Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

dimanche, 10 septembre 2017

10 septembre 1638: Marie-Thérèse

Marie-Thérèse, infante d'Espagne, naît à Madrid.

Fille de Philippe V d'Espagne, elle naît seulement cinq jours après son cousin, le futur Louis XIV.

14264903_1305463446144850_67491539057652412_n.jpg

Portrait de Marie-Thérèse, par Diego Velasquez, XVIIe siècle.
© The Metropolitan Museum of Art, Dist. RMN-Grand Palais / image of the MMA.

00:00 Publié dans 1638, naissances, Septembre | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | | |

samedi, 09 septembre 2017

09 septembre 1651:

Louis XIV ayant retiré les Sceaux des mains du Chancelier Séguier qu'il lui avait été rendus le 13 avril, le Roi fait sceller en sa présence trois lettres: celle de duc et pair pour le maréchal de Villeroy, les provisions de Garde des Sceaux pour M. Molé et la commission de Surintendant de ses finances pour le marquis de La Vieuville.

Puis, Louis XIV envoie les Sceaux à M. Molé.

00:00 Publié dans 1651, Septembre | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | | |

vendredi, 08 septembre 2017

08 septembre 1782

Déclaration du Roi, du 8 septembre 1782, qui ordonne qu’aucune demoiselle ne pourra être admise à la Maison Royale de Saint-Cyr, lorsqu’elle sera parvenue à l’âge de 10 accomplis.

Capture.JPG

Paris_in_1981_-_Pont_Neuf.jpg

Le Roi déroge à l’article 4 des lettres patentes de 1686, qui étendait le dernier terme de l’admission des demoiselles jusqu’à l’âge de 12 ans.

jeudi, 07 septembre 2017

07 septembre 1638: La bataille de Fontarrabie

Défaite française à la bataille de Fuenterrabía au pays basque1024px-Siege_de_Fontarabie_en_1638_gravure_allemande.jpg

La bataille de Fontarrabie ou de Fuenterrabía 

une victoire espagnole sur la France.

1024px-Siege_de_Fontarabie_en_1638_gravure_allemande.jpg

Vue générale de Fontarabie assiégée par les troupes et la flotte française

Belligérants
Drapeau du Royaume de France Royaume de France Drapeau de l'Espagne Monarchie espagnole
Commandants
Henri II de Bourbon-Condé
Henri d'Escoubleau de Sourdis
Juan Alfonso Enríquez de Cabrera
Forces en présence
18 000 fantassins
2 000 cavaliers
20-30 navires
7 000 marins
1 300 hommes
(Fontarrabie)
15 000 fantassins
500 cavaliers
(armée de secours)
Pertes
4 000 morts ou blessés
2 000 prisonniers
 Inconnues                        

Entre juin et septembre 1638, dans le cadre de la Guerre de Trente Ans, les troupes françaises assiègent la place forte de Fontarrabie, ville frontalière située à l'embouchure de La Bidasoa.

1024px-Siege_de_Fontarabie_en_1638_gravure_allemande.jpg

L'armée française, commandée par Henri II de Bourbon-Condé (Prince de Condé) et Henri d'Escoubleau de Sourdis, composée de 27 000 hommes, et de nombreux bateaux de guerre.

On estime à 16 000 le nombre de boulets tirés par les Français sur les murailles de la ville.

À la fin du conflit, il resta environ 300 survivants, principalement des femmes et des enfants.

Si la ville était virtuellement détruite, elle ne se rendit pas.

Le 7 septembre, un détachement de l'armée espagnole dirigé par Juan Alfonso Enriquez de Cabrera, IXe amiral de Castille, arriva au secours de la ville et défit les forces françaises.

La déroute, considérée comme désastreuse par les Français, fut attribuée par Henri d'Escoubleau de Sourdis à un de ses généraux, Bernard de La Valette, duc d'Épernon, qui avait refusé de diriger une attaque ordonnée par Sourdis, croyant à son manque d'intérêt tactique.

Les forces françaises se composaient de 18 000 soldats d'infanterie, et 2000 cavaliers, appuyés par 20 à 30 bateaux de guerre et près de 7000 marins.

