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mardi, 21 février 2017

21 février 1701

Matin

Les deux princes assistèrent à la messe à Saint Vincent puis ils furent reçus sous le porche du grand portail de la cathédrale de Saint Nazaire par l'évêque, crosse en main, mitre en tête, entouré de ses diacres d'honneur

Après leurs avoir présenté l'eau bénite et prononcé un discours d'un quart d'heure, le prélat les conduisit dans le sanctuaire puis se retira dans sa sacristie, les laissant entendre la messe

Il restait tout l'après-midi pour voir les curiosités de la ville

Or, les enfants de France ne visitèrent pas la Cité car celle-ci avait perdu toute importance au point de vue militaire, et ne s'intéressèrent pas davantage à Saint Nazaire, dont le style, à la fois roman et gothique, leur semblait l'expression même de la barbarie tant l'Antiquité était en faveur à cette époque

Par contre, ils se rendirent à la manufacture royale de la Trivalle (notre cité administrative) dans laquelle un noble de la suite aperçut "8 ou 900 personnes, toutes différemment occupées ...Messeigneurs les princes virent teindre deux pièces de drap de 60 aunes chacune chacune, en moins d'une demie-heure, l'une en écarlate, l'autre en couleur de rose

ils prirent beaucoup de plaisir à voir toutes ces choses qu'ils examinèrent avec une spirituelle et prudente attention", toutes choses confirmées par le journal du duc de Bourgogne

Le même aristocrate peint ainsi la bastide: "les rues sont larges et tirées au cordeau, en se traversant en carré. Les maisons n'ont pas un bel extérieur mais elles sont propres (entendons jolies) en dedans. Au milieu de la ville, il y a une grande place, qui est gâtée par la halle qu'on y a bâtie"; ce texte nous rappelle qu'en 1701 les halles actuelles n'étaient pas construites

 

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lundi, 20 février 2017

20 février 1701

Ces temps de fête offrent l'occasion d'évoquer les réjouissances qui marquèrent du 20 au 22 février 1701, la visite faite à Carcassonne, duc de Bourgogne, et Charles, duc de Berry

Petit-fils de Louis XIV, les deux princes rentrent en d'Espagne où ils ont accompagné leur frère le duc d'Anjou, devenu roi de ce pays sous le nom de Philippe V

A la suite du décès de leur père, le premier est héritier présomptif du trône, ce qui explique l'importance qui leur est accordée

Les deux adolescents (l'aîné a seulement 18 ans) sont accompagnés d'une troupe de serviteurs de gardes montant 1 500 chevaux ou mulets, sans compter les carrosses et chariots

Ils parviennent dans l'après-midi à la porte de Toulouse, à l'ouest de notre rue de Verdun, où les accueillent 1 200 bourgeois en armes, puis se rendent dans l'hôtel de Poitiers, résidence d'été de l'évêque, Mgr de Grignan, beau-frère de Mme de Sévigné

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Ce bâtiment, qui abrite aujourd'hui le collège André Chénier, n'avait pas l'allure qu'il a de nos jours mais ce devait être la demeure la plus confortable de Carcassonne puisque Louis XIV y avait séjourné en 1659 et en 1660

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dimanche, 19 février 2017

19 février 1715: Louis XIV reçoit longuement l'ambassadeur de Perse

// Louis XIV
reçoit l’ambassadeur de Perse

dans la Grande Galerie de Versailles, 19 février 1715

Louis XIV reçoit l’ambassadeur de Perse dans la Grande Galerie de Versailles, 19 février 1715 reçoit longuement l'ambassadeur de Perse. Le Roi semble épuisé

L’ambassadeur du shah de Perse, Mehmet Riza Beg, a été reçu solennellement dans la galerie des Glaces le 19 février 1715.

Comme pour les ambassades de Gênes (1685) et de Siam (1686), le trône a été placé sur une estrade à l’extrémité de la galerie du côté du salon de la Paix.

La cérémonie fut particulièrement fastueuse: selon le duc de Saint-Simon, Louis XIV avait revêtu un habit brodé de perles et de diamants d’une valeur de 12,5 millions de livres; mais Saint-Simon précise que l’habit du roi était « d’étoffe or et noir », ce qui ne correspond pas avec la peinture.

