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dimanche, 15 janvier 2017

15 Janvier 1680: Louis d'Anglure de Bourlémont

Le Roi donne l'évêché de Carcassonne à  Louis d'Anglure de Bourlémont, évêque de Fréjus

 

Celui de Fréjus à Jacques Potier de Novion, évêque de Sisteron (Il n'en prit pas possession et fut nommé à Evreux en mai 1681) et l'abbaye de N D de Liques (ou Licques) dans le Boulonnais au sieur Joseph Ignace Jean-Baptiste de Mégrigny (ou Mesgrigny), frère (en fait cousin) du sieur Jean de Mégrigny de Villebertin, gouverneur de Tournai

 

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Louis d'Anglure

Armes :

Écartelé au 1er et au 4° d'or, semé de grillets d'argent soutenus de croissants de gueules, qui est d'Anglure ; au 2° et 3° de gueules à trois pals de vair, au chef d'or chargé d'une merlette de sable, qui est Chatillon sur le tout, fascé d'argent et de gueules de 8 pièces qui est Bourlemont.

 

conseiller d'État

Évêque de Fréjus (1679-1680)

Évêque de Carcassonne (1680-1681)

Archevêque de Bordeaux, Primat d'Aquitaine (1680-1697)

Parents

 

On trouve ces armes décrites et peintes dans l'Histoire de la Primatiale de Bordeaux, par le chanoine Lopez, annotée par le chanoine Callen.

 

 

Louis d'Anglure devient en 1657 auditeur de rote pour la France à Rome.

 

En 1664, il est nommé ministre plénipotentiaire, et c'est à ce titre, qu'il signe à Pise, le traité entre le pape Alexandre VII et Louis XIV, au sujet de l'attentat commis à Rome en 1662, par la garde corse contre le duc de Crêqui, ambassadeur de France auprès du Saint-Siége.

 

En 1668, le roi le nomme à l'évêché de Tournai, puis, en 1669, à l'évêché de Lavaur

 

Mais il ne croit pas devoir accepter encore le fardeau de l'épiscopat et il est pourvu de l' abbaye de la Grasse, au diocèse de Carcassonne en 1670.


En 1679 Louis XIV le nomme au diocèse de Fréjus.

 

En 1680 il est transféré au diocèse de Carcassonne et la même année il est appelé à l'archevêché de Bordeaux.

 

À Bordeaux de Bourlemont confie la direction de son grand séminaire aux prêtres de la Congrégation de la Mission 

 

Il établit en 1695, dans l'église des religieuses de la Visitation à Bordeaux, la confrérie du Sacré-Coeur de Jésus.

 

Outre l'abbaye Sainte-Marie de Lagrasse, Louis d'Anglure possède en commende aussi celle de Saint-Pierre de l'Ile en Médoc.

 

Précédé par Louis d'Anglure de Bourlemont Suivi par
Antoine de Clermont
Évêque de Fréjus
1679-1680
Luc d'Aquin

 

Louis de Nogaret de La Valette
Évêque de Carcassonne
1680
Louis-Joseph Adhémar de Monteil de Grignan
Henri de Béthune
Archevêque de Bordeaux
1680-1697
Armand Bazin de Bezons

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dimanche, 08 janvier 2017

1701: Deuxième Antichambre ou Salon des Bassans

Premier étage

Aile centrale

Appartement du roi

19- Antichambre de l'œil de Bœuf

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Jusqu'en 1701, il y avait deux pièces: la première Chambre du Roi, qui avait une fenêtre sur la Cour de Marbre, et un salon ouvrant sur une Cour Intérieure et que l'on appelait le Salon des Bassans à cause des tableaux de ces peintres vénitiens qui l'ornaient.


Lorsque Louis XIV installa sa chambre dans la pièce voisine, on donna à celle-ci ses dimensions actuelles et la voûte, surélevée, fut percée du grand œil-de-bœuf qui lui a valu son nom.


Dans les boiseries de Taupin, Dugoulon et Goupil, Louis XIV avait fait placer des tableaux de Véronèse qui furent remplacés par des portraits royaux, œuvres des peintres attitrés de la Cour: Mignard, Jean Nocret et François de Troy.


