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mardi, 24 janvier 2017

24 janvier 1638: Charles Sackville

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Portrait par Godfrey Kneller en 1697

Charles Sackville

 6e comte de Dorset ainsi qu'un poète et courtisan anglais du règne de Charles II d'Angleterre

 1er Baron Cranfield (1674)

1er Earl of Middlesex (1675)

6ème Earl of Dorset

MP, poet, lord chamberlain, lord-lieutenant of Sussex then of Somerset

Lord Lieutenant of Somerset (1691-1714)

 

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Portrait par Godfrey Kneller en 1694

 

Parents

 

  • dont

Il fut un important mécène pour le monde des lettres, et favorisa de ce fait le plein épanouissement de la littérature de la Restauration anglaise. Il eut notamment pour domestique le jeune Robert Gould, lequel eut l'opportunité d'apprendre à lire et à écrire grâce à cet emploi, et de devenir ensuite un poète important de l'époque.

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Portrait par Godfrey Kneller en 1694

Charles Sackville semble avoir participé aux frasques avec lesquelles Sir Charles Sedley et le comte de Rochester ont gagné leur réputation sulfureuse.

En 1662, lui et son frère Edward, avec trois autres gentlemen, furent inculpés du dépouillement et du meurtre d’un tanneur appelé Hoppy.

Ils firent valoir pour leur défense qu’ils poursuivaient des bandits et avaient pris le malheureux pour l’un d’entre-eux. Les jeunes gens semblent avoir été acquittés: lorsqu’en 1663 Charles Sedley fut jugé pour un outrage à la pudeur commis à Covent Garden, Sackville, encore une fois impliqué, fut admonesté par le juge qui lui reprocha de n’avoir tenu aucun compte de sa mansuétude l’année précédente.

Ses excentricités semblent avoir été moins insupportables à ses contemporains que celles d’autres personnages similaires: il ne fut jamais nettement impopulaire, et l’on rapporte que Rochester se plaignit un jour à Charles II de cette différence de traitement entre eux.

Portrait par Godfrey Kneller en 1694

En 1665, le comte de Dorset se porta volontaire pour servir sous les ordres du duc de York lors de la seconde guerre anglo-hollandaise.

D’après Matthew Prior, Dorset imagina sa célèbre chanson To all you ladies now at Land (« À vous toutes mesdames restées au pays ») la nuit précédant la victoire remportée au large de Harwich, le 3 juin 1665.

In 1667 Pepys écrit en se lamentant que Sackville a entrainé Nell Gwynne hors du théatre, et que avec son ami Sedley, les deux mènent joyeuse vie avec Nell (dont il a fait sa maitresse) dans une maison de Epsom.

L'année d'après, Charles II fera la cour à Nell et le roi enverra "Charles le 2ème" (Sackville) en exil à l'étranger; Sackville avait été baptisé "Charles le 2ème" par Nell, celui qu'elle surnommait "Charles le 1er" était son premier protecteur, Charles Hart, le roi Charles II devenant "Charles le 3ème" dans la liste de ses amants.

La gaieté et l’esprit du comte lui assurèrent la constante amitié de Charles II mais ne plurent pas particulièrement à Jacques II, qui lui tenait en outre rigueur de ses vues sur sa maîtresse, Catherine Sidley.

Dorset se retira donc de la cour lors de la succession au trône, pour y revenir ensuite sur l’invitation de Guillaume III, qui le fit conseiller privé, Lord Chamberlain (1689) et chevalier de la Jarretière (1692).

Dorset, lui-même homme de lettres, fut un généreux protecteur du monde littéraire. Lorsque John Dryden perdit son titre de Poète Lauréat, il lui accorda à ses frais une pension d’un montant équivalent. Matthew Prior, dans la dédicace à ses Poems on Several Occasions (1709), affirme que l’opinion de Dorset était régulièrement recherchée par le poète Edmund Waller, que le duc de Buckingham suspendit la publication de La Répétition jusqu’à obtenir son avis, et même que Samuel Butler et William Wycherley lui devaient la première reconnaissance officielle de leur talent.

L’éloge fait par Prior comporte sans aucun doute une part d’extravagance, mais Dorset semble avoir réellement développé de puissantes qualités intellectuelles après les frasques de sa jeunesse. Bien qu’il ait laissé lui-même peu de poèmes, aucun n’est dénué d’intérêt.

Louis XIV le Grand de Bourbon, roi de France est un cousin au 8e degré d'un grand-parent de Charles Sackville, Earl of Dorset.