Saint-Simon ajoute que le roi, qui allait mourir six mois et demi plus tard, apparaissait maigri et maladif, courbé sous le poids de son habit.


Le duc d’Anjou, futur Louis XV, et Philippe d’Orléans, futur Régent, sont peints respectivement à droite et à gauche du roi, portant comme lui le cordon bleu de l’ordre du Saint-Esprit.

mercredi, 15 février 2017

15 février 1708: Bal

Bal dans l'appartement de Monseigneur le Dauphin au château de Versailles

vendredi, 10 février 2017

10 février 1638: Guillaume Marcoureau, dit Brécourt

Guillaume Marcoureau, dit Brécourt

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Brécourt en 1666

Guillaume Marcoureau, dit Brécourt

 

Voici l’acte d’inhumation:

Le 29e jour dud. mois (mars 1685), a été fait le convoi, service et enterrement de Guillaume Marcoureau, comédien de la troupe du roi, qui avait renoncé à la comédie par acte dont la copie est ci-dessous, âgé de quarante-huit ans, mort le 28e de mars, demt rue de Seine, aux Trois Poissons : et ont assisté aud. enterrement François du Perrier, son neveu, André Hubert et autres amis.

Signé: François du Perrier, Hubert.

Parents

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Guillaume Marcoureau

29ème sociétaire de la Comédie française

Fils du comédien Pierre Marcoureau, dit Beaulieu, et de la comédienne Marie Boulanger, il débute avec ses parents, vers 1650, dans la troupe de Philandre, sous le nom de « petit Beaulieu »

Peu de temps après il prend le pseudonyme de Brécourt, du nom de l'ancien hôtel de Brécourt, que son père possédait en indivision à Paris.

Le 18 décembre 1659, il épouse une fille de comédiens, Étiennette Des Urlis (1629-1713)

Il joue au théâtre du Marais puis entre à dans la troupe de Molière qu'il quitte en 1664 pour l'Hôtel de Bourgogne; l'illustration ci-dessus le montre en frontispice de la publication en 1666 de Nopce de village (gravure de Jean Lepautre, détail, non publiée depuis 1682)

Il est vraisemblable qu'il créa cette pièce au Palais-Royal deux ans plus tôt, avant de rejoindre la troupe des « Bourguignons ».

Après quelques brefs passages à Paris, il séjourne à Londres où il fait représenter un Ballet et musique pour le divertissement du Roy de la Grande-Bretagne en 1674.

Brécourt dirige ensuite la troupe du prince d'Orange qui joue à La Haye en 1680 et 1681.

De retour à Paris, il entre à la Comédie-Française en 1682 et meurt en 1685, après avoir renoncé à sa profession de comédien.

Brécourt se distingua surtout dans la comédie, pour l'emploi des rôles à manteaux. Louis XIV disait qu’« il pourrait faire rire des fagots ».

Ses pièces sont des comédies en vers, fort médiocres et qui n'obtinrent quelque succès que par le jeu de l’auteur.

En 1685 à Paris, à l'article de la mort, il a renoncé à son métier d'acteur dans le contexte historique de l'excommunication des acteurs.

Il témoigne qu'il « a reconnu qu'ayant ci-devant fait la profession de comédien, il y renonce entièrement et promet d'un cœur véritable et sincère de ne la plus exercer ny monter sur le théâtre, quoyqu'il revînt dans une pleine et entière santé ».

Brécourt mourut à la suite d’un effort qu’il fit en jouant une de ses propres comédies, Timon.

 

Œuvres

  • La Feinte mort de Jodelet (Paris, 1659)
  • Le Grand benêt de fils (1664)
  • Le Jaloux invisible (Paris, 1666)
  • La Noce de village (Paris, 1666)
  • L'Infante salicoque ou le Héros de roman (1667)
  • Ballet et musique pour le divertissement du Roy de la Grande Bretagne (Londres, 1674)
  • L'Ombre de Molière (Paris, 1674)
  • La Régale des cousins de la cousine (Francfort, 1674)
  • La Cassette (1683)
  • Timon ou les Flatteurs trompés (Rouen, 1684)

http://cesar.org.uk/cesar2/people/people.php?fct=edit&person_UOID=103912