Une série de bustes des rois qui ont résidés à Versailles décorent la salle: Louis XIV par Coysevox, Louis XV par Gois et Louis XVI par Houdon.

C'est dans cette antichambre que, chaque jour, les courtisans attendaient derrière la porte de la Chambre du Roi, le moment d'entrer pour le Petit et le Grand Lever, et le soir pour le Grand et le Petit Coucher.

Ceux qui avaient « l'entrée » étaient introduits en premier par un Garde Suisse

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Deuxième Antichambre ou Salon des Bassans

Primitivement, la deuxième antichambre et la chambre formèrent une partie de l’appartement de la reine; pourtant en 1684, après la mort de Marie-Thérèse, les deux pièces furent rattachées à l’appartement du roi. a et b Verlet 211

La deuxième antichambre servit comme lieu où les courtisans attendaient leur entrée auprès du roi pendant le petit lever et le grand lever.

En raison de la collection des peintures par l’artiste italien, Jacopo Bassano, dit le Bassan, qui furent exposées dans cette salles, la pièce fut surnommée antichambre des Bassans Piganiol de la Force 119

Le célèbre Noli me tangere par Lambert Sustris orna la cheminée.

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En 1701, la deuxième antichambre et la chambre du roi furent fusionnées afin de créer le grand salon, le salon de l'Œil-de-bœuf, qui devint l’antichambre principale de la nouvelle chambre du roi. a et b Verlet 211

Prenant son nom de la fenêtre ovale – l’œil de bœuf – dans la voussure sud du plafond, le salon de l'Œil-de-bœuf présente une frise avec des groupes de putti dansant en stuc doré dans les voussures du plafond. Le décor de cette pièce annonce une transition entre le style Louis XIV, qui se trouve au Grand Appartement du Roi et dans la galerie des glaces.

Avec un décor qui présenta des glaces, meubles dorés, les peintures L’Évanouissement d’Esther et Judith avec la tête d’Holopherne par Véronèse.

Le salon de l’œil de bœuf se présenta comme un des plus somptueuses pièces de l’appartement du roi. Kimball 50-61 ; Félibien 339 ; Verlet 212

Quand Louis XIV s’installa dans la chambre du roi en 1684, la pièce suivante fut désignée pour le salon du roi ou le salon où le roi s’habille.

Le salon du roi servait depuis dix-sept années comme lieu où se déroulèrent les cérémonies du lever et du coucher du roi. Verlet 213

mardi, 03 janvier 2017

Lever du Roi du Mercredi

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Chaque mercredi, à son Lever, le Roi tient un cercle diplomatique.

Les ambassadeurs et les ministres étrangers viennent lui faire leur cour.

Ils peuvent, à cette occasion, obtenir de lui un court entretien, et en profite pour lui présenter des compatriotes de passage jugés digne de cette distinction, et dont les noms avaient préalablement sou mis au Roi par l'introducteur des ambassadeurs.

lundi, 02 janvier 2017

02 janvier 1660: Carcassonne-Pouzols

La famille royale quitte Carcassonne et va coucher à Pouzols

( à près de 10 lieues à l'est-nord-est de Carcassonne)

http://fr.academic.ru/pictures/frwiki/78/Nanteuil1.jpg

 

Le 2 janvier 1660, la reine-mère Anne d'Autriche, Louis XIV, la Grande Mademoiselle, le Cardinal Mazarin et la Cour, entre Pennautier et Béziers, firent une étape et après avoir été reçus en grandes pompes par les consuls, les dignitaires ecclésiastiques et les notabilités locales, couchèrent dans différents lieux de Pouzols.


Le Traité des Pyrénées, si important pour notre Languedoc, venait d'être signé avec l’Espagne dans l'Ile des Faisans en Gascogne et "Leurs Majestés" et la Cour se disposaient à passer quelques mois à Aix en Provence, avant le mariage prévu pour juillet, du Roi avec l'Infante Marie Thérèse d'Espagne à Saint Jean de Luz.

