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mardi, 05 septembre 2017

05 septembre 1699: Chancelier de France

Chancelier de France

5 septembre 1699 au 2 juillet 1714  

comte de Pontachartrain

05 septembre 1702

 

Le général Menno van Coehoorn est chargé de diriger les travaux tandis que le prince de Nassau-Saarbruck commande le siège.

 

Le baron de Heyden, Prussien, et le Hollandais Obdam parviennent à ouvrir une tranchée sur les deux rives et investissent la place avec leurs troupes le 5 septembre 1702.

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05 septembre 1661

 

"Agissant sur mon ordre exprès, le sieur d'Artagnan, sous-lieutenant aux mousquetaires, arrêta à Nantes M. Fouquet; ce qui me fut une grande satisfaction

 

En même tems que cette nouvelle, j'écrivis à la Reine ma mère quel plaisir j'ai goûté de travailler moi-même aux finances"

Louis-xiv-signature

 

 

05 septembre 1651: Majorité du Roi

 

Mardi 05 septembre 1651

Louis XIV 1651 (13 ans majeur).jpg

Portrait en habit de couronnement avec la croix de l’Ordre du Saint-Esprit, le sceptre d’Hugues Capet et le sceptre à fleur de lys.

Peinture, 1651–54, de Justus van Egmont (1601–1674). Peinture, 137.5 × 105cm.
Innsbruck, Collection Schloß Ambras

 

Majorité du Roi

 

La majorité du Roi avait été fixé à l'âge de 13 ans révolus par l'édit de Vincennes du mois d'août 1374, enregistré au Parlement  le 27 mai 1375

 

 

Elle était fixée en France à quatorze ans commencés. Jusqu'au règne de Charles V, il n'y avait rien de certain sur le temps auquel les rois devenaient majeurs, les uns l'avaient été reconnus plutôt, d'autres plus tard.

 

Charles V, dit le Sage, sentant les inconvénients qui pourraient résulter de cette incertitude, par rapport à son fils et à ses successeurs, donna un édit à Vincennes au mois d'avril 1374, par lequel il déclara qu'à l'avenir les rois de France ayant atteint l'âge de quatorze ans, prendraient en main le gouvernement du royaume, recevraient la foi et hommage de leurs sujets, et des archevêques et évêques ; enfin qu'ils seraient réputés majeurs comme s'ils avaient vingt-cinq ans.

 

Cet édit fut vérifié en parlement le 20 mai suivant. Il y a eu depuis en conséquence plusieurs édits donnés par nos rois pour publier leur Majorité, ce qui se fait dans un lit de justice, cette publication n'est pourtant pas absolument nécessaire, la Majorité du roi étant notoire de même que le temps de sa naissance.

 

d'après le Dictionnaire encyclopédique de la noblesse de France

Nicolas Viton de Saint-Allais (1773-1842)  — Paris, 1816

 

 Anne d'Autriche envoie au Parlement une lettre proclamant l'innocence de Condé.

  Une déclaration royale confirme le bannissement perpétuel de Mazarin

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05 septembre 1684: Anniversaire du Roi

 

Anniversaire du Roi

 

Par arrêt du Conseil d'Etat, le Roi décide de baisser les tailles de l'année 1685 de 3 444 717 livres

 

"Le Roi pour faire goûter à ses peuples les fruits de la paix qu'il vient encore de donner à l'Europe, a rabaissé les tailles de deux millions, outre le rebais d'un million que Sa Majesté avoit ordonné il y a quelque temps"

 

Peu de princes ont rempli plus consciencieusement et plus assidûment que Louis XIV ce qu'il a appelé luimême le métier de roi .

 

Voici, au surplus, d'après le marquis de Dangeau, la division de son temps en 1684.

 

Tous les jours, de neuf heures du matin à midi et demi, le roi s'enfermait avec les ministres.

 

A deux heures, après la messe, il allait chez madame de Montespan jusqu'au dîner  .

