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mercredi, 21 décembre 2016

21 décembre 1681: Louis Joseph de Castellane (Carcassonne)

 

Louis-Joseph de Grignan porte

 

l'écartelé d'Adhémar, de Monteil, d'Ornano et de Grignan

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/0/09/Grignan_de_Carcassonne.jpg

Louis Joseph de Castellane

(Louis Joseph de Castellane d'Ahémar de Monteil d'Ornano de Grignan)
 

Ecclésiastique français

 

 

 Agent Général du Clergé

 

Seigneur du fief, Sainte-Cécile de Mourre (prieuré)

 

 

(Du 2 mai 1681 au février 1722)

  • Né en 1650 à Grignan (26)
  • Décédé le dimanche 1er mars 1722 à Carcassonne à l'âge de 72 ans au premier étage de l’hôtel.

 

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ancien hôtel Roux d’Alzonne

 

L’hôtel voit défiler les consuls et tous les corps constitués de la ville qui viennent rendre un dernier hommage à l’évêque.

 

XIV° & XV°siècle :

L’hôtel est la résidence à Carcassonne des abbés de Saint-Hilaire. Une porte ogivale donnant sur la rue Jules Sauzède est le seul vestige de cette première demeure.

 

Début du XVI° siècle :

L’hôtel est la résidence des Espinouse, riche famille de marchands teinturiers. Le 8 août 1533, le roi de France, François Ier, remarque et admire en descendant la rue Mage, actuelle rue de Verdun, les tapisseries que François Espinouse avait suspendues aux fenêtres de l’hôtel.

 

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Fenêtre du XVIe s.

 

  • Inhumé le 4 mars 1722 en l' église-cathédrale Saint-Nazaire dans la Cité médiévale de Carcassonne 

Parents:

 

Louis Gaucher de Castellane, comte de Grignan, baron d'Entrecasteaux, décédé le samedi 4 août 1668, Maitre de camp du régiment d'Adhémar

  • Marié le samedi 20 mai 1628 avec Marguerite d'Ornano, décédée le dimanche 1er août 1655  à Grignan

 

 

Frères et sœurs

 

Selon Saint-Simon (Mémoires, 1722, XIX, 13), Louis-Joseph fut « le dernier des Grignan, frère du feu comte de Grignan, François Adhémar, comte de Grignan (1632-1714) , chevalier de l'ordre, lieutenant général et commandant en Provence, gendre de Mme de Sévigné »

Par ses troisièmes noces, du 27 janvier 1669, avec Françoise-Marguerite de Sévigné (1646-1705), fille de la marquise

 

Nommé à l'évêché d'Évreux dès 1680, mais n'y ayant pas été confirmé, il fut évêque de Carcassonne du 2 mai 1681 à février 1722.

 

Louis Joseph de Castellane d’Adhémar de Monteil de Grignan (1650-1722), évêque de Carcassonne, s’installe à l’hôtel qu’il loue à Pierre de Roux de Montbel, syndic général de la province du Languedoc. Il en fait sa résidence à Carcassonne. L’hôtel devient effectivement le siège de l’évêché.

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Monseigneur Louis Joseph de Castellane

d’Adhémar de Monteil de Grignan

évêque de Carcassonne (1681-1722)

abbé commendataire de saint-Hilaire

 

 

Il avait pris comme coadjuteur son neveu, Louis-Joseph II de Châteauneuf de Rochebonne, alors aumônier du roi et doyen de l'église de Lyon et qui lui succédera d'ailleurs au trône d'évêque 

Réchard et Giraud, Bibliothèque sacrée ou dictionnaire universel [...] des sciences ecclésiastiques, Paris, 1827, t. 7, p. 215

 

Louis-Joseph, « le plus joli abbé de France » selon la célèbre épistolaire, était le fils de Louis Gaucher Adhémar, comte de Grignan (v. 1599-1668), maître de camp du régiment d'Adhémar et de Marguerite d'Ornano (morte en 1655)

 

La baronnie de Grignan, dans la Drôme, avait été érigée en comté par lettres patentes de juin 1558 en faveur de Louis d'Adhémar de Monteil, ambassadeur de France en Allemagne.

Iconographie 

Plusieurs portraits du prélat ont été réalisés et sont conservés actuellement, pour les principaux d'entre eux, au musée des beaux-arts de Carcassonne.

 

Ils sont tous malheureusement anonymes.

 

L'un d'eux, cependant, peut-être attribué à Hyacinthe Rigaud  

Huile sur toile ovale. H. 76 ; L. 61. Carcassonne, musée des Beaux-arts. Inv. N° D. 988.1.39. Dépôt de l’hôpital de Carcassonne, le 10 mars 1988. Cat. du musée 2004, no 150,p. 83, ill. p. 82.

 

En effet, dans les livres de comptes du peintre, on sait que l'artiste a peint un tel portrait, en buste valant 115 livres en 1690

  J. Roman, Le Livre de raison du peintre Hyacinthe Rigaud, Paris, 1919, p. 23 : « M. l’évesque de Carcassonne »

 

 

Bibliographie 

  • Catalogue des Peintures de l'école française. 17e et 18e siècles. Musée des Beaux-arts de Carcassonne, Carcassonne 2004.
  • Abbé Léon Charpentier, Un évêque de l'ancien Régime, L.A. de Grignan, Paris, 1899.