 

Cela paraît incroyable, et pourtant, le 2 janvier 1660 celui qu’on appelle le Roi Soleil a passé une nuit au village .

 

En voici l’explication :
La cour de France quitte le château de Fontainebleau (Versailles n’existe pas encore) en juillet 1659 pour se rendre au pays Basque où doit se dérouler le mariage du roi avec l’infante d’Espagne, Marie Thérèse d’Autriche. Mariage « politique » qui mettait fin à la guerre et fixait les frontières qu’on connaît aujourd’hui (traité des Pyrénées 7 Novembre 1659)

 
Ce voyage aura duré 13 mois….ce qui paraît surréaliste, d’autant que la cour aura parcouru 3200 km en faisant un crochet par Aix en Provence, itinéraire plutôt surprenant pour se rendre à Saint Jean de Luz !


La raison ?  

 

http://www.ladepeche.fr/content/photo/biz/2008/11/22/200811221023_w350.jpg Hubert Delpont (Historien) la donne dans son livre qui vient de paraître aux éditions de l’Albret, « Parade pour une infante » : lorsque la cour arrive à Bordeaux, tout se détraque.

 

On signale au roi qu'il n'y aura pas d'infante

 

« Que faire alors », souligne Hubert Delpont.

 

Il ne peut ni avancer ni revenir à Paris sous peine d'être la risée de l'Europe.

 

C'est alors que va démarrer un extraordinaire voyage qui va conduire la cour jusqu'à Aix-en-Provence, passant à Pouzols le 2 janvier 1660.

Louis XIV jeune par Le Brun


Le Roi Louis XIV a vingt et un an, il est accompagné de sa mère Anne d'Autriche, de Mazarin, de sa cousine la Grande Mademoiselle et de leur nombreuse suite.

 

Nous trouvons dans le registre paroissial d'Olonzac, régulièrement tenu depuis l'année 1617, la mention suivante

"Sera mémoire à la postérité que le Roi Louis quatorzième du nom, Roi de France, est passé au lieu d'Homps le vendredi second du mois de janvier mille six-cent-soixante environ les trois heures du soir pour aller coucher à Pouzols. Monsieur d'Anjou son frère, Madame sa mère et Mademoiselle d'Orléans étaient avec lui dans son carrosse"


Le Baron De Fournas écrit dans un opuscule sur l’Histoire de Pouzols :

« Mademoiselle, le Cardinal Mazarin et la Cour, entre Pennautier et Béziers, firent une étape et, après avoir été reçus en grandes pompes par les consuls, les dignitaires ecclésiastiques et les notabilités locales, couchèrent dans différents lieux de Pouzols »


Ces différents lieux, hélas ne nous sont pas connus…

 

Le château actuel datant de 1786…il ne reste plus que des hypothèses bien fragiles : Relais de Poste, Auberge, Maison bourgeoise…

Ancien relais de poste en bordure de la D5

 

oui, mais autre problème, et de taille ! 

 

On sait que le déplacement de la cour représentait 15 000 personnes et

10 000 chevaux !

 

Tout ce monde n’a pas pu faire étape à Pouzols.

 

Réponse d’Hubert Delpont :

« En général les gens de la cour résidaient dans un rayon de vingt kilomètres autour du lieu de l’étape. Tous d’ailleurs ne passaient pas au même moment Certains arrivaient la veille pour préparer les lieux et d’autres après le passage du Roi pour récupérer du matériel ( ?)…un peu comme pour le Tour de France »

 
Il s’agit bien d’une « parade pour une infante », elle aura été la plus longue de l’histoire de la Monarchie et elle se conclura, écrit H.Delpont, en juin 1560 sur la Bidassoa non sans encore des faits surréalistes puisque l'infante s'est mariée deux fois.

 

http://www.vacances-location.net/locations-vacances/map-town/guipuzcoa/fontarrabie.png

La première à Fontarrabie mais sans le marié qui avait envoyé un représentant sur procuration, la seconde à Saint-Jean-de-Luz avec, cette fois, le roi en personne, enfin rendu à bon port.

