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jeudi, 31 mars 2016

31 mars 1675 : Benoît XIV

 

Armoiries pontificales de Benoît XIV


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 Benoît XIV
 pape italien

(† 3 mai 1758, 83 ans)

17:26 Publié dans 1675, Mars | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | | |

jeudi, 17 mars 2016

17 mars 1675: Circé

 

 

Circé

T. Corneille/Donneau de Visée & Charpentier

Circé, la magicienne de l'Odyssée, transforma les compagnons d'Ulysse en bêtes avant de leur rendre figure humaine.
Musique: Musique de théatre pour Circé de M.A. Charpentier
Sources: http://mythologica.fr/grec/circe.htm

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mercredi, 16 mars 2016

16 mars 1675: Henri-Jacques de Caumont

 
http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/a/a5/Blason_Jacques_Nompar_de_Caumont_(v_1558-1652).svg/109px-Blason_Jacques_Nompar_de_Caumont_(v_1558-1652).svg.png

Henri-Jacques de Caumont

(Henri-Jacques Nompar de Caumont)

5ème duc de La Force

comte de Mussidan

baron de Castelnau


Membre de l'Académie royale des Sciences

(membre honoraire, 23 décembre 1718)


Membre de l'Académie française

(n° 151, 19 janvier 1715)
Élu en 1715 au fauteuil 7


Prédécesseur : Fabio BRULART de SILLERY
Successeur : Jean-Baptiste de MIRABAUD



Duc et pair, vice-président du conseil des finances en 1716, fondateur et protecteur de l Académie de Bordeaux.

Il remplaça Brulart de Sillery, à l'Académie française, le 19 janvier 1715, et fut reçu par l'abbé Jean d'Estrées le 28 janvier 1715.


Il eut des démêlés avec le Parlement pour sa complicité dans la banqueroute de Law.

Parents

dont

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mardi, 15 mars 2016

15 mars 1675: Premier Valet de Chambre du Roi

Sous le règne de Louis XIII et au début de celui de son fils, on ne parlait pas officiellement de "premiers", mais plutôt de valets de chambre ordinaires"

 

La qualification de "premiers", accordée au début du règne de Louis le Juste, mais oubliée depuis, leur fut restituée le 15 mars 1675 par le Brevet qui confirme aux quatre premiers valets de Chambre du Roy la qualité de premiers

 

Mais ils se distinguaient de la masse des autres valets de chambre par la désignation complète de leur charge:

"Valets de Chambre ordianires couchans en icelle et ayans les clefs des Coffres"

 

C'est cette appellation qui leur conférait tout le prestige auprès des autres officiers de la chambre, voire auprès de toute la Cour

 

les quatre Premier Valet de Chambre du Roi, assurant par quartiers l'organisation de la chambre du roi.

 

Ils étaient les seuls à pouvoir dormir avec le roi "au pied du lit du roy"

 

Ils possédaient un lit pliable (en fait une sorte de banquette ou de lit de camp) appelé "lit de veille" que l'on mettait non pas au pied du lit du roi mais à son côté

Cette proximité répondait aux services dont le monarque pouvait avoir besoin la nuit

 

pour aider le valet, deux garçons de la chambre dormaient à proximité

 

Advînt-il quelque chose au roi pendant son sommeil, l'un d'eux, averti par le premier valet de chambre, allait prévenir le Premier gentilhomme de la chambre en année

 

il y a même lieu de croire, selon le duc de Luynes pour le siècle de Louis XV, que le Premier valet de chambre avait un cordon relié à son poignet et dont l'autre extrémité arrivait au lit du roi, qui pouvait ainsi l'éveiller en cas de besoin

 

Très grand privilège qui leur permettaient de s'entretenir en tête à tête avec le souverain au moins deux fois par jour

 

 

 

 

 

Clair Gilbert d'Ornaison

Comte d'Ornaison

Né en 1621

Décédé en 1699

dit "Chamarande" du nom de son fief situé dans le Forez 

premier valet de chambre du roi Louis XIV (1649-1679

premier maître d'hôtel de la Dauphine de Bavière à aprtir de 1679

conseiller d'Etat

Gouverneur de Phalsbourg et Sarrebourg

Abbé de Fontenay au diocèse de Bayeux

Chevalier de Saint-Michel et de Saint-Lazare

 

 

 

 

Pierre de Nyert

 

 

Chanteur, puis premier valet de chambre du Roy (1653-1682)

Maître d'hôtel du roi

Premier valet de chambre de Louis XIII et Louis XIV, il est envoyé parfaire son éducation vocale à Rome.

Il emprunte aux italiens le respect de la prosodie naturelle, de la bonne diction et la mise en valeur des paroles, mais selon le goût français, il utilise à bon escient l'art des broderies en conservant une déclamation juste et raffinée.

