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mercredi, 08 février 2017

08 février 1672: d’Aligre

CHANCELIERS DE FRANCE

8 février 1672 au 25 octobre 1677............... d’Aligre

 

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Étienne II d'Aligre

né le à Chartres

mort le à Versailles

homme d'État français, sous Louis XIII et Louis XIV

Biographie

À 23 ans, en 1615, il est reçu conseiller au Grand Conseil de Louis XIII, qui l'envoie à Venise en tant qu'ambassadeur.

À son retour, il est nommé conseiller d'État en 1635, puis intendant de justice à Caen en 1638, et commis en 1645 à la gestion des États de la province du Languedoc

En 1651, il est conseiller d'honneur au parlement de Paris, et deux ans plus tard, directeur de la surintendance des finances pendant 10 mois, puis chef du Conseil de commerce de la marine, en 1654.

Louis XIV établit un Conseil royal des Finances en 1661, et est le 1er choisi comme commissaire.

Il est doyen du Conseil du roi, lorsque celui-ci se charge des sceaux à la mort de Pierre Séguier, puis devant se mettre à la tête de ses armées, Louis XIV nomme d'Aligre à la garde des sceaux de France le .

Et le 2, il devient chancelier de France, office qu'il garde jusqu'à sa mort, arrivée à Versailles le à l'âge de 85 ans

Il est le fils aîné d'Étienne d'Aligre et d'Élisabeth Chappelier (sœur de la mère d'Élisabeth Turpin, femme de Michel Le Tellier). Michel Le Tellier est son cousin germain.

Il épouse

  1. Jeanne l'Huillier, fille de François, seigneur d'Interville, secrétaire du conseil; et d'Anne Brachet-de-Portmorand; avec qui il eut 18 enfants.
  2. Geneviève Guynet (†1657), veuve de Jean de Gué, seigneur de Villetaneuse, maître des comptes; et fille de Nicolas Guynet, conseiller au Grand Conseil, et de Geneviève Gaslau
  3. Geneviève l'Huillier (†1685), veuve de Michel Moreau, lieutenant civil au Châtelet; fille de Jérôme l'Huillier, procureur en la chambre des comptes, et d'Isabelle Dreux

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dimanche, 13 mars 2016

13 mars 1672

fut officiellement rédigé et signé l'acte qui accordait à Lully le privilège sur l'opéra et le nommait à la direction de l'Académie de Musique, devenue "Royale"

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vendredi, 11 mars 2016

11 mars 1672: Première représentation des Femmes savantes, comédie de Molière

 
11 mars 1672: Première représentation des Femmes savantes, comédie de Molière.



Depuis la victoire que Molière avait remportée sur les Précieuses, un nouveau travers s’était développé chez le beau sexe.
La passion des sciences avait détrôné la manie des lettres, et, comme dit l’historien de Molière, « l’astre de mademoiselle de Scudéry et de la Calprenède avait pâli devant celui de Descartes. »
Molière reprit ses pinceaux, et, le 11 mars, les Femmes savantes parurent sur la scène du Palais-Royal.
«Accueillie assez froidement aux premières représentations, la pièce fut peu à peu entièrement abandonnée de la foule, moins frappée d’abord des beautés dont l’ouvrage est rempli que de l’apparente stérilité de son sujet.
Plus tard, l’autorité des hommes de goût fit revenir le public de ses injustes préventions, et ce chef-d’œuvre reprit le rang auquel il avait droit de prétendre.»

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lundi, 22 février 2016

22 février 1672: Cardinal de Bonzi

 

Image illustrative de l'article Pierre de Bonzi

Pierre de Bonzi

ou Pierre de Bonsi, Pierre de Bonsy, Pierre de Bonzy ou encore en italien Piero Bonsi

 

né à Florence le 15 avril 1631

 

mort à Montpellier le 11 juillet 1703

 

prélat français d'origine italienne

 

Blason
Créé cardinal 22 février 1672
par le pape Clément X


http://www.rennes-le-chateau-archive.com/images/notre-dame-de-marceille/cardinal_de_bonzi.jpg


Titre cardinalice Cardinal-prêtre

de Saint-Onuphre-du-Janicule
puis de Saint-Pierre-aux-Liens
et enfin de Saint-Eusèbe

 