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dimanche, 01 janvier 2017

1er janvier 1660: Le Roi à Carcassonne

A Carcassonne

http://f.de.stordeur.free.fr/2E_97_257.jpg

 

Le Roi va faire ses dévotions aux grands Augustins et touche ensuite les malades en la manière accoutumée

 

L'après-midi, il assiste aux vêpres et entend le sermon en l'église des Jésuites

 

Chénier, un collège royal

Robert Amouroux, pour terminer sa carrière d'enseignant, vient d'accéder au poste de principal du collège André-Chénier à Carcassonne.

 

Amateur d'Histoire de France, il a, au fil de ses recherches, appris avec surprise que dans cette demeure de style Louis-XIV, le célèbre Roi- Soleil fit un séjour au XVIIe siècle alors qu'il se rendait au Pays basque pour y épouser l'infante Marie-Thérèse.

 

L'hôtel de Roux d'Alzonne, c'est le nom de cette imposante bâtisse, a donc une vénérable histoire.

 

Courant 2000, sous la férule d'un professeur d'histoire toujours en activité, Robert Villa, de Marie-Christine Canivenq et de Claudine Gleizes, enseignants du collège, des élèves de sixième et de troisième de l'établissement, historiens en herbe, avaient rédigé l'histoire de l'hôtel de Roux d'Alzonne.

 

Un document remarquable qui, à la veille du centenaire de l'établissement, en octobre prochain, atteste, s'il se devait, d'un passé riche dans la bastide Saint- Louis.

Les juges-mages de Carcassonne

C'est au XVIe siècle qu'une puissante famille de magistrats accéda au bâtiment qui devint l'hôtel de Roux d'Alzonne.

 

Les juges-mages, c'était leurs fonctions, étaient la principale autorité judiciaire de Carcassonne et, peu à peu, la première autorité de la ville.

 

C'est de la sorte que le Roi- Soleil fait escale avec toute sa cour à l'hôtel, du 30 décembre 1659 au 2 janvier 1660, où il est accueilli par François de Roux, le juge-mage de la ville.

 

Depuis, la tradition ovale nomme à ce niveau « la chambre du Roi »

 

Paradoxalement, à ce jour nulle trace, nulle plaque, n'évoque au niveau de

« la chambre » le passage de Louis XIV.

 

Un oubli d'autant plus étonnant que le mariage de ce dernier avec l'infante Marie- Thérèse, qui suivit, mit fin définitivement aux hostilités entre la France et l'Espagne et constitua une des clauses principales du traité des Pyrénées de 1659.

Restauré dans les règles

Des réparations ponctuelles ont lieu au collège André- Chénier par l'intermédiaire du conseil général, maître d'oeuvre en la matière.

 

Ces travaux sont effectués dans le respect des normes dictées par les Bâtiments de France.

 

La visite de l'établissement, qui sera autorisée dans le cadre du centenaire du collège, permettra aux Carcassonnais de découvrir l'un des joyaux de la ville basse.

 

L'escalier magistral en pierres de taille de Carcassonne en est l'un des fleurons.

 

C'est le 22 février 1921, sur proposition au conseil municipal, que le nom d'André Chénier est donné au collège pour l'honorer.

 

André de Chénier, de son vrai nom, était un grand poète audois qui passa une partie de son enfance à Carcassonne, chez une tante paternelle.

 

Il mourut guillotiné à Paris, en 1794, alors qu'il était révolutionnaire


 

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/4/40/Louis-xiv-lebrunl.jpg
Louis XIV
(1638-1715)

 

Visite du 30 décembre 1659
au 1er janvier 1660
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L'Hôtel Roux d'Alzonne, rue de Verdun
 

 

Louis XIV


y résida en janvier et avril 1660 quand il passa dans notre ville sur la route de  Saint-Jean de Luz pour son mariage avec l'infante Marie-Thérèse.

 
Il se recueillit devant le "Saint-Suaire" de Carcassonne.


Photo: Chroniques de Carcassonne

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