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samedi, 01 octobre 2016

1er octobre 1692: A Fontainebleau

A Fontainebleau

 

Le Roi reçoit vers onze heures du soir le comte de Blanzac, Charles de La Rochefoucauld de Roye, colonel d'infanterie et neveu du maréchal de Lorges, Guy Aldonce de Durfort, qui lui apporte la nouvelle de la défaite d'un corps de cavalerie ennemie par les soins de son oncle le 27 septembre

 

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dimanche, 20 mars 2016

20 mars 1692: Serment de Hardouin Fortin de la Hoguette comme archevêque de sens

 

Serment de Hardouin Fortin de la Hoguette comme archevêque de sens
En la chapelle royale du château de Versailles


Hardouin Fortin de La Hoguette (1643-1715)
Portrait de Mgr Hardouin Fortin de la Hoguette,
nouvel archevêque de Sens
et Primat des Gaules et de Germanie






Harduinus Fortin de la Hoguette, Archiepus Senonensis Galliarum et germaniae primas comes consistoriae
Le Feure [Dessinateur]
Habert [Graveur]
Mediatheque de l'Agglomération troyenne


Né en juillet 1643, il était fils de Philippe Fortin de la Hoguette, ancien précepteur du duc de Longueville, et de Louise de Péréfixe, sœur de l'archevêque de Paris.

Grâce à l’appui de ce dernier, il fut admis en octobre 1665, au nombre des chanoines de Notre-Dame de Paris.
Il ensuite obtint la charge d'agent général du clergé de France. Il fut reçu, en mars 1670, docteur en Sorbonne.

En septembre 1675, il devint évêque de Saint-Brieuc. Il présida les États de Bretagne, assemblés à Dinan, en août 1677.
En janvier 1680, il est nommé évêque de Poitiers. Il consacra en août 1682 l'église de l’abbaye de Saint-Maixent reconstruite par les Bénédictins de la congrégation de Saint-Maur.

En novembre 1685, le roi lui donna l'archevêché de Sens mais les différends qui existant entre la France et Rome retardèrent cette nomination, il fut donc d’abord vicaire-général et administra le diocèse de Sens en cette qualité.
En 1688, il consacra l'église des religieuses de Notre-Dame de Laon.
En mars 1692, il prit enfin possession du siège archiépiscopal de Sens.

Nommé avril 1701 commandeur de l'ordre du Saint-Esprit, Hardouin de la Hoguette refusa ce titre en écrivant au roi qu'il ne pouvait justifier des degrés de noblesse requis par les statuts de l'ordre - son aïeul ayant été seulement anobli par Henri IV.
Louis XIV le nomma cependant conseiller d’Etat en avril 1704 à la mort de Bossuet, évêque de Meaux.

En 1713, il contribua à la fondation d'un hôpital d'orphelins, appelé l'Hôpital général, situé au faubourg de Saint-Pregts, sur la rive droite de l'Yonne.
Hardouin Fortin de la Hoguette mourut le 28 novembre 1715 à l'âge de 72 ans et cinq mois.
Il fut inhumé dans le choeur de son église métropolitaine de Sens.

Sources : La France Pontificale, H. Fisquet, 1864

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20 mars 1692

Le jeudi 20 mars 1692

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Louis XIV va voir la duchesse du Maine, en cérémonie, dans son appartement.

Elle le reçoit sur son lit suivant la coutume

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samedi, 19 mars 2016

19 mars 1692: Louis Auguste de Bourbon, duc du Maine et Louise Bénédicte de Condé, mademoiselle de Charolais

 

Mariage au château de Versailles

 

Louis Auguste de Bourbon, duc du Maine
et Louise Bénédicte de Bourbon- Condé, mademoiselle de Charolais

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 Anne Louise Bénédicte de Bourbon,
Mlle d'Enghien puis de Charolais

avec
Louis Auguste de Bourbon,
duc du Maine et d'Aumale, prince des Dombes,
colonel général des Suisses, grand maitre de l'artillerie



© Versailles – Base CRCV
Mariage du Duc du Maine avec Louise Benedicte de Bourbon Condé, Mlle de Charolais


Portrait du Duc par Mignard
Source : Thepeerage.com
 
mariage de Louis Auguste de Bourbon, duc du Maine et de Louise Bénédicte de Bourbon-Condé, mademoiselle de Charolais.

Louis Auguste de Bourbon est le fils légitimé et préféré de Louis XIV. Sa mère est Françoise Athénaïs de Rochechouart de Mortemart, marquise de Montespan.