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samedi, 21 janvier 2017

21 janvier 1638: Ignazio Donati

Ignazio Donati

compositeur italien

né à Casalmaggiore, dans la province de Crémone vers 1570 

mort à Milan le

  Il a été un pionnier du « motet concertato »

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mercredi, 18 janvier 2017

18 janvier 1695

(Pour la première Capitation, instaurée le 18 janvier 1695)

 Louis XIV institue la première Capitation

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De François Bluche, Louis XIV, Fayard, pages 747 à 750 (extraits) :

 

"...Louis XVI eût-il réussi, financièrement et psychologiquement, la même opération en 1780 - au coeur de la guerre d'Amérique - la monarchie capétienne était sauvée..."


Les sujets de Sa Majesté en coupe et en élévation

...Le 18 janvier 1695, une déclaration du Roi instaurait en France une capitation, une redevance annuelle par tête, impôt nouveau chez nous, assez révolutionnaire (puisque la noblesse y était soumise) bien qu'imité de l'Europe centrale. Saint-Simon pense que le contrôleur Pontchartrain ne l'a instaurée qu'à contrecoeur, n'a été qu'un éditeur malgré lui. On ne peut en dire autant de Louis XIV. Il a suivi pendant toute l'année 1694 les préparatifs et modalités de la capitation. Si les riches paient, si les nobles crachent au bassinet, le Roi l'a plus qu'accepté, il l'a voulu.

Cette particularité qui rattache le nouvel impôt à un dessein économique et social, à une politique globale, suffirait à marquer l'exceptionnelle importante de la capitation. On y trouve aujourd'hui un autre intérêt. Car, non content de renflouer, en pleine guerre, les caisses du trésor public,l'impôt de capitation de ce mois de janvier 1695 nous instruit sur l'ancien régime français et sa structure, la politique sociale de Louis XIV et sa réussite...

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Ce ne sont pas trois ordres (clergé, noblesse, tiers état), ou deux camps (privilégiés et roturiers, riches et pauvres, dominants et dominés) qui sont taxés, mais vingt-deux "classes" de contribuables. Elles ne regroupent pas moins de 559 rangs, correspondant à des dignités, des états, des grades des métiers. La première, qui comprend notamment la famille royale, les ministres et les principaux financiers, est taxée 2.000 livres; la deuxième, celle des ducs et du premier président, paie mille livres; la huitième, qui compte en son sein les maréchaux de camp et les conseillers au Parlement, est imposée pour 200 francs; la quinzième, où figurent les greffiers des présidiaux et les rentiers des villes moyennes, paie 40 livres. La dernière, celle des simples soldats et des petits domestiques, n'est taxée qu'à une livre. La capitation n'étant ni impôt sur le capital, ni impôt sur le revenu, mais imposition du rang, son tarif est une véritable radiographie de la société française, saisie aux deux tiers d'un grand règne.  

La population du royaume n'est ni société d'ordres fondée sur le protocole, ni société de classes réglée sur l'argent. La division d de la nation en trois ordres n'est plus une réalité sociale (même si un noble est élégamment décapité là où un roturier est vulgairement pendu). C'est pourquoi la première classe de capitation englobe un bon nombre de financiers roturiers. La hiérarchie des fiefs de dignité n'a plus de sens, à l'exception de l'éminente primauté des maisons ducales. Les marquis, comtes, vicomtes et barons sont démocratiquement mis au même rang : le Roi le sa laissé placer en septième classe, où ils accompagnent, non moins démocratiquement, les receveurs des tailles et les contrôleurs des postes. Quant aux "gentilshommes n'ayant ni fief ni château" - ce qui est un peu le niveau de Cadet Rousselle -, le contrôleur général les a mis en dix-neuvième classe, auprès des appariteurs d'université, des cabaretiers, des garde-chasse !..."   

 

14 octobre 1710 : Louis XIV institue la seconde Capitation.

"...Louis XVI eût-il réussi, financièrement et psychologiquement, la même opération en 1780 - au coeur de la guerre d'Amérique - la monarchie capétienne était sauvée..."