Le Cardinal de Bonsi, le premier à recevoir la barrette dans la chapelle du château de Versailles, amené chez la reine Marie-Thérèse par le grand-maître des cérémonies et l'introducteur des ambassadeurs, refusa de s'aseoir sur le siège pliant

"pour marquer le respect qu'il avoit pour la reyne comme estant son officier. Le grand maistre et l'introducteur le menèrent ensuite chez Monseigneur le dauphin, qui le receut debout pour n'estre point obligé de luy faire donner un siège"

 

Si le cardinal était nonce, il retrouvait le roi avant la fin de la procession de retour et le roi lui faisait l'honneur de l'inviter à sa table

 

Le cardinal était alors assis à une des extrémités sur un siège pliant

 

Le Benedicite était dit par un aumônier du roi, placé derrière le fauteuil royal

 

Une curieuse cérémonie avait ensuite lieu, au cours de laquelle le roi et le cardinal buvaient successivement, le premier à la santé du souverain pontife, le second à la santé du roi: après s'être brièvement levé et découvert le temps de s'adresser au cardinal, le roi restait assis dans son fauteuil et couvert de son chapeau, tandis que le cardinal était debout et découvert en face de lui; ensuite, le cardinal buvait debout et découvert, tandis que le roi enlevait brièvement son chapeau

 

Dernier membre d'une lignée florentine qui occupa le siège épiscopal de Béziers près de cent ans, il fut remarqué par un autre italien, Mazarin, lors des conférences qui précédèrent la paix des Pyrénées.

 

D'abord au service du Grand-duc de Toscane, il négocia le mariage de son fils et de la cousine germaine de Louis XIV.

 

Celui-ci le nomma son ambassadeur à Florence, puis à Venise.

 

Envoyé deux fois en Pologne pour des tractations autour de l'élection du roi, sa dernière mission fut à Madrid auprès du roi d'Espagne.

 

Il fut récompensé de ses efforts diplomatiques par le chapeau de cardinal.

 

Courtisan, ambitieux, peu scrupuleux, d'abord proche du surintendant Fouquet, il fut ensuite l'affidé de Colbert.

 

Sa nomination à l'archevêché de Toulouse le rendit de facto maître des États de Languedoc, puis de droit lorsqu'il devint archevêque de Narbonne.

 

Tout puissant dans la province grâce à ses fonctions et à ses alliances familiales, il fut plus soucieux de mener la vie d'un grand seigneur que de poursuivre l'action pastorale de ses prédécesseurs.

 

Il eut finalement l'imprudence d'afficher publiquement sa liaison avec Mme de Ganges, ce dont profita l'intendant Bâville pour ruiner son crédit auprès de Louis XIV.

 

Malade, de plus en plus diminué, il ne put empêcher l'exil de sa maîtresse, ni la mainmise sur le pouvoir provincial de son rival.

 

Saint-Simon a laissé de lui un portrait émouvant.

 

 

Louis XIV, alors à Saint-Jean-de-Luz à l'occasion de son mariage avec l'infante Marie-Thérèse, le nomma évêque de Béziers, le siège ayant été rendu vacant par la mort de son oncle (6 octobre 1659): Pierre devint ainsi le cinquième et dernier membre de la famille de Bonzi à l'occuper.

 

Le souverain lui donna aussi les abbayes que possédait son oncle, celles d'Aniane10 et de Saint-Sauveur de Lodève

 

Il ne fut sacré que le 12 décembre 1660

File:Narbonne Cathedrale Saint Just et Saint Pasteur-2008-26-07.jpg

Pierre de Bonzi fut archevêque de Narbonne de 1673 à sa mort, en 1703

 

Le 8 décembre 1669, il fut transféré sur le siège archiépiscopal de Toulouse (il ne fit son entrée dans sa métropole que le 9 avril ou le 9 août 1672), puis sur celui de Narbonne en octobre 1673 (il prêta serment de fidélité au roi le 16 avril 1674), assumant, en conséquence, la charge de président-né des États de Languedoc

 

Pierre de Bonzi devint grand aumônier de la reine Marie-Thérèse le 1er août 1670 après la mort de l'évêque de Langres.

 

Deux ans plus tard (22 février 1672), il fut créé cardinal-diacre par Clément X sur présentation du roi de Pologne, mais il ne reçut le chapeau que le 13 octobre 1676, après l'exaltation d'Innocent XI, au titre de Saint-Onuphre-du-Janicule, puis devint en 1689 un court moment cardinal-prêtre de Saint-Pierre-aux-Liens et la même année de Saint-Eusèbe.