On annonçait alors le repas du roi de la sorte :

 

"Sire, la viande que Votre Majesté a commandée est prête »

(Lettres « de madame de Maintenon, t. V, p. 202, note)

 

 

Après le dîner, il entrait un instant chez la dauphine, puis se renfermait chez lui pour travailler, ou bien sortait.

 

Le soir, de sept à huit heures, il allait chez madame de Maintenon, en sortait à dix pour souper, retournait chez madame de Montespan, où il restait jusqu'à minuit, rentrait dans son appartement, jouait un instant avec ses chiens et se couchait habituellement de minuit et demi à une heure du matin.

 

Les jours d'appartement , le roi jouait au billard de sept à neuf heures avec les ducs de Vendôme et de Grammont, le grand-prieur et M. de Chamillard.

 

Il y avait aussi ces jours-là musique, bal, jeux de cartes, de dés, d'échecs, de trictrac.

 

Le mot d'appartement venait de ce que le roi avait commencé à donner des plaisirs dans son grand appartement de « Versailles ; et de là on avait donné le nom d'appartement aux « jours auxquels le roi donnait quelque divertissement chez lui, « c'est-à-dire lorsqu'il jouait au billard en public, qu'il y avait « bal et musique, et liberté à tout le monde de jouer tel jeu que « l'on voulait; et on disait : « Il y a aujourd'hui appartement." (Mémoires du marquis de Sourches ; 1.1, p. 81)

 

Après le billard, le roi entrait dans son cabinet avec madame de Maintenon, ou allait chez elle jusqu'au souper .

 

Quelle que fût la variété de ces occupations, les affaires de l'État y tenaient cependant, comme on voit, une place importante.

 

Sous ce rapport, la conduite de Louis XIV fut toujours en harmonie avec les instructions qu'il préparait pour ses successeurs

« Dès l'enfance même, y est-il dit, le seul nom des rois fainéants  et des maires du palais me faisait peine quand on le  prononçait en ma présence »

 

Une autre fois, il précisait mieux sa pensée :

« Nul ne partage votre travail  sans avoir un peu de part à votre puissance. N'en laissez à autrui que ce qu'il vous sera impossible de  retenir; car, quelque soin que vous puissiez prendre, il vous en échappera toujours bien plus qu'il ne serait à souhaiter  »

 

Pendant toute la durée de son règne, une des principales préoccupations des ministres fut donc de n'agir ou de ne paraître agir que par ses ordres , sous son inspiration ; il suffit, pour se faire une idée de ses principes à cet égard, de lire la réprimande magistrale qu'il adressa un jour à Colbert, coupable d'avoir voulu imposer une opinion qui n'était pas partagée  .

Et ces sentiments d'une obéissance exclusive, absolue, Louis XIV ne les exigeait pas seulement de ses ministres, mais de sa famille.

 

Bien plus, docile à l'impulsion donnée , celle-ci, et la cour à sa suite, avaient poussé leurs démonstrations de soumission et de respect à un point qui dégénérait, on va s'en convaincre, en une espèce de culte.

 

La citation suivante est textuellement extraite d'un livre en quelque sorte officiel dédié au roi et publié avec approbation.

« Quand les grandes dames, surtout les princesses « du sang, passent dans la chambre du roy, elles font « une grande révérence au lit de Sa Majesté  »

 

On sait que le duc de La Feuillade avait fait élever à Louis XIV, sur la place des Victoires, une statue en bronze qu'il inaugura, dit l'abbé de Choisy, « avec les « mêmes prosternations que les païens faisaient autre« fois devant les statues de leurs empereurs»

 

Le duc de La Feuillade voulait en outreque quatre flambeaux brûlassent nuit et jour devant elle ; mais on obtint, non sans peine, qu'ils ne seraient pas allumés le jour.

 

Il annonçait, d'ailleurs, l'intention d'acheter, dans l'église des PetitsPères, un caveau que l'on aurait poussé jusque sous la statue, au-dessous de laquelle il se serait fait enterrer.

 

D'autres érections de statues, qui eurent lieu à la suite dans les provinces, notamment à Montpellier et à Poitiers, témoignent de la disposition des représentants de l'autorité à propager cette idée que le roi n'était pas, non-seulement un roi ordinaire, maisunsimple mortel .