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De François Bluche, Louis XIV, Fayard, pages 817/818 :

 

Chacun paiera l'impôt

...Au milieu de la guerre précédente, Louis XIV avait admis le principe d'une imposition révolutionnaire, l'avait fait accepter par un argentier réticent, M. de Pontchartrain. Cette capitation, interrompue en 1698, avait été rétablie en 1701. Aujourd'hui, même additionnée aux tailles, aux aides, aux traites, à la gabelle, elle ne suffit plus à alimenter les caisses du Trésor. Le roi se résoud donc à l'instauration d'une taxe fixe sur les revenus. Sa déclaration du 14 octobre 1710 met en place l'impôt du dixième denier, en abrégé le dixième. Comme à l'occasion de la capitation, le clergé est épargné, qui consent une augmentation de son "don gratuit". Mais, comme pour la capitation, l'imposition nouvelle ne connaît plus  de distinction entre roturiers et privilégiés : tout le monde est taxable. C'est une mobilisation générale des énergies, une  contribution globale à l'effort de guerre.

Le Roi ne s'y rallie pas sans réflexion, ni réticences. Non qu'il ait scrupule à associer les nobles aux sacrifices financiers nécessaires, mais il sait que les humbles paient déjà à la limite du supportable. Aussi, comme en 1695, l'acte de création de l'impôt nouveau comporte, par la volonté du souverain, un long préambule explicatif, qui en appelle à l'esprit public, au civisme et au patriotisme du peuple français. Cosigné par Nicolas Desmarets, il n'en exprime pas moins les sentiments et la pensée du monarque, portant au reste la marque de son style. Comme le 12 juin 1709, Louis rappelle ses efforts pour terminer la guerre; comme en 1709, il montre que la paix ne s'éloigne qu'en raison de la foi punique des alliés :

"Le désir sincère que nous avons de faire une paix convenable à toute l'Europe nous a porté à faire les démarches qui pouvaient prouver que nous n'avons rien plus à coeur que de procurer le repos à tant de peuples qui le demandent... mais l'intérêt de ceux qui veulent perpétuer la guerre et rendre la paix impossible a prévalu dans les conseils des princes et Etats de nos ennemis... Dans cette situation, nous ne pouvons plus douter que tous nos soins pour procurer la paix ne servent qu'à l'éloigner, et que nous n'avons plus de moyens pour y porter nos ennemis que celui de faire véritablement la guerre."

 

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Pour cela, Sa Majesté s'est décidée  à mettre en place cette imposition du dixième : à compter du 1er octobre 1710 (la déclaration est du 14), chaque sujet du Roi versera pour la cause commune le dixième de ses revenus. La chose concerne tous les laïcs, "nobles ou roturiers, privilégiés ou non privilégies". Ces dix pour cent d'impôt frapperont les revenus fonciers, les droits seigneuriaux, les propriétés urbaines, les charges, les rentes publiques ou privées, les profits marchands, etc... Un mois plus tard, Desmarets fera prélever le dixième par retenue à la source, dans le cas des gages, appointements, pensions et rentes.

Nous avons oublié, de nos jours, quelle brèche la volonté royale ouvrait, en ce 14 octobre 1710, dans la muraille déjà lézardée des privilèges. Louis XVI eût-il réussi, financièrement et psychologiquement, la même opération en 1780 - au coeur de la guerre d'Amérique - la monarchie capétienne était sauvée. Dans l'affaire du dixième denier, le Grand Roi console les pauvres en leur montrant qu'il fait d'abord payer les riches. Il associe chacun à l'oeuvre de l'énergie nationale : l'obole du gagne-petit contribue autant, dans l'ordre moral et politique, au salut du royaume que le gros versement imposé à M. Crozat, financier, ou à M. de Saint-Simon, duc et pair...

...sa réforme fiscale, exécutée en deux étapes (1695 et 1710), justifiée par le temps de guerre, acceptable et acceptée par les plus humbles des Français, diminuait les privilèges sans trop blesser les privilégiés. Si les Bourbons en avaient usé aussi courageusement et intelligemment au siècle des Lumières, y aurait-il eu révolution en 1789 ?..."

 

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18 janvier 1663: Pierre-Paul Riquet

 Louis XIV ordonne par arrêt du Conseil d'État l'examen du projet de 

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Pierre-Paul Riquet pour la création du canal du Midi.

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dimanche, 15 janvier 2017

15 janvier 1645: Seigneur de Berriac

 

Barthélémy Deprats

seigneur de Berriac et Brousses

 

il fut 1er consul de Carcassonne en 1590, lieutenant particulier au présidial de Carcassonne en 1600

 

Il mourut le 15 janvier 1645, sur la paroisse de Saint-Michel de la ville basse de Carcassonne

 

(Vignerie: Annales du diocèse de Carcassonne.t.II)

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