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vendredi, 10 février 2017

10 février 1638: Guillaume Marcoureau, dit Brécourt

Guillaume Marcoureau, dit Brécourt

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Brécourt en 1666

Guillaume Marcoureau, dit Brécourt

 

Voici l’acte d’inhumation:

Le 29e jour dud. mois (mars 1685), a été fait le convoi, service et enterrement de Guillaume Marcoureau, comédien de la troupe du roi, qui avait renoncé à la comédie par acte dont la copie est ci-dessous, âgé de quarante-huit ans, mort le 28e de mars, demt rue de Seine, aux Trois Poissons : et ont assisté aud. enterrement François du Perrier, son neveu, André Hubert et autres amis.

Signé: François du Perrier, Hubert.

Parents

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Guillaume Marcoureau

29ème sociétaire de la Comédie française

Fils du comédien Pierre Marcoureau, dit Beaulieu, et de la comédienne Marie Boulanger, il débute avec ses parents, vers 1650, dans la troupe de Philandre, sous le nom de « petit Beaulieu »

Peu de temps après il prend le pseudonyme de Brécourt, du nom de l'ancien hôtel de Brécourt, que son père possédait en indivision à Paris.

Le 18 décembre 1659, il épouse une fille de comédiens, Étiennette Des Urlis (1629-1713)

Il joue au théâtre du Marais puis entre à dans la troupe de Molière qu'il quitte en 1664 pour l'Hôtel de Bourgogne; l'illustration ci-dessus le montre en frontispice de la publication en 1666 de Nopce de village (gravure de Jean Lepautre, détail, non publiée depuis 1682)

Il est vraisemblable qu'il créa cette pièce au Palais-Royal deux ans plus tôt, avant de rejoindre la troupe des « Bourguignons ».

Après quelques brefs passages à Paris, il séjourne à Londres où il fait représenter un Ballet et musique pour le divertissement du Roy de la Grande-Bretagne en 1674.

Brécourt dirige ensuite la troupe du prince d'Orange qui joue à La Haye en 1680 et 1681.

De retour à Paris, il entre à la Comédie-Française en 1682 et meurt en 1685, après avoir renoncé à sa profession de comédien.

Brécourt se distingua surtout dans la comédie, pour l'emploi des rôles à manteaux. Louis XIV disait qu’« il pourrait faire rire des fagots ».

Ses pièces sont des comédies en vers, fort médiocres et qui n'obtinrent quelque succès que par le jeu de l’auteur.

En 1685 à Paris, à l'article de la mort, il a renoncé à son métier d'acteur dans le contexte historique de l'excommunication des acteurs.

Il témoigne qu'il « a reconnu qu'ayant ci-devant fait la profession de comédien, il y renonce entièrement et promet d'un cœur véritable et sincère de ne la plus exercer ny monter sur le théâtre, quoyqu'il revînt dans une pleine et entière santé ».

Brécourt mourut à la suite d’un effort qu’il fit en jouant une de ses propres comédies, Timon.

 

Œuvres

  • La Feinte mort de Jodelet (Paris, 1659)
  • Le Grand benêt de fils (1664)
  • Le Jaloux invisible (Paris, 1666)
  • La Noce de village (Paris, 1666)
  • L'Infante salicoque ou le Héros de roman (1667)
  • Ballet et musique pour le divertissement du Roy de la Grande Bretagne (Londres, 1674)
  • L'Ombre de Molière (Paris, 1674)
  • La Régale des cousins de la cousine (Francfort, 1674)
  • La Cassette (1683)
  • Timon ou les Flatteurs trompés (Rouen, 1684)

http://cesar.org.uk/cesar2/people/people.php?fct=edit&person_UOID=103912

 

10 février 1638: Le roi très chrétien Louis XIII voue le royaume de France à la Vierge

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Le Vœu de Louis XIII, Guillaume et Nicolas Coustou, Antoine Coysevox, 1712-1723, Paris (75), cathédrale Notre-Dame.

Le roi très chrétien voue le royaume de France à la Vierge par un acte législatif

 

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Le Vœu de Louis XIII, Philippe de Champaigne, 1638, Caen (14), Musée des Beaux-Arts.

