Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

vendredi, 03 mars 2017

03 mars 1638: bataille de Rheinfelden

Victoire des Français à la bataille de Rheinfelden

1024px-Thur_Thann.jpg

 

Les batailles de Rheinfelden des 28 février et entre les troupes de Bernard de Saxe-Weimar, supplétifs de la France, et celles des Bavarois dont Jean de Werth.

La France avait accepté de payer l'entretien des troupes de Bernard mais les échéances n'étant pas régulièrement honorées à l'hiver 1637-1638 il n'avait plus que 4 000 hommes.

Il est surpris en traversant le Rhin mais peut se dégager en perdant deux de ses commandants, John Philip et Henri II de Rohan qui sont blessés mortellement.

Trois jours plus tard il retraverse et tombe sur l'arrière-garde bavaroise faisant 3 000 prisonniers qui changent de camp.

BernhardSachsen.jpg

1024px-Thur_Thann.jpg

00:00 Publié dans 1638, Batailles, Mars | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | | |

mercredi, 22 février 2017

22 février 1701

Après avoir entendu la messe au couvent des Cordeliers, l'héritier du trône et son frère quitte Carcassonne par la route jusqu'à Azille, où dans une barque avait été préparé un superbe repas

ils continuèrent leur voyage par la Provence et ne regagnèrent Versailles qu'en avril

Malheureusement ce voyage, destiné à faire connaître son royaume au futur roi, ne fut pas d'une grande utilité pour Carcassonne car les deux ducs moururent en 1712 et en 1714, et ce fut l'arrière petit-fils de louis XIV qui lui succéda en 1715 sous le nom de Louis XV, il avait seulement 5 ans

 

Claude Marquié

00:04 Publié dans 1701, Carcassonne | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | | |

mardi, 21 février 2017

21 février 1701

Matin

Les deux princes assistèrent à la messe à Saint Vincent puis ils furent reçus sous le porche du grand portail de la cathédrale de Saint Nazaire par l'évêque, crosse en main, mitre en tête, entouré de ses diacres d'honneur

Après leurs avoir présenté l'eau bénite et prononcé un discours d'un quart d'heure, le prélat les conduisit dans le sanctuaire puis se retira dans sa sacristie, les laissant entendre la messe

Il restait tout l'après-midi pour voir les curiosités de la ville

Or, les enfants de France ne visitèrent pas la Cité car celle-ci avait perdu toute importance au point de vue militaire, et ne s'intéressèrent pas davantage à Saint Nazaire, dont le style, à la fois roman et gothique, leur semblait l'expression même de la barbarie tant l'Antiquité était en faveur à cette époque

Par contre, ils se rendirent à la manufacture royale de la Trivalle (notre cité administrative) dans laquelle un noble de la suite aperçut "8 ou 900 personnes, toutes différemment occupées ...Messeigneurs les princes virent teindre deux pièces de drap de 60 aunes chacune chacune, en moins d'une demie-heure, l'une en écarlate, l'autre en couleur de rose

ils prirent beaucoup de plaisir à voir toutes ces choses qu'ils examinèrent avec une spirituelle et prudente attention", toutes choses confirmées par le journal du duc de Bourgogne

Le même aristocrate peint ainsi la bastide: "les rues sont larges et tirées au cordeau, en se traversant en carré. Les maisons n'ont pas un bel extérieur mais elles sont propres (entendons jolies) en dedans. Au milieu de la ville, il y a une grande place, qui est gâtée par la halle qu'on y a bâtie"; ce texte nous rappelle qu'en 1701 les halles actuelles n'étaient pas construites

 

00:00 Publié dans 1701 | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | | |

lundi, 20 février 2017

20 février 1701

Ces temps de fête offrent l'occasion d'évoquer les réjouissances qui marquèrent du 20 au 22 février 1701, la visite faite à Carcassonne, duc de Bourgogne, et Charles, duc de Berry

Petit-fils de Louis XIV, les deux princes rentrent en d'Espagne où ils ont accompagné leur frère le duc d'Anjou, devenu roi de ce pays sous le nom de Philippe V

A la suite du décès de leur père, le premier est héritier présomptif du trône, ce qui explique l'importance qui leur est accordée

Les deux adolescents (l'aîné a seulement 18 ans) sont accompagnés d'une troupe de serviteurs de gardes montant 1 500 chevaux ou mulets, sans compter les carrosses et chariots

Ils parviennent dans l'après-midi à la porte de Toulouse, à l'ouest de notre rue de Verdun, où les accueillent 1 200 bourgeois en armes, puis se rendent dans l'hôtel de Poitiers, résidence d'été de l'évêque, Mgr de Grignan, beau-frère de Mme de Sévigné

Capture.JPG

Ce bâtiment, qui abrite aujourd'hui le collège André Chénier, n'avait pas l'allure qu'il a de nos jours mais ce devait être la demeure la plus confortable de Carcassonne puisque Louis XIV y avait séjourné en 1659 et en 1660

Capture.JPG

21:37 Publié dans 1701 | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | | |

dimanche, 19 février 2017

19 février 1715: Louis XIV reçoit longuement l'ambassadeur de Perse

// Louis XIV
reçoit l’ambassadeur de Perse

dans la Grande Galerie de Versailles, 19 février 1715

Louis XIV reçoit l’ambassadeur de Perse dans la Grande Galerie de Versailles, 19 février 1715 reçoit longuement l'ambassadeur de Perse. Le Roi semble épuisé

L’ambassadeur du shah de Perse, Mehmet Riza Beg, a été reçu solennellement dans la galerie des Glaces le 19 février 1715.

Comme pour les ambassades de Gênes (1685) et de Siam (1686), le trône a été placé sur une estrade à l’extrémité de la galerie du côté du salon de la Paix.

La cérémonie fut particulièrement fastueuse: selon le duc de Saint-Simon, Louis XIV avait revêtu un habit brodé de perles et de diamants d’une valeur de 12,5 millions de livres; mais Saint-Simon précise que l’habit du roi était « d’étoffe or et noir », ce qui ne correspond pas avec la peinture.

Saint-Simon ajoute que le roi, qui allait mourir six mois et demi plus tard, apparaissait maigri et maladif, courbé sous le poids de son habit.


Le duc d’Anjou, futur Louis XV, et Philippe d’Orléans, futur Régent, sont peints respectivement à droite et à gauche du roi, portant comme lui le cordon bleu de l’ordre du Saint-Esprit.