Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

mardi, 01 novembre 2016

1er novembre 1685: Boucherat

CHANCELIERS DE FRANCE


1er novembre 1685 au 2 septembre 1699...  Boucherat

330px-Louis_Boucherat.jpg

Louis Boucherat en robe de chancelier, la main posée sur la cassette des sceaux de France.

Estampe de Bonnart après 1685

Louis Boucherat, comte de Compans, magistrat français, né à Paris en 1616, mort en 1699.

Biographie

Il commence une carrière de parlementaire: conseiller au parlement de Paris en 1641, maître des requêtes en 1643.

Il fut sous Louis XIV intendant de Guyenne, de Languedoc, de Picardie, de Champagne.

Il fut conseiller d'État en 1662.

Il fut trois fois commissaire du roi aux États de Languedoc et dix fois aux États de Bretagne.

En 1681 il devint conseiller au Conseil royal des finances, et fut nommé chancelier de France à la mort de Michel Le Tellier, 1685, charge qu'il exerça du 1er novembre 1685 au 2 septembre 1699.

Il eut à mettre à exécution l'édit sur la révocation de l'édit de Nantes, que son prédécesseur venait de signer.

Déjà âgé lors de sa nomination, Boucherat ne semble pas avoir pesé d'un grand poids dans le gouvernement de Louis XIV.

Il n'obtint jamais la dignité de ministre d'État et, sous son cancelleriat, la chancellerie de France se trouva de plus en plus réduite à ses attributions judiciaires.

Le Mobilier national conserve une tapisserie dite "chancellerie" (des Gobelins ?) dont la bordure porte ses armes, traditionnel présent du roi à son chancelier ou Garde des Sceaux lors de son entrée en fonctions.

Iconographie

Une médaille à l'effigie de Louis Boucherat fut exécutée par le graveur Michel Mollart en 1685, à l'occasion de l'accession du modèle à la dignité de chancelier. Un exemplaire en est conservé au musée Carnavalet (ND 0567).

Un tronçon de l'actuelle rue de Turenne à Paris s'appelait rue de Boucherat autrefois, et il y reste une fontaine nommée fontaine Boucherat.

Sources

  • Cet article comprend des extraits du Dictionnaire Bouillet. Il est possible de supprimer cette indication, si le texte reflète le savoir actuel sur ce thème, si les sources sont citées, s'il satisfait aux exigences linguistiques actuelles et s'il ne contient pas de propos qui vont à l'encontre des règles de neutralité de Wikipédia.
  • Thierry Sarmant et Mathieu Stoll, Régner et gouverner : Louis XIV et ses ministres, Paris : Perrin, 2010 (ISBN 978-2-262-02560-1), notamment p. 227-229.
 

00:00 Publié dans 1685 | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | | |

jeudi, 31 mars 2016

31 mars 1685: Jean-Sébastien Bach, compositeur allemand

 

J.S. Bach en 1748Portrait par Elias Gottlob Haussmann (1702-1766)Altes Rathaus à Leipzig

 Jean-Sébastien Bach

 selon le calendrier grégorien
 (21 mars selon le calendrier julien)

 compositeur allemand

17:29 Publié dans 1685, Mars, Musique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | | |

31 mars 1685: Versailles

Samedi 31, à Versailles. 

 

Le roi alla voler avec Madame, madame la princesse de Conty et ses filles. 

 

Monseigneur en sortant de dîner fit faire la revue du carrousel, et ensuite alla se promener dans les jardins, et nous fit voir quelques fontaines qui n'alloient point depuis longtemps, à cause qu'on avoit un peu bouleversé les jardins. 

 

Madame la Dauphine quitta ses eaux; elle avoit eu quelque émotion la nuit, elle garda le lit tout le matin, et ne se leva que pour la comédie. 

 

J'appris la mort de M. le duc Sforce, qui a donné par son testament la valeur de 100,000 écus à sa femme; il ne pouvoit l'avantager davantage; elle se prépare à revenir en France, et madame de Thianges, sa mère, parle même de l'aller quérir jusques en Italie. M. le duc Sforce étoit chevalier de l'ordre de la même promotion que le duc de Bracciano et le prince de Sonnino, qui sont encore en vie, et M. le duc de Neversleur avoit porté l'ordre à Rome. 

 

L'affaire des gouverneurs des provinces contre les maréchaux de France fut rapportée dans le conseil par M. Pussort, qui parla durant deux heures; et comme il restoit peu de temps, on remit à huit jours à opiner. 

 

Par la mort de M. le duc Sforce, il vaque présentement soixante-six places parmi les chevaliers de l'ordre ; voici les noms de ceux qui restent : — les archevêques d'Arles, d'Embrun, de Paris et de Lyon, le cardinal de Bouillon, grand aumônier (le grand aumônier l'est de droit), MM. de Saint-Simon, qui sont de la promotion du feu roi, Monsieur, M. le Prince, M. le Duc, les ducs de Chauînes, de Luynes, de Villeroy, de Créqui, de Nevers, de Saint-Aignan, du Lude, MM. de Vardes, de Beringhen, le duc de Montauzier, Polignac, Gamaches, Estrades etGuitault, le duc de Meckelhourg par une promotion particulière, par une autre promotion le duc de Bracciano, et le prince Sonnino, puis le marquis de Béthune, et le roi de Pologne, et monseigneur le Dauphin, le dernier. 

 

Le chancelier, le trésorier, le prévôt et le secrétaire sont du nombre des cent. — Le chancelier et le prévôt de l'ordre font des preuves.

16:52 Publié dans 1685, Mars | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | | |

mardi, 22 mars 2016

22 mars 1685: Versailles

File:Portrait Of Phillippe De Courcillon.jpg

Jeudi 22, à Versailles. 

 

Il y eut une revue du régiment des gardes suisses qui étoient habillés de neuf, tous les soldats de rouge et les officiers de bleu.

 

Monseigneur ne sortit point de tout le jour. 

 

MM. les princes de Conty allèrent à Paris, disant qu'ils partiroient lundi pour leur voyage de Pologne, et le soir même ils partirent de Paris, sans avoir pris congé de personne, pas même du roi 

 

ils jugèrent que, s'ils attendoient encore un jour, M. le Prince et M. le Duc pourroient faire des diligences auprès du roi pour rompre leur voyage. M. de Turenne partit avec eux.

 

Le soir il y eut appartement.

00:00 Publié dans 1685, Dangeau, Versailles | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | | |

lundi, 21 mars 2016

21 mars 1685: Versailles

File:Portrait Of Phillippe De Courcillon.jpg

Mercredi 21, à Versailles. 

 

Le roi alla à la chasse dès le matin 

 

Monseigneur courut le loup, la chasse fut fort rude, il y eut sept ou huit chevaux de crevés de la course. 

 

Madame la Dauphine fut au sermon. 

 

Le soir il y eut comédie. 

 

On crut qu'il y auroit quelque obstacle au voyage de MM. les princes de Conty

 

on sut que Blanchefort, second fils du maréchal de Créqui, avoit permission d'aller servir de volontaire auprès de M. de Lorraine en Hongrie.

00:00 Publié dans 1685, Dangeau, Versailles | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | | |