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dimanche, 01 janvier 2017

1701: Cabinet du conseil

Premier étage

Aile centrale

Appartement du roi

21 Cabinet du conseil

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Les miroirs de la cinquième arcade de la galerie des glaces, en venant du Salon de la Guerre, recouvrent une porte, qui ouvre sur le Cabinet du Conseil.

Il y avait d'abord dans ce cabinet deux pièces: le cabinet du roi où il tenait ses différents conseils avec ses ministres et le Cabinet des Termes, où il réunissait la Famille Royale après le dîner.

Cette seconde pièce était aussi appelée le cabinet des Perruques car les perruques du Roi, dont il changeait plusieurs fois par jour, y étaient rangées dans une armoire.

ces deux pièces en une seule, et même de l'agrandir d'environ 2,50 m en gagnant sur la cour des Cerfs.


Gabriel a également dessiné les motifs des boiseries et c'est Antoine Rousseau qui a réalisé les sculptures dans le bois qui a été ensuite peint et doré.

Chaque panneau est consacré à chacun des différents conseils du Roi: la paix, la guerre, la marine.

Ce sont de petits génies qui les représentent, dans des cartouches suspendus au centre de chaque panneau.

Il s'agit là du style rocaille.

Ce cabinet du conseil jouait dans la vie du Roi et celle de la cour un rôle de premier plan.

Il était en quelque sorte le cœur de la vie du pays.

Le conseil des Ministres s'y tenait le matin, et c'est là que furent prises toutes les grandes décisions des règnes de Louis XV et de Louis XVI:
- renversement des alliances en 1756.


- Participation à la guerre de l'Indépendance américaine en 1175...


Le roi y accordait aussi des audiences particulières, il y présidait les chapitres de l'Ordre du Saint-Esprit, il y recevait le défilé de toute la Cour venue lui présenter, suivant les circonstances, félicitations ou condoléances, il s'y faisait représenter les dames portant un titre de noblesse, il y écoutait même la harangue des harengères, les marchandes de poissons de Paris qui avaient le droit de venir lui dire ce qu'elles pensaient en certaines occasions.


Cette pièce prestigieuse méritait plus que toute autre que l'on reconstitue son ameublement.

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Cette pièce devint cabinet du conseil avec la construction du salon de la guerre, qui fut érigé sur l’emplacement du salon de Jupiter – la pièce qui servit comme salle du conseil au sein du Grand Appartement du Roi.

Primitivement surnommée cabinet du roi à partir de 1684, la pièce fut réaménagée en 1701 avec un nouveau décor qui présenta les murs lambrissés avec des glaces; par conséquent, cette pièce fut rebaptisée cabinet des glaces.

En dépit du luxe des glaces, la pièce fut meublée de manière utilitaire: en plus de la table de conseil dressée avec une nappe en velours, il y eut trois fauteuils, douze tabourets pliants et une chaise-longue qu’utilisa Louis XIV en 1686 lors de la crise de la fistule anale Félibien 65; Piganiol de la Force 123-124; Verlet 217

 

De toutes les pièces de l’appartement du roi, cette pièce fut une expression des goûts personnels de Louis XIV.

En plus de la collection des bijoux, le décor présenta des œuvres par Nicolas Poussin et Giovanni Lanfranco et un clavecin.

Les caractéristiques personnels de cette pièce furent contrebalancés par le fait que c'est dans cette pièce que Louis XIV gouvernait la France: des conseils y furent convoqués; Louis XIV y reçut les écrivains et les artistes chargés de diffuser sa gloire; et des audiences particulières y eurent lieu Verlet 217

La dernière pièce de l’appartement du roi de l’époque de Louis XIV fut le cabinet de termes.

Ainsi surnommé en raison du décor qui présentait vingt termes, cette pièce fut également connue comme le cabinet des perruques parce que Louis XIV y fit ranger ses perruques.

La pièce servit comme garde-robe où le roi changeait de perruque, de chemise ou de chapeau à maintes reprises chaque jour.

Le soir, Louis XIV faisait assembler ses enfants, les membres de sa famille et ses courtisanes préférées Félibien 347; Verlet 220

Le cabinet des glaces et le cabinet des termes furent supprimés en 1755 lorsque Louis XV commanda une nouvelle salle du conseil – la pièce actuelle. Ange-Jacques Gabriel fut chargé avec la décoration et les boiseries furent le chef-d’œuvre de Jules-Antoine Rousseau Verlet 316

1701: Chambre du roi

Premier étage

Aile centrale

Appartement du roi

20 Chambre du roi

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Ce n'est qu'en 1701 que Louis XIV décida d'établir sa chambre dans cette pièce.

Auparavant il y avait eu le Grand Salon du petit château de Louis XIII qui était éclairé par des fenêtres sur la cour et sur les jardins, puisque la Galerie des Glaces n'existait pas avant 1678.

La suppression des fenêtres sur les jardins entraîna le renouvellement en 1679 de toute la décoration.

Les trois portes du fond seront bouchées pour former une alcôve ornée d'une allégorie de motif sculpté et doré, qui représente « la France veillant sur le sommeil du Roi » est l'œuvre de Coustou.

Le velours cramoisi brodé d'or tendu sur les murs, en hiver, était remplacé par un damas d'or et d'argent sur fond de damas cramoisi en été.

Louis XIV avait fait orner sa chambre de très beaux tableaux.

Dans l'attique situé entre le plafond et la corniche, que supportent des pilastres corinthiens, il avait fait encastrer neuf tableaux de Valentin de Boulogne, il en reste cinq, après l'installation de l'alcôve: « Saint-Marc », « Saint-Luc », « Saint-Mathieu » et « le Tribut de César »; ils sont complétés de « Agar dans le désert », de Giovani Lanfranco

Cette dernière toile remplace la Diseuse de bonne aventure, de Valentin, aujourd'hui exposée au Louvre.
Les riches encadrements de dessus de portes renferment un portrait de François de Moncade, Marquis d'Aytona, et un autoportrait de Van Dyck, mais un « Saint-Jean Baptiste » du Caravage et une « Madeleine » du Dominiquin ont été remplacés par des sujets semblables du Valentin et de Guido Reni. L'alcôve abritait encore le « Roi David » du Dominiquin et « Saint-Jean à Patmos », alors attribué à Raphaël.
- Louis XIV, qui accordait parfois des audiences dans sa chambre, y dînait au petit couvert. Cette pièce était le théâtre des cérémonies quotidiennes du lever et du coucher du Roi. Louis XIV y décédera, à l'issue de soixante-douze années de règne, le 1er septembre 1715. 60 kilos d'or avaient été utilisés pour le brocart d'or et d'argent qui recouvrait l'ensemble du mobilier
- Louis XV, qui fera aménager sa chambre à proximité, utilisera cette pièce pour les cérémonies du lever et du coucher du Roi. Il changeait de lit lorsque les portes étaient refermées. Le souverain fera remplacer l'unique cheminée par deux autres, sur lesquelles sont placées un buste de Louis XIV par Coysevox, un pendule - baromètre, ainsi que quatre candélabres ayant appartenu au comte de Provence, frère de Louis XVI.
Ce dernier reprendra les usages de Louis XV. Il y recevra en audience solennelle, le 20 mars 1778, Benjamin Franklin et plénipotentiaires américains venus signer le traité d'amitié et de commerce entre les deux pays.
- Louis XVI paraîtra au balcon, avec la Reine et ses enfants, le 6 octobre 1789 avant de quitter définitivement le château de Versailles. Après un long retissage à Lyon ayant nécessité 8 kilos d'or, un brocart réalisé pour Marie Antoinette fut progressivement remis en place dans les années 1970. Il a servi à regarnir le lit, deux fauteuils Régence en bois doré et leurs deux carreaux, douze pliants réalisés pour les appartements royaux en 1730-1738 et les deux portières de l'alcôve. On a également retissé le tapis qui garnissait l'alcôve sous Louis XV. La chambre se présente ainsi dans un état proche de celui de l'époque Louis XV

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Chambre du roi avec le lit, la balustrade, la cheminée en marbre bleu turquin et les tableaux à l'attique

Cette chambre de parade fut réalisée sur l’emplacement du salon du roi, une pièce qui remontait à l’époque de Louis XIII.

Lors du règne de Louis XIV, elle subit maintes modifications jusqu'à son achèvement en 1701, comme celle de la construction de la galerie des glaces qui exigea la suppression des trois portes-fenêtres à l’ouest donnant sur la terrasse, remplacées par trois portes du fond qui furent bouchées pour former une alcôve.

Avec l’établissement de la chambre du roi, la pièce devint le centre physique et idéologique du château: le souverain y dînait au « petit couvert »

Chaque jour avaient lieu les cérémonies du « lever » et du « coucher » du Roi, auxquels assistaient une centaine de personnes (officiers de la chambre et de la garde-robe, courtisans, diplomates, gouverneurs) Félibien 60-61 ; Verlet 214 ; Baillie 169-99

En raison d’économie, Louis XIV fit garder une grande partie du décor primitif du salon du roi pour sa chambre.

Les dessus-des-portes comptèrent le Portrait de Francisco de Moncada et un Autoportrait par Antoon van Dyck, un Saint Jean Baptiste par Le Caravage et Marie Madeline par Le Guide.