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lundi, 24 octobre 2016

24 octobre 1681: cathédrale de Strasbourg

Restitution de la cathédrale de Strasbourg au culte catholique

 

Fichier:Cathédrale Strasbourg.jpgCouverture

 

http://www.jmrw.com/France/Strasbourg/pages/Rosace_Saint_...

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24 octobre 1681: Louis XIV fait son entrée à Strasbourg

Louis XIV fait son entrée à Strasbourg

 

Le 24 octobre 1681, le roi Louis XIV fait une entrée somptueuse à Strasbourg, au son des cloches et des canons.

 

Il célèbre l'annexion de la ville à la France devant des habitants peu rassurés.

 

Ville libre du Saint Empire Romain Germanique, Strasbourg affichait une neutralité de façade dans les conflits qui opposaient le roi de France et l'empereur.

 

Ces conflits s'étaient intensifiés avec la politique des «Réunions» consécutive au traité de Nimègue.

 

Mais Louis XIV n'ignorait pas l'hostilité des Strasbourgeois envers les Français.

 

Aussi, lorsqu'il apprit en 1681 qu'un général des armées impériales, le baron de Mercy, était dans les murs de la ville, il y vit les préparatifs de manoeuvres militaires.

 

Les Français devant Strasbourg

Les troupes françaises investissent StrasbourgCouverture

Les troupes françaises investissent Strasbourg

(Cabinet des Estampes de la Bibliothèque Nationale de France)

 

Aussitôt, dans la nuit du 27 au 28 septembre, trois régiments de dragons se postèrent devant Strasbourg.

 

Le lieutenant général Pons de Guimera, baron de Montclar, signifia aux habitants qu'ils devaient se soumettre.

 

Ce déploiement de force sema la panique et le magistrat de la ville envoya un émissaire à Louvois.

 

Ce dernier lui répondit sans ménagement que la ville avait vingt-quatre heures pour se soumettre.

 

Le 30 septembre, les Français investissaient Strasbourg sans avoir eu à combattre.

 

Moins d'un mois plus tard, le 24 octobre, le Roi-Soleil, âgé de 43 ans et à l'apogée de sa gloire, entrait dans les murs.

 

Les privilèges et les institutions de la ville furent confirmés.

 

La liberté de culte fut garantie, mais la cathédrale rendue aux catholiques.

 

Comme souvent, on fit frapper une médaille qui commémorait l'événement.

 

Elle avait pour légende «Clausa Germanis Gallia» (la Gaule fermée aux Germains)...

 

Alban Dignat

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samedi, 01 octobre 2016

1er octobre 1681: Jules Hardouin-Mansart

Nomination de Jules Hardouin-Mansart premier architecte du Roi

Jules Hardouin-Mansart

 

Dès octobre 1681, les comptes des Bâtiments font état de travaux de charpenterie et de couverture 

 

Le Roi partit de fort bonne heure et vint dîner à Queudes (à  neuf lieues à l'est-nord-est de provins (auj. La Marne. arr d'Epernay)

 

Le Roi arriva de très bonne heure à la couchée, quoiqu'il eût fait ce jour-là plus de quinze lieues

 

C'étoit à Semoine (à six lieues à l'est de Queudes (auj l'

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vendredi, 30 septembre 2016

30 septembre 1681: Capitulation de Strasbourg

Capitulation de Strasbourg (1681)

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La capitulation de Strasbourg est le nom de l'acte par lequel la ville libre et impériale de Strasbourg s'est placée sous la protection des rois de France, le 30 septembre 1681.

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À l’issue de la guerre de Trente Ans en 1648, les traités de Westphalie entrainent le rattachement d'une partie de l’Alsace, les possessions des Habsbourg regroupant principalement le sud de la région, à la France. Cependant au milieu de ces territoires, la République de Mulhouse (Stadtrepublik Mülhausen) conserve son statut de ville indépendante et Strasbourg demeure ville libre impériale. Épargnée par la guerre, la ville de Strasbourg est néanmoins isolée, financièrement affaiblie, et n’a rien à attendre de l’Empire germanique vaincu.
Le 28 septembre 1681, la ville de Strasbourg est assiégée par une armée de 30 000 hommes sous le commandement de Louis XIV et deux jours plus tard[1], après de rapides négociations, Strasbourg accepte la reddition. Le roi fait alors abattre symboliquement un pan de la fortification de la ville et la cathédrale est rendue aux catholiques.

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Par la suite, l'accord de Ratisbonne (1684) stipule, entre autres, que les conquêtes française en Alsace, dont Strasbourg, doivent être rétrocédées à l'Empire germanique en 1704. Mais cet accord est rendu caduc par la guerre de la Ligue d'Augsbourg qui entraine finalement annexion définitive par la France en 1697 par le traité de Ryswick des territoires conquis. L’Alsace, à l'exception de la République de Mulhouse et de l'Alsace Bossue, sera alors à partir de 1697 gouvernée par un intendant siégeant à Strasbourg et par le conseil souverain d'Alsace à Colmar.

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