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Le Vœu de Louis XIII, Gilles Rousselet (d’après Claude Vignon), vers 1638

Consécration de la France à la Sainte Vierge

 

Louis, par la grâce de Dieu, roi de France et de Navarre, à tous ceux qui ces présentes lettres verront, salut. Dieu, qui élève les rois au trône de leur grandeur, non content de nous avoir donné l'esprit qu'il départ à tous les princes de la terre pour la conduite de leurs peuples, a voulu prendre un soin si spécial et de notre personne et de notre Etat, que nous ne pouvons considérer le bonheur du cours de notre règne sans y voir autant d'effets merveilleux de sa bonté que d'accidents qui nous menaçaient. Lorsque nous sommes entré au gouvernement de cette couronne, la faiblesse de notre âge donna sujet à quelques mauvais esprits d'en troubler la tranquillité ; mais cette main divine soutint avec tant de force la justice de notre cause que l'on vit en même temps la naissance et la fin de ces pernicieux desseins. En divers autres temps, l'artifice des hommes et la malice du démon ayant suscité et fomenté des divisions non moins dangereuses pour notre couronne que préjudiciables à notre maison, il lui a plu en détourner le mal avec autant de douceur que de justice ; la rébellion de l'hérésie ayant aussi formé un parti dans l'Etat, qui n'avait d'autre but que de partager notre autorité, il s'est servi de nous pour en abattre l'orgueil, et a permis que nous ayons relevé ses saints autels, en tous les lieux où la violence de cet injuste parti en avait ôté les marques. Si nous avons entrepris la protection de nos alliés, il a donné des succès si heureux à nos armes qu'à la vue de toute l'Europe, contre l'espérance de tout le monde, nous les avons rétablis en la possession de leurs Etats dont ils avaient été dépouillés. Si les plus grandes forces des ennemis de cette couronne se sont ralliées pour conspirer sa ruine, il a confondu leurs ambitieux desseins, pour faire voir à toutes les nations que, comme sa Providence a fondé cet Etat, sa bonté le conserve, et sa puissance le défend. Tant de grâces si évidentes font que pour n'en différer pas la reconnaissance, sans attendre la paix, qui nous viendra de la même main dont nous les avons reçues, et que nous désirons avec ardeur pour en faire sentir les fruits aux peuples qui nous sont commis, nous avons cru être obligés, nous prosternant aux pieds de sa majesté divine que nous adorons en trois personnes, à ceux de la Sainte Vierge et de la sacrée croix, où nous vénérons l'accomplissement des mystères de notre Rédemption par la vie et la mort du Fils de Dieu en notre chair, de " nous consacrer à la grandeur de Dieu " par son Fils rabaissé jusqu'à nous et à ce Fils par sa mère élevée jusqu'à lui ; en la protection de laquelle nous mettons particulièrement notre personne, notre état, notre couronne et tous nos sujets pour obtenir par ce moyen celle de la Sainte Trinité, par son intercession et de toute la cour céleste par son autorité et exemple, nos mains n'étant pas assez pures pour présenter nos offrandes à la pureté même, nous croyons que celles qui ont été dignes de le porter, les rendront hosties agréables, et c'est chose bien raisonnable qu'ayant été médiatrice de ces bienfaits, elle le soit de nos actions de grâces.

A ces causes, nous avons déclaré et déclarons que, prenant la très sainte et très glorieuse Vierge pour protectrice spéciale de notre royaume, nous lui consacrons particulièrement notre personne, notre état, notre couronne et nos sujets, la suppliant de nous vouloir inspirer une sainte conduite et défendre avec tant de soin ce royaume contre l'effort de tous ses ennemis, que, soit qu'il souffre le fléau de la guerre, ou jouisse de la douceur de la paix que nous demandons à Dieu de tout notre cœur, il ne sorte point des voies de la grâce qui conduisent à celles de la gloire. Et afin que la postérité ne puisse manquer à suivre nos volontés à ce sujet, pour monument et marque immortelle de la consécration présente que nous faisons, nous ferons construire de nouveau le grand autel de l'église cathédrale de Paris, avec une image de la Vierge qui tienne entre ses bras celle de son précieux Fils descendu de la croix ; nous serons représenté aux pieds du Fils et de la Mère, comme leur offrant notre couronne et notre sceptre (1).

Nous admonestons le sieur Archevêque de Paris, et néanmoins lui enjoignons, que tous les ans, le jour et fête de l'Assomption, il fasse faire commémoration de notre présente Déclaration à la Grande Messe qui se dira en son église cathédrale, et qu'après les Vêpres dudit jour il soit fait une procession en ladite église, à laquelle assisteront toutes les compagnies souveraines, et le corps de la ville, avec pareille cérémonie que celle qui s'observe aux processions générales plus solennelles. Ce que nous voulons aussi être fait en toutes les églises tant paroissiales, que celles des monastères de ladite ville et faubourgs ; et en toutes les villes, bourgs et villages dudit diocèse de Paris.

Exhortons pareillement tous les Archevêques et Evêques de notre royaume, et néanmoins leur enjoignons de faire célébrer la même solennité en leurs églises épiscopales, et autres églises de leurs diocèses; entendant qu'à ladite cérémonie les cours de parlement, et autres compagnies souveraines, et les principaux officiers des villes y soient présents. Et d'autant qu'il y a plusieurs églises épiscopales qui ne sont point dédiées à la Vierge, nous exhortons lesdits archevêques et évêques en ce cas, de lui dédier la principale chapelle desdites églises, pour y être faite ladite cérémonie; et d'y élever un autel avec un ornement convenable à une action si célèbre, et d'admonester tous nos peuples d'avoir une dévotion toute particulière à la Vierge, d'implorer en ce jour sa protection, afin que, sous une si puissante patronne, notre royaume soit à couvert de toutes les entreprises de ses ennemis, qu'il jouisse longuement d'une bonne paix; que Dieu y soit servi et révéré si saintement que nous et nos sujets puissions arriver heureusement à la dernière fin pour laquelle nous avons tous été créés; car tel est notre bon plaisir.

Donné à Saint-Germain-en-Laye, le dixième jour de février, l'an de grâce mil-six-cent-trente-huit, et de notre règne le vingt-huitième.


Louis.


(1) : Louis XIII mourut sans avoir pu mettre la main au monument qu'il avait projeté ; mais Louis XIV se chargea d'acquitter la dette de son père. La décoration du chœur de Notre-Dame, entreprise par ce prince, ne fut terminée qu'en 1714. Marie est représentée assise au pied de la croix, tenant le Christ mort sur ses genoux ; à droite Louis XIII, et à gauche Louis XIV, qui avait voulu se réunir à son père dans cet acte solennel, offrent leur couronne à la Vierge. A la suite de la révolution de 1830, les statues des deux rois, œuvre de Nicolas Coustou, de Guillaume, son frère, et de Coysevox, furent déposées, par mesure de précaution, dans les musées de l'Etat ; elles ont repris depuis leur place, dans le chœur de Notre-Dame.
 

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Le Vœu de Louis XIII, Simon Vouet (et atelier), 1633 (?), Neuilly-Saint-Front (02), mairie

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« En Jésus et Marie notre amour est uni » (ou Déploration sur le Christ mort avec Louis XIII et Anne d’Autriche), Claude Vignon, 1634, Amiens (80), Musée de Picardie.

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Le Vœu de Louis XIII, anonyme, xviie s., Antigny-la-Ville (21), église de l’Assomption.

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Le Vœu de Louis XIII, François Mimault, 1639, La Penne (06), église Saint-Pierre.

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Les Vœux du Roi et de la Reine, Abraham Bosse, 1638.

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Les Vœux du Roi et de la Reine, Grégoire Huret, 1638.

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L’Adoration et offrande de la France au Dauphin des Cieux, anonyme (d’après Juste d’Egmont), 1640.

 

 

 

mercredi, 08 février 2017

08 février 1672: d’Aligre

CHANCELIERS DE FRANCE

8 février 1672 au 25 octobre 1677............... d’Aligre

 

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Étienne II d'Aligre

né le à Chartres

mort le à Versailles

homme d'État français, sous Louis XIII et Louis XIV

Biographie

À 23 ans, en 1615, il est reçu conseiller au Grand Conseil de Louis XIII, qui l'envoie à Venise en tant qu'ambassadeur.

À son retour, il est nommé conseiller d'État en 1635, puis intendant de justice à Caen en 1638, et commis en 1645 à la gestion des États de la province du Languedoc

En 1651, il est conseiller d'honneur au parlement de Paris, et deux ans plus tard, directeur de la surintendance des finances pendant 10 mois, puis chef du Conseil de commerce de la marine, en 1654.

Louis XIV établit un Conseil royal des Finances en 1661, et est le 1er choisi comme commissaire.

Il est doyen du Conseil du roi, lorsque celui-ci se charge des sceaux à la mort de Pierre Séguier, puis devant se mettre à la tête de ses armées, Louis XIV nomme d'Aligre à la garde des sceaux de France le .

Et le 2, il devient chancelier de France, office qu'il garde jusqu'à sa mort, arrivée à Versailles le à l'âge de 85 ans

Il est le fils aîné d'Étienne d'Aligre et d'Élisabeth Chappelier (sœur de la mère d'Élisabeth Turpin, femme de Michel Le Tellier). Michel Le Tellier est son cousin germain.

Il épouse

  1. Jeanne l'Huillier, fille de François, seigneur d'Interville, secrétaire du conseil; et d'Anne Brachet-de-Portmorand; avec qui il eut 18 enfants.
  2. Geneviève Guynet (†1657), veuve de Jean de Gué, seigneur de Villetaneuse, maître des comptes; et fille de Nicolas Guynet, conseiller au Grand Conseil, et de Geneviève Gaslau
  3. Geneviève l'Huillier (†1685), veuve de Michel Moreau, lieutenant civil au Châtelet; fille de Jérôme l'Huillier, procureur en la chambre des comptes, et d'Isabelle Dreux

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08 février 1638: (Carcassonne)

Transaction entre le syndic des religieux de Montolieu et les consuls d'Alzonne au sujet de l'aumône

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