 

Il participa aux conclaves qui élurent Innocent XI, Alexandre VIII et Innocent XII mais, malade, il ne se rendit pas à celui de 1700 (Clément XI)

 

 

En 1674, il acheva l'installation de deux prêtres de la doctrine chrétienne à Notre-Dame de Marceille, qui leur avait été donnée par son prédécesseur François Fouquet, pour y diriger le pèlerinage local et recevoir les ecclésiastiques en retraite spirituelle

 

Comme premier ecclésiastique de la province, il présida une grande cérémonie, entouré de plusieurs évêques, en mai 1681, à Castelnaudary, à l'occasion de la mise en eau du canal royal de Languedoc (canal du Midi)

 

Il fut nommé par Louis XIV commandeur de l'ordre du Saint-Esprit lors de la promotion du 31 décembre 1688.

 

Il fut chargé par le pape Innocent XII en tant que commissaire du Saint-Siège, avec l'approbation du roi, de diriger l'enquête qui aboutit au démembrement du diocèse de Nîmes et à l'érection de celui d'Alès (1693 - 1694)

 

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samedi, 06 février 2016

06 février 1672: Saint-Germain en Laye

06 février 1672:
06 février 1672:

Le 6 février 1672, jour choisi par Louis XIV pour tenir le Sceau, tous ceux qui ont droit d’y assister par le règlement du 4 février, se rendent à Saint-Germain en Laye, en la chambre du château, où se tient ordinairement le Conseil.


Au haut bout de la table qui est couverte d’un tapis de velours vert brodé de fleurs de lys, se trouve la chaise du Roi.

De chacun des côtés de la table, il y a trois chaises pour les six conseillers d’état (MM d’Aligre, de Sève, Poncet, Boucherat, Pussort et Voysin).


Lorsque tout fût préparé, les huissiers de la Chancellerie se rendent à la porte de la chambre du Roi, pour attendre Louis XIV à sa sortie. M. de Chamarande, l’un des quatre premiers valets de chambre, marche devant Louis XIV, en portant le coffre des Sceaux.

Les huissiers se mettent devant et à côté du coffre.

Louis XIV étant entré de la chambre du Sceau, les huissiers se saisissent de la porte, comme autant de Louis XIII.

Le Roi s’étant assis, les six conseillers d’état prennent place, par ancienneté. M. Béraud, Grand Audiencier de France, en quartier, se met à l’endroit de la table prévu par le règlement: au bout de la table après le dernier conseiller d’état de son rang. M. Aubourg, Garde des Rôles des Offices de France, se place de la même manière. M. Quiqueboeuf, chauffe cire de la Chancellerie se place de manière à être à proximité du coffre des Sceaux. M. Le Comte, Contrôleur Général de la Chancellerie de France, se place en bout de table.
Les six maîtres des requêtes (MM Barentin, Boullenger, Le Pelletier, de Faucon, de Lamoignon et Pelisson); M. Mélian, conseiller du Grand Conseil du Roi et Grand Rapporteur en semestre; M. Maboul, Procureur Général des grandes et petites chancelleries ; tous les secrétaires du Roi; M. Bouchard, Garde des Quittances, et les autres officiers des chancelleries sont debout au tour de la chaise du Roi et de la table.
Derrière la chaise du Roi, se tient le capitaine des gardes du corps du Roi, en quartier, et l’un des huissiers de la Chancellerie. Les secrétaires d’état sont à la droite de la chaise du Roi, avec un grand nombre de seigneurs qui sont entrés à la suite du Roi.
La Reine, Monseigneur et Monsieur viennent saluer Louis XIV.


Louis XIV ayant ouvert le coffre des Sceaux, qui avait été mis devant lui, les Sceaux sont placés entre les mains du Chauffe-cire.

Louis XIV demande au Grand Audiencier de France de lui présenter les lettres de la Liasse. Les maîtres des requêtes et le Grand Rapporteur en font rapport.

Le Garde des Rôles des Offices de France présente les offices.

Sur la fin du Sceau, les secrétaires du Roi font la lecture des Remissions et autres lettres de grâces.

Le Sceau fini, on présente au Roi, le coffre où il remet les Sceaux dedans.

Puis, il le ferme et prend les clés.

Louis XIV ordonne que le Sceau se continue le lundi suivant.