La citadelle de Fontarrabie était défendue par environ 1300 hommes, auquel on rajoute les 15 000 soldats d'infanterie et 500 cavaliers du détachement de Juan Alfonso Enriquez de Cabrera.

Postérité:

La victoire fait toujours l'objet de célébration à l'heure actuelle, tous les 8 septembre, avec un défilé appelé : el Alarde.

La ville de Fontarrabie reçut le titre de « Muy noble, muy leal, muy valerosa y muy siempre fiel », soit « Très noble, très loyal, très valeureuse et toujours très fidèle »

Guerre de Trente Ans

Batailles

Pilsen (09-1618) · Sablat (06-1619) · Montagne Blanche (11-1620) · Cap Saint-Vincent (08-1621) · Mingolsheim (04-1622) · Wimpfen (05-1622) · Höchst (06-1622) · Fleurus (08-1622) · Stadtlohn (08-1623) · Dessau (04-1626) · Lutter (08-1626) · Wolgast (09-1628) · Magdebourg (05-1631) · Werben (07-1631) · Abrolhos (09-1631) · Breitenfeld (09-1631) · Rain am Lech (04-1632) · Alte Veste (09-1632) · Lützen (11-1632) · Oldendorf (07-1633) · La Mothe (06-1634) · Nördlingen (09-1634) · Les Avins (05-1635) · Louvain (06-1635) · Tornavento (06-1636) · Corbie (08-1636) · Wittstock (10-1636) · Îles de Lérins (05-1637) · Rheinfelden (02-1638) · Guetaria (08-1638) · Cabañas (08-1638) · Fontarrabie (09-1638) · Thionville (09-1639) · Downs (10-1639) · Ille-sur-Têt (09-1640) · Montjuïc (01-1641) · Marfée (06-1641) · Saint-Vincent (11-1641) · Perpignan (11-1641) · Honnecourt (05-1642) · Barcelone (06-1642) · 1er Lérida (10-1642) · Leipzig (10-1642) · Rocroi (05-1643) · Carthagène (09-1643) · Tuttlinghem (11-1643) · Fribourg (08-1644) · Jüterbog (11-1644) · Jankau (03-1645) · Alerheim (08-1645) · Orbetello (06-1646) · Mardyck (08-1646) · Dunkerque (09-1646) · 2e Lérida (11-1646) · 3e Lérida (05-1647) · Cavite (06-1647) · Zusmarshausen (05-1648) · Lens (08-1648)

00:00 Publié dans 1638, Batailles, Septembre | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | | |

mardi, 05 septembre 2017

05 septembre 1684

Mardi 

 

Le marquis de Richelieu, qui avoit enlevé mademoiselle de Mazarin il y a deux ans, et qui s'étoit retiré en Angleterre, fit sa paix avec M. de Mazarin qui lui donne en mariage cent mille francs et le gouvernement

RÉGIMENTS

Flandres

Berri

Béarn

Hainaut

Boulonnois

Angoulmois
Périgord

COLONELS

Folleville

Goesbriant

Montchevreuil
Pomponne

Vibrais

Bellefonds

Chamarande

 


de la Fère, à condition qu'il l'épousera une seconde fois
dès qu'ils seront revenus en France. On apprit la mort
du président d'Onneville. M. Roze*, secrétaire du cabi-
net, acheta la charge du président Berault 200,000
livres. Le dessein de M. Roze est de pouvoir faire passer
cette charge à son fils. En allant à la messe, le roi ditau
chevalier de Lorraine « M. de Commercy nous a quitté il
est allé en Hongrie. » Il avoit une compagnie de cavalerie
dans les troupes du roi et partit sans en rien dire.—
Le roi fit ce jour-là encore quatorze régiments comme
les derniers qu'il avoit faits, les six colonels de hier et ces
quatorze-ci prendront leur rang selon leur ancienneté de
commission de capitaines, et ceux qui ne l'étoient point
seront les derniers. Voici leurs noms sans ordre
Le Camus, Pelot, Amanzé, Kercado, Breauté, Charost, Va-
lentinois, d'Antin, de Lus, Biron, Polignac, tous les onze
capitaines dans le régiment du roi; Martigny et Blain-
ville, de Picardie; Saint-Pater, Chemerault et Châteaure-
nault, du Dauphin; le chevalier d'Hautefort, d'Anion, le
duc de Villars et Mailly, volontaires.

