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samedi, 09 avril 2016

09 avril 1684: Fiançailles

Dimanche 9 avril 1684

 

Fiançailles de Mademoiselle avec M. de Savoie  

 

M. le duc du Maine, porteur de la procuration.

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jeudi, 31 mars 2016

31 mars 1698: Fiançailles d'Adrien-Maurice d'Ayen

Fiançailles d'Adrien-Maurice, comte  d'Ayen, (futur duc de Noailles) et de Françoise-Charlotte-Amable d'Aubigné

Marié le 1er avril 1698, p.c. à Versailles le 30 et à Paris et Versailles le 31

puis Notre Dame de Versailles avec Françoise d'Aubigné 1684-1739

(témoin: Louis Antoine de Noailles, duc de Saint-Cloud 1651-1729)

Adrien_Maurice_de_Noailles.PNG

  comte d'Ayen

3ème duc de Noailles (1695-1766)

marquis de Montclar

comte de Nogent-le-Roi


Grand d'Espagne (Grande de España)

Chevalier de la Toison d'Or 14 mars 1702

Chevalier du Saint Esprit 3 juin 1724

Chevalier de l'Ordre de Saint-Michel (1724)

Pair de France

Maréchal de France

Ministre d'Etat 1743-1746

Ambassadeur de France extraordinaire en Espagne 1746

Secrétaire d'État aux Affaires étrangères

Surintendant ou Contrôleur général des finances

 

vice-roi du Roussillon

1er capitaine des gardes du corps du roi

lieutenant général des armées du roi

 

 

 

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dimanche, 13 mars 2016

13 mars 1687: Fiançailles et mariage de Antoine de Gramont, comte de Guiche et Marie-Christine de Noailles

En la chapelle royale du château de Versailles

Mme de Sévigné écrira sur le cérémonial entourant les noces du comte de Guiche avec Marie-Christine de Noailles.
Celui-ci est le petit-fils de l’illustre maréchal de Gramont, auteur de célèbres Mémoires.
Sa fiancée, fille du premier duc de Noailles, a pour grand-mère une roturière, Louise Boyer, ancienne dame d’atour de la reine Anne d’Autriche.

Ce mariage sera des plus simples car personne n’y est invité.
Ni les courtisans, ni les parents des mariés, n’auront accès à la cérémonie.
La célébration des noces du comte de Guiche sera dépourvue de faste et très discrète du fait du jeune âge des fiancés: le comte n’a que quinze ans, et sa promise un an de moins.

A Versailles, où aura lieu la noce dans la nuit du 13 mars, le protocole reflétera le caractère particulier de cet hymen précoce selon la lettre de Mme de Sévigné :

« C'est du fils du duc de Gramont âgé de quinze ans, et de la fille de M. de Noailles, dont je veux parler. On les marie ce soir à Versailles. Voici comment: personne n'est prié, personne n'est averti, chacun soupera ou fera collation chez soi. A minuit on assemblera les deux mariés pour les mener à la paroisse, sans que les pères et mères s'y trouvent, qu'en cas qu'ils soient alors à Versailles. On les mariera; on ne trouvera point un grand étalage de toilette; on ne les couchera point: on laissera le soin à la gouvernante et au gouverneur de les mettre dans un même lit. Le lendemain on supposera que tout a bien été. On n'ira point les tourmenter; point de bons mots, point de mauvaises plaisanteries. Ils se lèveront : le garçon ira à la messe et au dîner du roi, la petite personne s'habillera comme à l'ordinaire; elle ira faire des visites avec sa bonne maman: elle ne sera point sur son lit, comme une mariée de village, exposée à toutes les ennuyeuses visites; et cette noce (chose qui ordinairement est bien marquée) sera confondue le plus joliment et le plus naturellement du monde avec toutes les autres actions de la vie, et sera glissée si insensiblement dans le train ordinaire, que personne ne s'avisera qu'il soit arrivé quelque fête dans ces deux familles. Voilà de quoi je veux remplir cette lettre, mon cousin; et je prétends que cette peinture, dans son espèce, est aussi extraordinaire que l'autre. »

Quand la marquise de Sévigné dit « elle ne sera point sur son lit, comme une mariée de village, exposée à toutes les ennuyeuses visites », elle fait référence à un usage ancien ou les nouvelles mariées, vêtues de leurs plus beaux habits, et couchées sur un lit, recevaient, pendant trois jours, la visite de toutes les personnes qui se présentaient chez elles.

M. de La Bruyère critiquera cette habitude ridicule :
« Le bel et judicieux usage que celui qui, préférant une sorte d'effronterie aux bienséances de la pudeur, expose une femme d'une seule nuit, sur un lit comme sur un théâtre, pour y faire, pendant quelques jours, un ridicule personnage, et la livrer en cet état à la curiosité des gens de l'un et de l'autre sexe, qui, connus ou in connus, accourent de toute une ville à ce spectacle pendant qu'il dure!
Que manque-t-il à une telle coutume, pour être entièrement bizarre et incompréhensible, que d'être lue dans quelque relation de la Mingrélie ?
»


Pour l'anecdote, la même de ces noces, la mère de la mariée accouchera d'une fille qui épousa en 1703 le marquis de Lavardin.

10:13 Publié dans 1687, Fiançailles, Mars | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | | |