on rendit à sa memoire en plusieurs Eglises et Chapelles font voir le regret de sa perte. Cet Heros estoit aussi justement regretté pour n'avoir point laissé d'enfans de sa femme Henriette de Gonzague de Cleves, tres-vertueuse Princesse, qui mourut en couche l'an 1601. Il avoit eu plusieurs honneurs durant sa vie: Le Roy Henry le Grand erigea Aiguillon en Duché et Pairie en sa faveur, et l'envoya son Ambassadeur extraordinaire vers les Archiducs Albert et Isabelle; et le Roy Louys XIII. et la Reyne sa mere l'envoyerent aussi Ambassadeur extraordinaire en Espagne vers le Roy Philippe III. pour demander à sa Majesté Catholique Anne Infante d'Espagne sa fille aisnée pour femme de ce Monarque, où il receut encore de plus grands honneurs. Il a esté grand Chambellan de France, Gouverneur de l'Isle de France, et depuis de Guyenne. Le Pere Bourdon Religieux Augustin et Docteur de la Faculté de Paris a fait une Oraison funebre en la Chapelle des Penitens bleus de Tolose, dans laquelle il a publié les vertus de ce Prince. ...."

Sources:
- personne: Europaische Stammtafeln/L.Orlandini ; BdeRauglaudre, blason d'Arnaud Bunel
- famille: L.Orlandini

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mardi, 16 août 2016

16 août 1621: Christophe de Guilhon de L’Estang

 
1594_Guilhon.jpg

christophe.0.de_guilhon_de_lestang.jpg

 
Christophe de Guilhon de L’Estang

christophe.0.de guilhon de lestang

Le cartouche de Christophe de Lestang (1603/1621) sur la chapelle Saint-Gimer, rue Barbacane à Carcassonne
 
(Brive-la-Gaillarde, 1560 - Carcassonne, 16 août 1621)
Commandeur de l'Ordre du Saint-Esprit (1619)
(Christophe de Lestang)
 
Abbé de Montolieu, de Saint-Pierre d’Uzerche
Maître de la Chapelle du Roi
Conseiller du Roi

 

 

Inhumé en 1621 dans l' église-cathédrale Saint-Nazaire, Carcassonne


   

Parents

Biographie 

Il était le fils d'Étienne de Guilhon, seigneur de L'Estang et du Vialar, président au présidial de Brives, et Louise de Juyé, fille de noble Antoine de Juyé et de Jeanne de Selve (sœur de Jean de Selve, premier président du parlement de Paris, négociateur du traité de Madrid (1526))

 

Son frère Jacques de Lestang fut président au parlement de Toulouse.

Carrière ecclésiastique 

S'étant destiné très jeune à l'état ecclésiastique, il se forma dans l'entourage du cardinal de Birague auquel il succéda, à l'âge de vingt ans, comme évêque de Lodève (1580

 

il fut sacré l'année suivante par dispense du pape et prit possession de son évêché le 5 juin 1581.

 

Il en fut expulsé en 1585 par le duc Henri Ier de Montmorency qui lui reprochait ses accointances avec la Ligue: le roi Henri III lui permit d'habiter le palais épiscopal de Carcassonne et d'en percevoir les revenus.

 

Le 13 août 1597 il posa la première pierre de la nouvelle église du couvent des capucins de Toulouse au nom du cardinal de Joyeuse.

 

En 1602, il fut pourvu de l'évêché d'Alet sur résignation de son prédécesseur[1], puis, peu après, il fut transféré sur le siège de Carcassonne dont il prit possession le 24 septembre 1603.

 

Il consacra le 25 avril 1610   l'église des capucins de Carcassonne.

 

Suivant les recommandations du concile de Trente, il établit le rite romain dans son diocèse.

 

Son neveu Vital de Lestang, fils de Léonard de Lestang, fut, avec l'agrément du roi, son coadjuteur à partir de 1615, et lui succéda à sa mort.

 

Il fut désigné abbé commendataire de Montolieu par Henri III, mais il ne put obtenir ses provisions de Rome; Libératus de Lestang, qui était son vicaire général à Lodève, lui succéda en 1591 et perçut en son nom les revenus du monastère.

 

Il eut ausi les abbayes Saint-Pierre d'Uzerche et du Mas-Grenier, cette dernière en 1607, année de son union à la congrégation des Exempts.

Carrière civile 

Il fut député par la Ligue au roi Philippe II d'Espagne en 1591 pour le remercier des troupes qu'il avait envoyé en Languedoc et lui demander de poursuivre son aide[3]

 

Il présida les sessions des États de Languedoc le 16 novembre 1604 à Albi, le 22 octobre 1605 à Narbonne.

 

Il fut nommé commandeur de l'ordre du Saint-Esprit lors de la promotion du 31 décembre 1619.

 

Il fut aussi grand maître de la chapelle du roi à partir de 1617, conseiller d'État et conseiller au parlement de Toulouse.

 

Le roi Louis XIII lui donna la commission de directeur des finances avec seize mille livres d'appointement.

 

Il mourut à Carcassonne le 16 août 1621[4] et fut inhumé dans la cathédrale Saint-Nazaire de Carcassonne, devant l'autel du Saint-Sacrement.

 

Son cœur fut déposé à l'église des capucins.

 

Son mausolée de marbre fut détruit durant la Révolution.

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Sources


Les preuves de noblesse

 

L'évêque de Carcassonne produit devant le commissaire le contrat de mariage de son père Étienne de Guilhon avec Louise de Juyé, qui est dite fille de noble Antoine de Juyé et de Jeanne de Selve.


Ce contrat est assorti d'autres pièces qui tendent à établir que cette Jeanne de Selve était soeur du fameux Jean de Selve, premier président du parlement de Paris, négociateur du traité de Madrid (1)

 

Ici la falsification matérielle n'est pas douteuse.


La mère de l'évêque, Louise Juyé, était fille d'Antoine Dioudelle dit de Juyé, marchand et bourgeois de Tulle, et de Michelle Vialle.


J'ai sous les yeux l'expédition authentique du testament d'Antoine Dioudelle en date du 13 avril 1529.

 

Il y nomme sa femme, Michelle Vialle, ses enfants, au nombre desquels Louise non encore mariée. Voilà comment le testateur est qualifié :

Constitulo el exislente in grabato suo, probo viro Anthonio Dioudelle dit de Juyé, mercatore et burgense Tutellx (2). 


L'évêque de Carcassonne ignorait-il donc le nom de sa grand'mère maternelle, de la mère de sa mère : Michelle Vialle? 

 

Celle-ci se rattachait aussi pour sa part à un illustre personnage, plus illustre même que Jean de Selve, mais d'une mémoire moins pure.

 

Elle était propre nièce du chancelier Duprat, par sa mère Anne Duprat (3)

 

L'évêque voulait bien passer pour le fils d'une soeur de Jean de Selve, mais ne renonçait pas à sa qualité de petit neveu du chancelier.


Parmi les pièces produites figurent des :  

« Lettres missives de Mre Antoine Duprat, chancelier de France, au sieur Étienne de Lestang, avocat, son neveu, contenant instructions pour s'élever à la vertu »


Rien de plus plausible qu'une telle communication d'oncle à neveu.

Mais Antoine Duprat était mort depuis plus de deux ans, lorsque Étienne de Lestang épousait sa petitenièce Louise de Juyé.

La mort du chancelier est de 1535, le mariage d'Etienne est de 1537 (d'après les Preuves, en réalité de 1538)

La lettre était donc aussi apocryphe.

 

C'est peut-être aller un peu loin que d'appliquer à l'ensemble des articles de la généalogie de Lestang la maxime : ab uno disce omnes; mais ces erreurs de filiation et ces anachronismes dans des degrés si rapprochés jettent du doute sur les lignes plus reculées. Ces généalogies menteuses ne sont point rares. Les archives du Saint-Esprit, de Malte, des chapitres nobles en étaient bourrées. Tous les anoblis s'ingéniaient à prouver qu'ils étaient nobles de race, et la plupart réussissaient, à l'aide de complaisances que le pouvoir ou la fortune rencontrent aisément. La critique historique a pour devoir, même en ces questions d'ordre secondaire lorsqu'elles se présentent sur son chemin, de remettre les choses en leur place. Ces redressements, dont l'occasion est fréquente, ont d'ailleurs une portée générale au point de vue de la connaissance de l'ancienne société. En dehors du travers qu'elles signalent et qui est bien connu, elles montrent que l'accès des dignités et des honneurs n'était pas aussi fermé au tiers-élat qu'on a coutume de le prétendre. Le dicton : « Bourgeoisie est pépinière de noblesse » était exact, mais la greffe, toujours, renia le sauvageon.

 

in Bulletin de la Société scientifique, historique et archéologique de la Corrèze v.14 1892

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jeudi, 11 août 2016

11 août 1621: Christophe de Guilhon de L’Estang

Evêques d'Alet

 
Christophe de Guilhon de L’Estang
 
(Brive-la-Gaillarde, 1560 - Carcassonne, 11 août 1621)

Abbé de Montolieu, de Saint-Pierre d’Uzerche
Maître de la Chapelle du Roi
Conseiller du Roi
Evêque de Lodève (1580) et Comte de Montbrun
puis Evêque-Comte d’Alet (1594)
puis Evêque de Carcassonne (1603)

jeudi, 07 juillet 2016

08 juillet 1621: Naissance de Jean de La Fontaine

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08 juillet 1621
Naissance de Jean de La Fontaine

Jean de La Fontaine, né à Château-Thierry, est un poète, moraliste, dramaturge, librettiste et romancier français.
Il est décédé le 13 avril 1695 à Paris.

Ses Fables constituent la principale œuvre poétique et l'un des plus grands chefs d'œuvre de la littérature française. Le tour de force de La Fontaine est de donner par son travail une haute valeur à un genre qui, jusque-là, n'avait aucune dignité littéraire et était réservé aux exercices scolaires de rhétorique et de latin.

Les Fables ont été écrites entre 1668 et 1694. Il s'agit comme son nom l'indique d'un recueil de fables écrites en vers, la plupart mettant en scène des animaux anthropomorphes et contenant une morale au début ou à la fin. Ces fables furent écrites dans un but éducatif et étaient adressées au Dauphin.

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