 

*Rose, secrétaire du cabinet, l'avoit été du cardinal Mazarin, et de
beaucoup de confiance et d'intrigues.Il étoit hardi et plein d'esprit et de
bons mots, dangereux, considéré, bon ami. Il avoit une terre joignant
Chantilly, que M. le Prince, le dernier, vouloit avoir, et que Rose, très-
riche, ne vouloit pas vendre. A la suite de bien des niches et de procé-
dés pour l'y réduire, M. le Prince s'avisa de faire chercher partout des
renards en vie et d'enfaire jeter trois ou quatre douzaines par dessus la
muraille dans son parc. Rose, outré, n'en fitpas deux fois, il vint
trouver le roi, et avec cette ancienne familiarité qu'il avoit su se mé-
nager, il lui dit d'abordée Sire, je viens vous demander s'il y a en
« France un autre roi que vous. » Le roi surpris, comme on le peut
croire, demande à qui il en a. Rose lui conte le tour de M .le Prince
et lui en demanda justice, et il l'eût. Le roi se fâcha sérieusement, or-
donna à M. le Prince de faire prendre, tous les renards et de bien vivre
avec Rose. Oncques depuis il ne reçut que des caresses de M. le Prince
et plus de propositions sur sa terre mais Rose ne se pouvoit tenir sur
lui. Dans les derniers temps de sa vie, le roi alloit à la messe avant le
conseil, et sur la fin de sa messe, les ministres s'assembloient dans sa
chambre, les gens de considération prenoient souvent le temps de
leur dire un mot, en attendant qu'ils entrassent au conseil. Rose re-
marqua que M. le Prince, fort bas pour ceux dont il pouvoit avoir la
moindre affaire, les y courtisoit tous assidûment dans ce temps-là,
tout à coup il s'en va à lui avec cette privance qu'il avoit toute sa vie usur-
pée, et le prenant par le bouton « Monsieur, lui dit-il, en souriant avec
« malice et lui faisant son petit œil, je vous vois tourner ici tous ces
« messieurs tous les jours je vous connois ce n'est pas pour rien.
« Est-ce que vous voudriez vous faire premier Prince du sang ou
« grand-maitre de France ? Quelque plein d'esprit que fût M. le Prince
il fut tellement étourdi de la sottise qu'il ne put répondre un mot il
en rit comme il put, l'assistance tant qu'ellr osa, et Rose de toute sa
force. Rose avoit la plume c'est-à-dire qu'il faisoit les lettres de la
main du roi. Jamais homme ne l'a fait si bien, si proportionnément, ni si
dignement écrire, et n'a mieux contrefait l'écriture du roi; c'étoit à s'y
méprendre en les confrontant toutes deux, la fausse et la véritable. On
ne finiroit pas sur ce bonhomme-là; mais encore celui-ci sa petite fille
avoit épousé Portail, devenu longtemps depuis président à mortier et
premier président. Elle étoit fort riche et attendoit de grands biens de
Rose, qui l'étoit infiniment aussi elle se trouvoit mal mariée au petit-
fils du premier chirurgien de Louis XIII, et disoit plaisamment qu'elle
en étoit restée au Portail. Sa conduite répondant à ses plaintes, son
beau-père, conseiller en la grand'chambre porta les siennes à Rose avec
peu de succès, et les redoubla tant que le bonhomme ennuyé lui dit enfin
qu'ilavoitraison qu'il étoit plus en colère que lui que sa petite-fille étoit
une coquine, et que si elle lui donnoit lieu de lui en parler davantage,
il la déshériteroit. Onques depuis il n'ouït parier de plainte, et si sa
petite-fille ne se corrigea pas.

00:04 Publié dans 1684, Septembre | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | | |