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dimanche, 27 août 2017

27 août 1664: La Compagnie des Indes

27 août 1664, la Compagnie des Indes

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Armoiries de la Compagnie des Indes orientales avec sa devise

« Florebo quocumque ferar »

(Je fleurirai là où je serai portée)

 
Création 1664
Disparition 1795
Fondateurs Jean-Baptiste Colbert
 
Siège social Lorient (France)
Activité Commerce international

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mardi, 01 août 2017

Août 1664: Edit

Edit d’août 1664 portant règlement pour l’établissement d’une compagnie pour faire le commerce des Indes orientales contenant 48 articles.

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mercredi, 16 novembre 2016

16 novembre 1664: La Mauresse de Louis XIV

 


Le 16 novembre 1664, plusieurs dignitaires de la cour attendent, autour du lit, dans la chambre du Louvre où la reine Marie-Thérèse est en train d’accoucher. L’épouse de Louis XIV est bien malade depuis quelque temps, d’où cet aréopage de personnalités. Quand la délivrance vient enfin, stupeur ! Le bébé qui sort du ventre royal n’est pas du rose attendu, mais une petite fille… noire. L’abbé de Gordes, aumonier de la reine, s’évanouit pendant que Monsieur (le frère du roi) fait une moue de dégoût. Bourbon-Condé, un des plus importants princes de sang, se met à rire nerveusement et toute l’assistance à sa suite, comme le rapportera dans ses Mémoires M lle de Montpensier, la cousine germaine du Roi-Soleil.

Selon le journaliste de France Télévisions Serge Bilé, qui a enquêté quatre ans autour de cette énigme méconnue de l’histoire de France, c’est vers Nabo, l’un des nains préférés de la reine, que convergent aussitôt les soupçons. « C’était une pratique de l’époque d’avoir des nains à la cour. Notamment à celle d’Espagne où a grandi l’infante Marie-Thérèse. On ne sait pas très bien qui a donné l’esclave. Il s’agit peut-être un cadeau d’ambassadeurs du Dahomey (Bénin actuel) », explique Serge Bilé, qui vient de consacrer un livre à ce mystère*.

La reine, que l’on dit si pieuse…

Quoi ? Nabo ne se serait donc pas contenté de chastes pirouettes et d’innocentes facéties ? Comment la reine, qu’on dit si pieuse, a-t-elle pu s’enticher de son petit page noir ? « Ce n’est pas si étonnant, rétorque l’auteur. Il y avait entre les maîtresses et leurs esclaves une vraie proximité. Elles se laissaient parfois toucher des parties de leur corps. Ces jeux ont pu devenir vraiment charnels, d’autant que Louis XIV, infatigable coureur, délaissait sa femme. »

Pour enrayer le scandale qui se propage à la cour, on tente d’étouffer l’affaire, en vain. « On annonça sa mort, mais la petite fille noire fut envoyée loin de Paris, en province — peut être près de Cahors — sous la responsabilité d’un valet de confiance. » Adolescente, elle réapparaît chez les chanoinesses de l’abbaye Notre-Dame de Meaux, puis entre dans un couvent de bénédictines, aujourd’hui disparu, à Moret-sur-Loing, près de Fontainebleau. C’est dans cet édifice borgne que grandit la légende de la Mauresse de Moret, suscitant la curiosité de Saint-Simon ou de Voltaire, qui ira voir, comme beaucoup d’autres, cette religieuse « extrêmement basanée ». Il quittera le couvent avec la quasi-certitude qu’elle est la fille du roi. Ce dont elle-même s’était à tort persuadée, après les confidences malencontreuses d’un curé.

Quand elle devient religieuse en 1695 en prenant le nom de sœur Louise-Marie-Thérèse, c’est en présence de plusieurs hauts personnages. Dont sa mère, qui venait régulièrement de Versailles mais ne se laissait jamais aller à des effusions maternelles. « Elle a eu jusqu’à la fin une vie sans relief, conclut Bilé. Celle d’un destin sacrifié. »

Pascal Villebeuf et Charles de Saint Sauveur

* « La Mauresse de Moret », de Serge Bilé (Ed. Pascal Galodé)

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lundi, 31 octobre 2016

31 octobre 1664: Fin de la bataille de Jijel

Fin de la bataille de Jijel

 

Sur ordre du jeune roi de France Louis XIV, un corps expéditionnaire de 6 500 hommes appareille de Toulon le 2 juillet 1664.

Trois semaines plus tard, il mouille devant  Jijel  (ou Djidjelli), en petite Kabylie (Algérie), à mi-distance d'Alger et de Tunis.

Il a pour mission d'occuper le littoral afin de mettre fin au piratage exercé par les Barbaresques des régences d'Alger, Tunis et Tripoli, avec la complaisance de leur suzerain ottoman.

C'est la première tentative française de conquête de l'Algérie.

Elle va s'achever sur un fiasco que le Roi-Soleil se gardera d'ébruiter  (l'écrivain Jean Teulé rappelle le drame dans Le Montespan).

Rivalités personnelles et hostilité religieuse

L'expédition est placée sous le commandement du duc de Beaufort, cousin du roi. Sous ses ordres, le comte de Gadagne dirige l'armée et le chevalier Paul la flotte. Il est secondé dans ce rôle par Abraham Duquesne. 

Les Français pénètrent sans difficulté dans la ville kabyle mais heurtent très vite les sentiments de la population en occupant un marabout (lieu saint musulman) et un cimetière. Les habitants, remontés, entrent en résistance et multiplient les escarmouches contre l'occupant. Ils reçoivent le soutien de janissaires venus d'Alger.

Assiégés dans la ville de Jijel, les Français prennent le parti de se retirer. C'est chose faite le 31 octobre 1664. Parmi les navires qui embarquent à la hâte les rescapés du siège figure un grand et vieux vaisseau, La Lune. Il se présente le 5 novembre en rade de Toulon, surchargé par près d'un millier d'hommes et faisant eau de toutes parts. 

À Toulon, son arrivée met en lumière le fiasco de Jijel. Pour calmer les humeurs de l'opinion, l'Intendant général de la Marine prend prétexte d'une épidémie de peste pour ordonner à La Lune de se rendre en quarantaine aux îles d'Hyères voisines. Le rafiot n'a pas le temps d'y arriver. Il se casse littéralement en deux et coule d'un bloc avec ses passagers et son équipage à l'extrémité de la rade de Toulon. On recense tout au plus quarante survivants.

Menée à bien en 2013, l'exploration archéologique du vieux vaisseau a fourni de précieuses indications aux historiens sur la marine du Grand Siècle.

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dimanche, 02 octobre 2016

02 octobre 1684: Corneille

 

Acte d'inhumation de Pierre Corneille  extrait des registres de l'église paroissiale de Saint-Roch à Paris

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