Il eut comme élèves Michel Lambert, Anne de La Barre, Mlle Hilaire et, probablement aussi, B. de Bacilly.

Parents

 

Alexandre Bontemps

comte de Saulloy, vicomte de Champmorin

 

Premier valet de chambre de Louis XIV (1626- 1701)

Intendant de Versailles

secrétaire général des Suisses & Grisons

gouverneur de Rennes

Parents

Parrain et marraine

Louis Blouin

(1660-1729)

 

Premier Valet de Chambre du Roi (1665 à 1715)

Fils du précédent Jérôme Premier Valet de Chambre du Roi (1653 à 1665)

Intendant des Terres, Parcs et Châteaux de Versailles et de Marly (1701 à 1729)

Gouverneur de Coutances

 

Il étaient à 4 à se partager  le service du roi, chacun d'eux servant par quartier, c'est-à-dire par trimestre

 

Cela pouvait être celui de janvier à mars, d'avril à juin, de juillet à septembre ou d'octobre à décembre, prenant le nom du premier mois de service

 

Mais comme le montre le Règlement pour le service des officiers de la Chambre et Garderobbe du Roy édictée en décembre 1611, ils ne furent pas toujours 4

 

on peut y lire:

"Premièrement que les cinq valetz de chambre ordinaires, couchant en icelle, et ayans les clefs des coffres serviront actuellement et auront lesdictes clefs des coffres chacun deulx deux mois, douze jours par an"

 

ils ne furent réduits à 4 qu'en 1620

 

  Les premiers Valets de Chambre du Roy possèdent aussi les clefs des coffres, marque de confiance du souverain en son domestique

 

celui-ci "garde les clefs des coffres de la Chambre, où par précaution pour le service de Sa Majesté, il y a toujours des chemises dont le Roy peut changer, en cas que la nuit ou à une autre heure du jour, on n'eût pas le temps d'aller jusqu'à la Garderobe: mais ces chemises que l'on change tous les ans, restent jusqu'à la fin de l'année sans avoir été dépliées et Sa Majesté ne se sert que de celles de la Garderobe

 

A Versailles, la garde-robe du roi se trouvait au rez-de-chaussée en continuité de la salle des Gardes de l'appartement du dauphin

 

Ces coffres étaient entreposés dans le cabinet des Termes, aussi appelé cabinet des Perruques, situé au bout de l'actuel cabinet du Conseil que Louis XV a agrandi en réunissant le cabinet du Conseil de louis XIV et son cabinet des Perruques

 

Le Premier Valet de quartier avait aussi un rôle de commandement dans la chambre

 

il possédait un mémoire dans lequel était consigné tout ce que les valets de chambre ordinaires, les huissiers, les barbiers, les portemanteaux, les tapissiers, les vitriers et les menuisiers devaient faire pour le service

 

Leurs gages pourtant étaient loin d'approcher ceux des Premiers gentilhommes de la chambre

 

ils recevaient 700 livres pour leur quartier, somme relativement peu importante au regard de la proximité qu'ils avaient avec le monarque

 

Mais, nous le verrons, ces gages n'étaient pas leurs seuls revenus

 

Ils avaient également d'autres rôles, protocolaires cette fois, notamment lors de la réception d'ambassadeurs

 

Le roi, désirant accueillir un diplomate, le faisait quérir par l'introducteur des ambassadeurs en semestre et le faisait recevoir par son capitaine des gardes

 

Pendant ce temps, un "Valet de Chambre", ajustait au mieux le fauteuil du roi en dedans les balustres du lit

 

Si l'ambassadeur était reçu pour la première fois, Louis XIV le reconnaissait dans sa nouvelle charge

 

L'interlocuteur des ambassadeurs Breteuil rpporte dans ses Mémoires comment la cérémonie d'adoubement se déroula pour le nouvel ambassadeur de Venise en 1703

 

Le Premier Valet de Chambre du Roi avait également une autre activité qui, si elle n'était pas explicite dans les textes, n'en demeurait pas moins officielle: la remise en mains propres de placets adressés au roi

 

louis XIV, en dépit de l'étiquette qu'il avait mise en place, se voulait très accessible à ses sujets

 

La liberté d'accès au souverain était une antique tradition de la monarchie

 

Le roi disait d'ailleurs à son fils  à ce sujet:

"D'aussi loin que nos historiens nous en peuvent instruire, s'il y a quelque caractère singulier dans cette monarchie, c'est l'accès libre et facile des sujets au prince"

 

Ainsi quiconque était bien habillé pouvait entrer au château de Versailles pourvu, raconte Mathieu Marais, qu'il portât l'épée et le chapeau

 