La Saint Cécilie par Le Dominiquin fut exposée dans la voussure au-dessus de la cheminée et vis-à-vis d'une autre œuvre du peintre: Le Roi David jouant de l’harpe Félibien 61

À l’ouest se situa la ruelle (nom de l'alcôve attenante au lit) où se trouvait le lit du roi séparée de l’autre partie de la pièce par une balustrade en bois doré séparant l'espace public de l'espace privé dans lequel seuls les domestiques et les membres de la famille royale pouvaient accéder.

Le décor de la ruelle avec une ornementation d’agrafes, de volutes et de treillages sculptées anticipèrent le style Régence.

Au-dessus du lit à baldaquin surmonté de plumes d'autruche et d'aigrettes, se trouva l’allégorie en stuc de « La France veillant sur le sommeil du Roi » sculptée par Nicolas Coustou, ce bas-relief étant surmonté d'un cintre en treillage couronné de deux Renommées, œuvres de François Lespingola Verlet 214

Dans cette sculpture, la France est représentée sous la forme d'une femme avec les symboles de la royauté (femme couronnée, vêtue du manteau fleurdelisé, sceptre dans la main droite et couronne de laurier dans la main gauche, symbole d'Apollon) accoudée à un bouclier aux armes de France au milieu de trophées d'armes.

Les tentures de la ruelle et du lit (velours cramoisi brodé d’or tendu sur les murs en hiver, damas d’or et d’argent sur fond de damas cramoisi en été) furent tissées de nouveau comme projet de la restauration du château de Versailles entamé par des initiatives de la Cinquième République: la chambre restaurée fut officiellement inaugurée le 9 juin 1980 après des travaux entamés dans les années 1950, la cérémonie étant retransmise en eurovision Jean-Jacques Aillagon, Versailles en 50 dates, Albin Michel,‎ , p. 121

Les tentures originales avaient déjà été restaurées en 1763; en 1785, Louis XVI fit brûler le brocart et en récupéra plus de soixante kilogrammes d’or.

Les tentures actuelles ne sont pas des copies des tentures primitives de la chambre du roi; en effet, le brocart fut retissé d’après un dessin réalisé pour la tenture d’hiver de la chambre de la reine.

C'est seulement après le début du projet que les dessins originaux de la tenture de Louis XIV furent trouvés, en raison d’économie – le tissage était déjà en marche – la chambre du roi fut restaurée avec les tentures d’hiver de la chambre de la reine Meyer 1987; Verlet 214

Le , Louis XIV, âgé de 76 ans, y mourut.

vendredi, 30 décembre 2016

30 décembre 1659: Le Roi à Carcassonne

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La famille royale arrive ce soir à Carcassonne

 

(à 8 lieues à l'est-sud de Castelnaudary)

 

 

Par le traité des Pyrénées, Louis XIV gagne le Roussillon et Carcassonne devient inutile stratégiquement du fait qu’elle n’est plus une ville frontière.

 

Elle décline et la forteresse tombe en ruine.

 

Dès le XVIIème siècle, les ingénieurs de Louis XIV font passer à Carcassonne le canal du Midi reliant la Garonne à la mer Méditerranée.

 

Deux siècles plus tard, l'autoroute des Deux Mers entre Toulouse et Montpellier emprunte un tracé voisin.

 

La ville est quasi à mi-chemin entre les deux capitales régionales, Toulouse à 100 km, Montpellier à 150 km.


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Le roi Louis XIV réside à l’hôtel Roux d’Alzonne du 30 décembre 1659 au 2 janvier 1660 où il est accueilli avec sa cour par le juge mage François de Roux (1631-1696)

 

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François de Roux (1669-1756) 2ème marquis de Puivert

le dernier juge à être né à l’hôtel d’Alzonne

 

Le roi est en route pour Saint-Jean-de-Luz, où il doit épouser l’infante Marie-Thérèse d’Espagne fille du roi Philippe IV.

 

En 1680 la seigneurie de Puivert, propriété de François de Roux est érigée en marquisat en reconnaissance de services rendus au roi par la famille de Roux.

 

marquis de Puivert (2e)

 

 

Parents

 

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jeudi, 29 décembre 2016

29 décembre 1659: Castelnaudary

Le Roi à 21 ans

 

La famille royale quitte Villefranche-du-Lauragais et prend la route de Castelnaudary (à 5 lieues à l'est-sud-est de Villefranche-du-Lauragais)

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mercredi, 28 décembre 2016

28 décembre 1659: Villefranche du Lauragais

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La famille royale quitte Toulouse et va coucher à Villefranche-de-Lauragais à huit lieues au sud-ouest de Toulouse

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