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dimanche, 08 janvier 2017

1701: Deuxième Antichambre ou Salon des Bassans

Premier étage

Aile centrale

Appartement du roi

19- Antichambre de l'œil de Bœuf

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Jusqu'en 1701, il y avait deux pièces: la première Chambre du Roi, qui avait une fenêtre sur la Cour de Marbre, et un salon ouvrant sur une Cour Intérieure et que l'on appelait le Salon des Bassans à cause des tableaux de ces peintres vénitiens qui l'ornaient.


Lorsque Louis XIV installa sa chambre dans la pièce voisine, on donna à celle-ci ses dimensions actuelles et la voûte, surélevée, fut percée du grand œil-de-bœuf qui lui a valu son nom.


Dans les boiseries de Taupin, Dugoulon et Goupil, Louis XIV avait fait placer des tableaux de Véronèse qui furent remplacés par des portraits royaux, œuvres des peintres attitrés de la Cour: Mignard, Jean Nocret et François de Troy.


Une série de bustes des rois qui ont résidés à Versailles décorent la salle: Louis XIV par Coysevox, Louis XV par Gois et Louis XVI par Houdon.

C'est dans cette antichambre que, chaque jour, les courtisans attendaient derrière la porte de la Chambre du Roi, le moment d'entrer pour le Petit et le Grand Lever, et le soir pour le Grand et le Petit Coucher.

Ceux qui avaient « l'entrée » étaient introduits en premier par un Garde Suisse

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Deuxième Antichambre ou Salon des Bassans

Primitivement, la deuxième antichambre et la chambre formèrent une partie de l’appartement de la reine; pourtant en 1684, après la mort de Marie-Thérèse, les deux pièces furent rattachées à l’appartement du roi. a et b Verlet 211

La deuxième antichambre servit comme lieu où les courtisans attendaient leur entrée auprès du roi pendant le petit lever et le grand lever.

En raison de la collection des peintures par l’artiste italien, Jacopo Bassano, dit le Bassan, qui furent exposées dans cette salles, la pièce fut surnommée antichambre des Bassans Piganiol de la Force 119

Le célèbre Noli me tangere par Lambert Sustris orna la cheminée.

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En 1701, la deuxième antichambre et la chambre du roi furent fusionnées afin de créer le grand salon, le salon de l'Œil-de-bœuf, qui devint l’antichambre principale de la nouvelle chambre du roi. a et b Verlet 211

Prenant son nom de la fenêtre ovale – l’œil de bœuf – dans la voussure sud du plafond, le salon de l'Œil-de-bœuf présente une frise avec des groupes de putti dansant en stuc doré dans les voussures du plafond. Le décor de cette pièce annonce une transition entre le style Louis XIV, qui se trouve au Grand Appartement du Roi et dans la galerie des glaces.

Avec un décor qui présenta des glaces, meubles dorés, les peintures L’Évanouissement d’Esther et Judith avec la tête d’Holopherne par Véronèse.

Le salon de l’œil de bœuf se présenta comme un des plus somptueuses pièces de l’appartement du roi. Kimball 50-61 ; Félibien 339 ; Verlet 212

Quand Louis XIV s’installa dans la chambre du roi en 1684, la pièce suivante fut désignée pour le salon du roi ou le salon où le roi s’habille.

Le salon du roi servait depuis dix-sept années comme lieu où se déroulèrent les cérémonies du lever et du coucher du roi. Verlet 213

mardi, 03 janvier 2017

Lever du Roi du Mercredi

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Chaque mercredi, à son Lever, le Roi tient un cercle diplomatique.

Les ambassadeurs et les ministres étrangers viennent lui faire leur cour.

Ils peuvent, à cette occasion, obtenir de lui un court entretien, et en profite pour lui présenter des compatriotes de passage jugés digne de cette distinction, et dont les noms avaient préalablement sou mis au Roi par l'introducteur des ambassadeurs.

lundi, 02 janvier 2017

02 janvier 1660: Carcassonne-Pouzols

La famille royale quitte Carcassonne et va coucher à Pouzols

( à près de 10 lieues à l'est-nord-est de Carcassonne)

http://fr.academic.ru/pictures/frwiki/78/Nanteuil1.jpg

 

Le 2 janvier 1660, la reine-mère Anne d'Autriche, Louis XIV, la Grande Mademoiselle, le Cardinal Mazarin et la Cour, entre Pennautier et Béziers, firent une étape et après avoir été reçus en grandes pompes par les consuls, les dignitaires ecclésiastiques et les notabilités locales, couchèrent dans différents lieux de Pouzols.