 

Enfin, le duc de Saint-Simon a prétendu, à ce sujet, qu'il n'aurait tenu qu'à Louis XIV de se faire adorer, et il n'y avait peut-être pas loin, en effet, de ces révérences faites devant son lit par les grandes dames et les princesses du sang à l'adoration de son image, s'il en eût laissé percer le désir .

Toutefois, dans la région des grandes affaires, il nesuffitpas toujours, même à celui qui commande, de vouloir imposer sa volonté pour être obéi.

 

Si, à côté de lui, se trouvent des natures plus énergiques ou plus intelligentes que la sienne, on peut être sûr que leur influence l'emportera habituellement.

 

Sous Louis XIII, celle du cardinal de Richelieu s'était établie naturellement, franchement, par le double ascendant de la résolution dans le caractère et de la supériorité des vues.

 

Tant que Louis XIV fut entouré de ministres d'une haute portée et que ceux-ci s'appelèrent Mazarin, Colbert, Louvois, il subit successivement leur influence; car, indépendamment de leur haute capacité, ils eurent en outre, pendant la durée de leur faveur, le talent de lui faire souhaiter les mesures qni entraient dans leur système.

 

Quand ces minisires, ayant disparu, eurent fait place à des hommes d'une valeur tout à fait secondaire, cette influence cessa d'exister, ou plutôt elle se déplaça pour passer peu à peu, bien que dans une mesure infiniment moindre, à madame de Maintenon 

 

Aucune femme n'a jamais eu, sur un aussi grand théâtre, une fortune pareille à celle de Françoise d'Aubigné, marquise de Maintenon.

 

Née en quelque sorte dans la misère, de parents que la nécessité de vivre poussa dans les colonies, longtemps à chargea une tante avare et grondeuse, elle fut par hasard présentée chez un paralytique de tant d'esprit qu'il ne lui restait plus de raison, et à qui de brillants amis persuadèrent, dit le duc de Saint-Simon, de prendre pour femme cette charmante malheureuse de seize ans, à laquelle il reconnut plaisamment pour tout bien, outre quatre louis de rente, « deux grands yeux fort malins, un très-beau « corsage, une paire de belles mains, et beaucoup d'esprit. »

 

C'est le sort de toutes les femmes qui recherchent le périlleux honneur d'influer sur les événements de leur pays d'être exposées aux plus odieuses calomnies , ou, si elles ont à regretter quelques faiblesses, d'en être punies par des récriminations qui contrastent avec l'extrême indulgence dont le monde couvre ordinairement ces sortes de fautes. « Je suis sur le théâtre,  a dit madame de Maintenon elle-même ; il faut bien  qu'on me siffle ou qu'on m'applaudisse. »

 

Veuve et sans ressources à vingt-six ans, remarquablement belle, d'une beauté ferme, hardie, mais décente et très éloignée des airs souverain de madame de Montespan , pleine de tact et de finesse, possédant à un haut degre ce qu'on appelait alors du manège, liée enfin avec ce que Paris comptait de plus brillant et de plus spirituel dans tous les camps, avec Ninon de Lenclos et madame de Sévigné, Françoise d'Aubigné se distinguait ellemême par-un esprit délicat, enjoué, et en même temps par beaucoup de mesure, réunion rare et charmante des dons les plus heureux de la nature.

 