Le concierge du palais avait d'ailleurs installé une location de ces précieux accessoires aux grilles d'entrée

 

Primi Visconti avait remarqué cette pratique bien différente de celle de la cour de Madrid:

"En Espagne les princes ne peuvent être abordés que par des bouffons alors qu'en France ils le sont par tout le monde"

 

Cette accessibilité n'était en fait qu'une façade; si l'on pouvait bel et bien voir le Roi, on ne pouvait guère lui parler que s'il vousadressait le premier la parole

 

Jacques Levron signale bien ce relatif accès tout en soulignant justement toutefois:

"On entrait aisément au palais. Mais il était souvent difficile d'apercevoir, même de loin, le roi, tant il était constamment entouré, et les courtisans se sentaient en quelque sorte rapetissés devant lui (...) Le respect qu'apportait sa présence imposait un silence et jusqu'à une sorte de terreur"

 

On comprend donc la difficulté que pouvait rencontrer une personne à remettre un placet au souverain

 

De plus, la règle imposait que seul un officier domestique du roi pût acquitter de cette tâche

 

Cette dernière était facilitée pour les Premiers valets de chambre auxquels peut-être appliquée la phrase de Brantôme (concernant en fait le Premier gentilhomme de la chambre alors qu'il tenait le rôle du Premier Valet de chambre):

"Cette charge est un des plus grands honneurs qui soit en la maison du roy, pour ce qu'il couche en sa chambre et est auprès de lui à son lever et à son coucher, si bien qu'à toute heure, il en a l'oreille..."

 

LE Premier Valet de Chambre de quartier était, selon les dires de l'abbé de Choisy, un courtisan qui " se voyait six fois par jour à portée de demander et d'obtenir"

 

Le nombre de rencontres entrele roi et son Premier valet donné par le mémorialiste n'est pas lancé au hasard et le détail de la journée du domestique montre qu'il est loin d'être exagéré

 

il illustre la très grande proximité qui existait entre les deux hommes

 

Comme tout ce qui touchait au roi, la remise des placets était très réglementée

 

PAr exemple "on ne pouvait sans la permission du Premier gentilhomme de la chambre en année présenter ni lettres, ni placets à Sa Majesté

 

Il est difficile de penser  que cette règle fût toujours appliquée et respectée

 

Les Premiers Valets de Chambre  à qui l'on confiait des placets, passaient outre cette autorisation

 

La plupart du temps, rappelons la citation de Saint-Simon mise en exergue ce notre introduction, ces lettres et placets étaient tenus secrets; Les Premiers gentilhommes de la chambre du roi n'en avaient donc pas vent

 

En cela, les Premiers valets de la chambre s'apparentaient plus à des secrétaires particuliers du roi et, dans cette occasion, le terme prenait pleinement son sens étymologique avec le préfixe "secret"

 

Ces placets demandaient généralement une grâce, soit pour celui qui l'écrivait, soit pour l'un de ses proches

 

nous en avons retrouvé un, adressé à Alexandre Bontemps en avril 1695

 

L'interlocuteur conformément à l'usage, commence par louer grandement Bontemps, afin que celui-ci le serve favorablement auprès du souverain

"Prodige de la Cour, Amy tendre et sincère, Bontemps, fais moy l'honneur de plaindre ma misère"

 

Mais rapidement, le propos se dégrade

 

L'auteur du placet évoque l'ensemble des problèmes qu'il rencontre dans sa province

 

En vers rimés, la requête ne manque point d'humour. M. Sanler dénonçant leurs méthodes et hypocrisie, s'en prend subitement aux hommes d'Eglise qui entourent le monarque

 

Connaissant les dispositions dévotes de louis XIV à cette époque, Bontemps, s'il lui a présenté le placet calomnieux, ne l'a fait que pour le dénoncer

 

Dans ce cas, le nom était nécessairement un nom d'emprunt et le placet a été remis anonymement au Premier Valet de chambre

 

Le dernier verso est un poême improvisé où M. Sanler loue le monarque

 

C'est cette dernière réflexion qui finalement pousse à croire que le placet fut bel et bien remis à louis XIV

 

En effet, le placet se présente sous la forme d'un petit papier plié en deux contenant donc quatre petites pages

 

Il devait certainement être scellé; Bontemps n'avait donc pu lire que le recto du premier folio qui fait seulement état du domicile médiocre dans lequel vivait le demandeur, et le verso, du second folio où les principales diatribes, à l'égard du père de La Chaise notamment, n'apparaissaient que sur le recto

 

De plus, dans le dernier folio figurait l'éloge adressé au roi et où M. Sanler n'hésitait pas à qualifier Bontemps comme son "illustre Mecène", tandis que Louis XIV y figurait en "Auguste"

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