Le Traité des Pyrénées, si important pour notre Languedoc, venait d'être signé avec l’Espagne dans l'Ile des Faisans en Gascogne et "Leurs Majestés" et la Cour se disposaient à passer quelques mois à Aix en Provence, avant le mariage prévu pour juillet, du Roi avec l'Infante Marie Thérèse d'Espagne à Saint Jean de Luz.

 

Cela paraît incroyable, et pourtant, le 2 janvier 1660 celui qu’on appelle le Roi Soleil a passé une nuit au village .

 

En voici l’explication :
La cour de France quitte le château de Fontainebleau (Versailles n’existe pas encore) en juillet 1659 pour se rendre au pays Basque où doit se dérouler le mariage du roi avec l’infante d’Espagne, Marie Thérèse d’Autriche. Mariage « politique » qui mettait fin à la guerre et fixait les frontières qu’on connaît aujourd’hui (traité des Pyrénées 7 Novembre 1659)

 
Ce voyage aura duré 13 mois….ce qui paraît surréaliste, d’autant que la cour aura parcouru 3200 km en faisant un crochet par Aix en Provence, itinéraire plutôt surprenant pour se rendre à Saint Jean de Luz !


La raison ?  

 

http://www.ladepeche.fr/content/photo/biz/2008/11/22/200811221023_w350.jpg Hubert Delpont (Historien) la donne dans son livre qui vient de paraître aux éditions de l’Albret, « Parade pour une infante » : lorsque la cour arrive à Bordeaux, tout se détraque.

 

On signale au roi qu'il n'y aura pas d'infante

 

« Que faire alors », souligne Hubert Delpont.

 

Il ne peut ni avancer ni revenir à Paris sous peine d'être la risée de l'Europe.

 

C'est alors que va démarrer un extraordinaire voyage qui va conduire la cour jusqu'à Aix-en-Provence, passant à Pouzols le 2 janvier 1660.

Louis XIV jeune par Le Brun


Le Roi Louis XIV a vingt et un an, il est accompagné de sa mère Anne d'Autriche, de Mazarin, de sa cousine la Grande Mademoiselle et de leur nombreuse suite.

 

Nous trouvons dans le registre paroissial d'Olonzac, régulièrement tenu depuis l'année 1617, la mention suivante

"Sera mémoire à la postérité que le Roi Louis quatorzième du nom, Roi de France, est passé au lieu d'Homps le vendredi second du mois de janvier mille six-cent-soixante environ les trois heures du soir pour aller coucher à Pouzols. Monsieur d'Anjou son frère, Madame sa mère et Mademoiselle d'Orléans étaient avec lui dans son carrosse"


Le Baron De Fournas écrit dans un opuscule sur l’Histoire de Pouzols :

« Mademoiselle, le Cardinal Mazarin et la Cour, entre Pennautier et Béziers, firent une étape et, après avoir été reçus en grandes pompes par les consuls, les dignitaires ecclésiastiques et les notabilités locales, couchèrent dans différents lieux de Pouzols »


Ces différents lieux, hélas ne nous sont pas connus…

 

Le château actuel datant de 1786…il ne reste plus que des hypothèses bien fragiles : Relais de Poste, Auberge, Maison bourgeoise…

Ancien relais de poste en bordure de la D5

 

oui, mais autre problème, et de taille ! 

 

On sait que le déplacement de la cour représentait 15 000 personnes et

10 000 chevaux !

 

Tout ce monde n’a pas pu faire étape à Pouzols.

 

Réponse d’Hubert Delpont :

« En général les gens de la cour résidaient dans un rayon de vingt kilomètres autour du lieu de l’étape. Tous d’ailleurs ne passaient pas au même moment Certains arrivaient la veille pour préparer les lieux et d’autres après le passage du Roi pour récupérer du matériel ( ?)…un peu comme pour le Tour de France »

 
Il s’agit bien d’une « parade pour une infante », elle aura été la plus longue de l’histoire de la Monarchie et elle se conclura, écrit H.Delpont, en juin 1560 sur la Bidassoa non sans encore des faits surréalistes puisque l'infante s'est mariée deux fois.

 

http://www.vacances-location.net/locations-vacances/map-town/guipuzcoa/fontarrabie.png

La première à Fontarrabie mais sans le marié qui avait envoyé un représentant sur procuration, la seconde à Saint-Jean-de-Luz avec, cette fois, le roi en personne, enfin rendu à bon port.

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