Louise Bénédicte de Bourbon-Condé est la fille d'Henri Jules de Bourbon-Condé, prince de Condé et d'Anne de Bavière.

C'est un couple atypique : lui est boiteux, elle est petite à la limite d'être naine.

Louis XIV organise la cérémonie comme s'il s'agissait d'un mariage princier : signature du contrat de mariage par l'ensemble des membres de la Famille Royale (famille du Roi et princes du sang), cérémonie célébrée dans la chapelle royale et par son premier aumônier Mgr de Coislin, évêque d'Orléans, cérémonie du coucher des mariés en présence de la Cour...

Un mois après le mariage du mariage du duc de Chartres avec Mlle de Blois, fille naturelle du roi et de Mme de Montespan, c'est au tour du Duc du Maine de se marier avec Mlle de Charolais, fille de Monsieur Le prince et d'Anne de Bavière

Le 18 mars se sont déroulées les fiançailles dans le " salon où le roi s'habille" avec la lecture du contrat et la signature des membres de la famille royale comme il est d'usage. Des réjouissances sont ensuite organisées à Trianon avec un " appartement" dans les salons et un souper donné sous le péristyle.

Le 19 mars, ce jour, l'union est bénie dans la chapelle du château ( dans la 4e chapelle située sur l'emprise actuelle du salon d'Hercule ) par l'évêque d'Orléans qui remplace le Grand Aumônier de France en déplacement. la messe se fait " rangée à l'ordinaire".. la Famille Royale signe ensuite le registre de la paroisse que le curé de Versailles a apporté de l'église Notre Dame. Chaque membre y appose sa signature selon son rang.

La réception se poursuit dans l'après midi, avec un " grand bal réglé chez le Roi" où le nouveau couple danse une " branle". Le diner est servi en grand couvert dans l'appartement avec toute la famille réunie, y compris la présence d'une veuve d'un batard d'Henri IV survivante, la duchesse de Verneuil qui appartient, par cette alliance, à la famille du roi.Elle etait née Charlotte Séguier, étant la fille du chancelier de France Pierre Séguier, immortalisé par le célèbre portrait équestre de Le Brun.
Elle avait épousé Gaston-Henri de bourbon, fils naturel d'Henri IV et d'Henriette d'Entragues, marquise de Verneuil,d'abord évêque de Metz, n'ayant pu devenir cardinal, il quitta les ordres assez tardivement, fut fait duc de Verneuil en 1663, et se maria plus tardivement encore puisqu'il avait soixante-sept ans. Ils n'eurent pas d'enfants.
Ironie du sort, cette Charlotte Séguier - moquée par St Simon - était déjà veuve du duc de Sully, petit-fils du ministre d'Henri IV

Les festivités se terminent ensuite par la bénédiction du lit nuptial dans la chambre de l'appartement que Louis XIV octroie au nouveau couple au rez de chaussée de l'aile du nord.
Le Roi d'Angleterre - l'exilé de St Germain et que le roi invite très fréquemment à Versailles - présente la chemise au marié et Madame - toute heureuse d'avoir évité cette alliance à sa fille à marier - à la nouvelle belle fille du roi.

Seule ombre au tableau : l'absence remarquée de la Grande Demoiselle, assignée à rester chez elle au Palais du Luxembourg  parce qu’elle refusa de signer le contrat, excessivement vexée de se voir dépouiller de ses possessions de Dombes et de Normandie au profit du marié.

Fiançailles du duc du Maine avec Mademoiselle de Charolais 

mardi 18 mars 1692

Les princes et les princesses de la Maison Royale, qui ont été invités par le marquis de Blainville, Grand Maître des Cérémonies, et par M. Desgranges, Maître des Cérémonies, se rendent, vers 17 heures, dans le grand salon où le Roi s’habille.

Le duc du Maine et Mademoiselle de Charolais y paraissent dans un ajustement des plus magnifiques et des plus brillants.

Louise Bénédicte de Bourbon-Condé, mademoiselle de Charolais, porte un habit de brocart d’or et une jupe d’un gros de Tours, couleur de feu, brodée d’or, avec une garniture de diamants. Les rubans de sa coiffure sont couleur de feu et or, et la queue de sa mante qui est de gaze d’or, est portée par Mademoiselle d’Enghein, sa sœur. Mademoiselle de Condé, sa sœur aînée, n’est pas à la cérémonie car elle est à Paris.

Toute la Cour est magnifique. Pas un habit n’est brodé et couvert de pierreries ou couvert de brocart d’or ou d’argent.

M. de Pontchartrain, ministre et secrétaire d’état à la Maison du Roi, accompagné du marquis de Torcy, secrétaire d’état aux affaires étrangères, fait la lecture du contrat de mariage. Il est signé par Louis XIV, Monseigneur, Mgr le duc de Bourgogne, Mgr le duc d’Anjou, Mgr le duc de Berry, Monsieur, Madame, M. le duc de Chartres, Mme la duchesse de Chartres et par tous les princes et princesses.
Mgr de Coislin, évêque d’Orléans et premier aumônier du Roi, fait la cérémonie des fiançailles, en l’absence de S.E. le cardinal de Bouillon, Grand Aumônier de France.

Une fois, la cérémonie achevée, toute la Cour se rend au Trianon où le divertissement d’une loterie a été préparé.

On met 59 billets noirs parmi les blancs. A mesure que chacun apporte de l’argent, on lui compte ses billets et délivre les lots à ceux qui ont le bonheur d’en avoir des noirs. Ainsi on évite les embarras et les longueurs.

Au souper, il y a 5 tables, pour les dames, de 16 couverts chacune, et une d’environ 30 couverts pour les princes et seigneurs de la Cour. Il y a plusieurs services.



Portrait présumé de la Duchesse du Maine par F de Troy
Source : Artvalue.com


Description des cérémonies du mariage :
Extraite de l'ouvrage La Chapelle royale de Versailles sous Louis XIV par A.Maral
Lecture en ligne ( aperçu Google Book ) p 145 à 146
Lire le récit des cérémonies

Sources : Notice du musée impérial d'Eudore Soulié / La Duchesse du Maine par le général de Piépappe et A.Maurois
 

Les princes et les princesses de la Maison Royale se sont assemblés dans la galerie, avec toute la Cour. A la sortie du Conseil, Louis XIV se présente avec les mariés pour se rendre à la Chapelle.

Louis XIV a un habit de brocard d’or, brodé d’argent, fait exprès pour cette cérémonie. Monseigneur en a un aussi fort magnifique.

Louis Auguste de Bourbon, duc du Maine, a un habit de gros Tours noir, à savoir le pourpoint, le manteau et les chausses, le tout brodé d’or, sur le dessin d’entrelacs, d’ornements d’arabesques, et de mosaïques.

Henri Jules de Bourbon-Condé, prince de Condé, Monsieur le Prince, met trois habits qui paraissent très bien entendu, à savoir, un le jour des fiançailles, et les deux autres le jour du mariage et le lendemain. Il en a un couleur cannelle, et un autre de couleur café. Ces habits sont brodés à plein, l’un d’argent et l’autre d’or, d’un dessin de très de très bon goût et qui se démêle agréablement. Toutes les extrémités où sont les bonbonnières, sont d’un dessin différent, plus riche et plus rempli.

Louis III de Bourbon-Condé, duc de Bourbon, Monsieur le Duc, met aussi deux habits différents, un l e jour des fiançailles, et l’autre le lendemain. L’un est couleur cannelle brodé tout d’argent, avec un bord magnifique, et un plein de mosaïque, et l’autre de drap écarlate brodé tout d’or, sur un dessin d’arabesques.

Louise Françoise de Bourbon, duchesse de Bourbon, Madame la Duchesse, a un habit de satin vert, brodé d’or avec un peu d’argent. Il y a au tour de sa robe deux grands bords d’environ un tiers de haut, séparés par deux agréments de 5 ou 6 doigts de large, qui font une richesse extraordinaire. Ce qui reste de vide dans la robe est rempli de mosaïques de différentes compositions. La jupe est de satin de couleur rose, brodé d’argent en plein. Il y a 3 grands bords, séparés par deux agréments, le tout différent du dessin de la robe.

Marie Thérèse de Bourbon-Condé, princesse de Conti, a une robe de satin amarante toute brodée d’argent, et ornée au tour de deux grands d’environ un tiers de haut, et des agréments tous différents de ceux de l’habit de Madame la Duchesse. Il y a dans ces grands bords des manières d’attaches qui se forment par entrelacs, et qui sont remplies d’une mosaïque délicate, et on voit une arabesque extraordinaire. La jupe est de satin de couleur de jonquille, brodée toute d’argent, et cette broderie est composée de trois grands bords, et deux agréments dans lesquels on a placé un peu amarante, enfermée par des arabesques, pour faire sortir, et faire valoir l’ouvrage.

Louis Alexandre de Bourbon, comte de Toulouse, a un habit gris blanc, enrichi d’un bord de broderie, d’ornements d’or, et de pierreries anémones aussi d’or dont les graines sont d’argent, et couleur de feu, et les feuilles remplies de filets verts ce qui imite la nature.

Mgr de Coislin, évêque d’Orléans et premier aumônier du Roi, fait la cérémonie du mariage et célèbre la messe. A l’Offertoire, le marquis de Blainville, Grand Maître des Cérémonies, donne le cierge au duc du Maine, et M. Desgranges le donne à la nouvelle duchesse du Maine. Les abbés de Fleury et de Beuvron tiennent le poële. Après la messe, le curé de la paroisse présente le registre sur lequel le Roi signe avec Madame la Princesse, le duc et la duchesse du Maine, Monseigneur, Monsieur, madame, M. le duc et Mme la duchesse de Chartres.

Après la cérémonie, on va en cortège, dans l’appartement de la Reine où le couvert est dressé. Louis XIV se met à table avec Monseigneur, Monsieur, Madame, M. le duc de Chartres, Mme la duchesse de Chartres, Mademoiselle, Mme la Grande Duchesse de Toscane, la duchesse de Guise, Madame la Princesse, Madame la Duchesse, la princesse de Conti, la duchesse du Maine, Mademoiselle d’Enghein et la duchesse de Verneuil.

A 17 heures, il y a Appartement où le Roi Jacques II d’Angleterre (en exil) se trouve. Louis XIV tient le portique. Après le jeu, il va à la musique.

Louis XIV soupe, avec toutes les princesses qui étaient présentes au dîner, à laquelle se joignent le Roi d’Angleterre et tous les princes du sang. La table est en forme de fer à cheval.

Plan de table : les deux Rois se mettent au milieu. Le Roi d’Angleterre se trouve à la droite de Louis XIV.
Après le Roi d’Angleterre, prennent place Monseigneur, Madame, Mme la duchesse de Chartres, Mme la Grande Duchesse de Toscane, M. le Prince, Monsieur le Duc, la princesse douairière de Conti, la princesse de Conti, Mademoiselle d’Enghein et le duc du Maine.
A la gauche de Louis XIV, prennent place Monsieur, M. le duc de Chartres, Mademoiselle, la duchesse de Guise, Madame la Princesse, Madame la Duchesse, le prince de Conti, la duchesse du Maine, le comte de Toulouse et la duchesse de Verneuil.

Après le souper, les deux Roi et la Maison Royale assistent au déshabillé de la mariée. Mgr de Coislin, évêque d’Orléans et premier aumônier du Roi fait la bénédiction du lit. Le Roi d’Angleterre donne la chemise au duc du Maine. Madame la donne à la duchesse du Maine. Quand les mariés sont au lit, chacun se retire.

Marie de Modène, Reine d’Angleterre, n’est pas venue à toutes les cérémonies du mariage, parce que sa grossesse l’en empêche

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vendredi, 18 mars 2016

18 mars 1692: Serment de Hardouin Fortin de La Hoguette

Serment de Hardouin Fortin de La Hoguette comme archevêque de Sens

 

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(Chamouillac, Juillet 1643 – Sens, 28 novembre 1715)


Docteur en Sorbonne (1670)
Agent Général du Clergé
Conseiller d’Etat (1704)
Abbé de Sablonceaux

 

Évêque de Poitiers puis Sens

Archevêque de Sens, Primat des Gaules et de Germanie (1685-1715)

Evêque de Saint-Brieuc (1675)

Évêque de Poitiers (1680-1686)

Parents

  • Philippe Fortin de La Hoguette 
  • le 5 septembre 1585 à Falaise, Manche - Décédé vers 1668 à Chamouillac, Charente-Maritime à l'âge de 83 ans. (Il est l'auteur de "Lettres inédites de Philippe Fortin de La Hoguette" et de "Testament et conseils fidèles d'un bon père à ses enfants" (16 éditions de 1648 à 1695) ( voir: Revue historique 1888; Bulletin de la Société archéologique de l'Orne 1916; "Le loisir lettré à l'âge classique")
  • Louise de Péréfixe Baptisée le 20 avril 1608 à Monts-sur-Guesnes (Vienne) - Décédée le 30 mars 1693 à l'âge de  84 ans

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