D'après un de ses adorateurs, le chevalier de Méré, elle était douce, secrète, fidèle, modeste, intelligente ; mais de Méré lui adresse, très doucement il est vrai, un grave reproche. « On s'it magine, lui écrit-il, que vos anciens amis ne tiennent « pas en votre bienveillance une place fort assurée.2 » Cependant, Saint-Simon dit tout le contraire, et l'on sait qu'il est peu suspeet de partialité à l'égard de madame de Maintenon. Successivement, elle se trouva introduite et puis recherchée dans les plus grandes maisons, à l'hôtel d'AIbret, chez les maréchaux d'Harcourt et de Villars, chez le duc de Richelieu. Là, elle rencontra madame de Montespan, qui lui confia, en 1670, la garde des enfants du roi et l'admit dans son intimité. Quinze ans plus tard, docile enfin, après une lutte désespérée, aux sollicitations du P. Lachaiso, de Bossuet, do son fils lui-même, l'altière favorite dut se résigner à quitter la cour, laissant à sa rivale le champ libre et toute la faveur de Louis XIV, faveur d'abord précédée d'une antipathie à laquelle il n'y a eu de comparable que l'engouement qui lui succéda , pour faire place ensuite à un attachement solide, qu'aucun nuage n'a troublé pendant plus de trente ans1.

Les premiers signes apparents de cette haute fortune remontent à 1674, époque où les libéralités du roi permirent à madame de Maintenon d'acheter pour 250,000 livres la terre qui lui donna son nom, le titre de marquise el 10 a 11,000 livres de rente. Instruite, par ses relations de tous les instants avec madame de Montespan, de ce qui plaisait ou déplaisait, destinée, pendant près de dix ans, à réconcilier sans cesse deux cœurs que les liens de l'habitude et de la vanité seuls réunissaient encore, elle gagnait chaque jour le terrain que l'impérieuse et incorrigible maîtresse perdait. Peu à peu, cependant, la gouvernante intime des enfants du roi et de madame de Montespan était devenue une puissance avec laquelle il fallut compter.

 

Dès 1680, les tendances et les préférences de madame de Maintenon se dessinent nettement. C'était alors le commencement de la grande faveur de Louvois.

 

A cette époque, elle écrivait à son frère d'Aubigné, à ce joueur insatiable et déréglé, qu'elle éloignait d'elle le plus possible, comme un écueil redoutable : « Je parlerai pour vous « à M. Colbert, quelque mal satisfaite que je soie de « lui. 11 en sera plus porté à ne pas me refuser »

 

Puis, dans d'autres lettres : « Je ne comprends pas M. Col« bert; il vous fait donc attendre votre argent... Je « vais faire l'impossible pour obtenir de M. Colbert ce « que vous désirez; la paix va le rendre de meilleure « humeur.... Je vois tous les jours M. Colbert, mais il « trouve ce que vous demandez aussi difficile que je « le trouve raisonnable. Ainsi, il n'est pas encore dé« fait de moi » Dans une autre circonstance elle écrivait à madame de Saint- Géran : « M. Colbert ne « pense qu'à ses finances et jamais à la religion. »  Quand le grand ministre mourut, madame de Maintenon dut, suivant toutes les apparences, faire cause commune avec Le Tellier et Louvois.

 

Ce qui le prouve, c'est que la nomination de Le Peletier, dont elle loue la rare modestie et qu'elle consultait pour ses affaires personnelles, eut son assentiment.

 

Plus tard, vers  686, les dispositions commencèrent à changer.

 

D'un côté, les hauteurs de Louvois s'accroissaient avec d'Aubigné voulut toucher une partie de la somme d'avance ; mais il paraît que cela souffrit quelques difficultés.

 

C'est ce même d'Aubigné qui répondit au maréchal de Vivonne, frère de madame de Montespan, lequel s'étonnait un jour de le voir jouer très gros jeu :

« C'est que j'ai eu mon bâton en argent»

Puisqu'il est question de jeu et de madame de Montespan, voici un détail qui ne paraîtra pas sans intérêt. On lit dans les Lettres inédites des Feuquières (t. IV, p. 227) : « Le jeu de « madame de Montespan est monté à un tel excès que les pertes « de 100,000 escus sont communes. Le jour de Noël, elle perdoit 700,000 escus ; elle joua sur trois cartes 150,000 pistoles « (la pistole valait 10 liv.), et les gagna; et, à ce jeu-là, on peut « perdre ou gagner cinquante ou soixante fois en un quart « d'heure.» —Lalettre ne dit pas quel était ce jeu-là; mais il est probable que c'était le lansquenet, très à la mode alors.

 

Un million cinq cent mille livres joués sur trois cartes !

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