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vendredi, 01 septembre 2017

1er septembre 1638

victoire navale française sur l'Espagne à la bataille de Vado près de Gênes

Henri Sacchi, op. cit, p. 168

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Une galère vers 1655. La bataille de Vado est l'un des derniers affrontement de galères

La bataille de Vado est une bataille navale livrée le 1er septembre 1638, pendant la guerre de Trente Ans (1618 - 1648)

Dernier grand engagement de galères en Méditerranée, elle vit la victoire dans le golfe de Vado, au large de Gênes, de l'escadre française du marquis de Pont-Courlay, composée de quinze bâtiments, sur celle de force sensiblement égale de l'amiral espagnol Rodrigo Gutierez Velasco.

Ce dernier fut tué lors de l'affrontement.

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Bibliographie

  • Collectif, Dictionnaire d'histoire maritime, collection Bouquins, éditions Robert Laffont, Paris 2002 (ISBN 9782221097441)
  • Guy Le Moing, Les 600 plus grandes batailles navales de l'Histoire, Marines Editions, .

 

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MOURIR AUTREFOIS – LA MORT DE LOUIS XIV (1715) | AU CŒUR DE L’HISTOIRE | EUROPE 1

« L’Homme devant la mort » est un essai de Philippe Ariès publié en 1977 qui reprend les thèmes d’un premier ouvrage « Essais sur la mort en Occident » (1975).
➔ Résignation devant la mort :

Selon Philippe Ariès, il existe une relation « entre l’attitude devant la mort et la conscience de soi, de son degré d’être, plus simplement de son individualité ». Il observe « la persistance pendant des millénaires d’une attitude presque inchangée devant la mort, qui traduisait une résignation naïve et spontanée au destin et à la nature ».

➔ Conscience de la mort et amour de la vie :

Cependant, à partir du xııᵉ siècle, l’iconographie révèle, « les inquiétudes nouvelles de l’homme à la découverte de sa destinée ». Dans les représentations religieuses et dans les attitudes naturelles, on se dirige « d’une mort conscience et condensation d’une vie, à une mort conscience et amour désespérée de cette vie ». Ainsi naquit un individualisme dans le rapport à la vie et à l’au-delà. Cette « mort de soi » n’est pas une rupture totale avec les habitudes anciennes comme en témoigne la pratique du testament : « Si, au travers des testaments, la mort est particularisée, personnalisée, si elle est aussi la mort de soi, elle reste toujours la mort immémoriale, en public, du gisant au lit. » La volonté d’être soi se matérialise par la fin de l’anonymat des tombeaux.

Cette sensibilisation qui exalte la mort culmine à la fin du Moyen Âge avec les danses macabres.

➔ Indifférence à la mort :

Avec la Renaissance, une évolution apparaît. Le moment de la mort perd de son importance. Dans la seconde moitié du xvıııᵉ siècle, on enregistre « une volonté de simplicité dans les choses de la mort » qui conduit « à une sorte d’indifférence à la mort et aux morts ».

L’art, la littérature et la médecine font revenir la mort sous la forme du corps mort, de l’érotisme macabre et de la violence naturelle. Le culte des cimetières et des tombeaux n’est que la manifestation liturgique de la sensibilité nouvelle, celle qui, à partir de la fin du xvıııᵉ siècle, « rend intolérable la mort de l’autre ». Pour Philippe Ariès, à la fin du xxᵉ siècle, ce sentiment existe toujours.

➔ Relégation de la mort :

Cependant, au cours du xxᵉ siècle, dans les régions les plus industrialisées, « un type absolument nouveau de mourir est apparu », C’est la mort inversée : « la société a expulsé la mort, sauf celle des hommes d’État. » La mort n’est plus un fait culturel qui structure la communauté. Cette relégation de la mort est à mettre en lien avec la médicalisation de la société.

« La mort est maintenant si effacée de nos mœurs que nous avons peine à l’imaginer et à la comprendre. L’attitude ancienne où la mort est à la fois proche, familière et diminuée, insensibilisée, s’oppose trop à la nôtre où elle fait si grand-peur que nous n’osons plus dire son nom. C’est pourquoi, quand nous appelons cette mort familière la mort apprivoisée, nous n’entendons pas par là qu’elle était autrefois sauvage et qu’elle a ensuite été domestiquée. Nous voulons dire au contraire qu’elle est aujourd’hui devenue sauvage alors qu’elle ne l’était pas auparavant. La mort la plus ancienne était apprivoisée. » — Philippe Ariès : « L'homme devant la mort. Le temps des gisants », Paris : Seuil, coll. « Histoire », 1985, p. 36.

La mort apprivoisée, selon Ariès, finit quand la proximité entre mort et vivant n’est plus tolérée. La mort serait désormais de plus en plus considérée comme une transgression qui arrache l'homme à sa vie quotidienne, à sa société raisonnable, à son travail monotone, pour le soumettre à un paroxysme et le jeter alors dans un monde irrationnel, violent et cruel. La mort est aujourd’hui une rupture, alors que dans le passé elle était si présente autour de l’homme qu’elle faisait en quelque sorte partie de la vie.

On pouvait mourir très facilement, et la mort ne paraissait pas comme quelque chose d’extraordinaire. Ariès donne l’exemple du cimetière, qui dans le passé était bâti intra-muros de la ville et qui aujourd’hui tend à éviter une trop grande proximité avec les vivants.

Source :
Wikipédia — https://fr.wikipedia.org/wiki/L%27Hom...
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Au cœur de l’histoire | Europe 1

« Mourir autrefois », émission du 10 juin 2013

Franck FERRAND recevait :

– Philippe MARTIN Historien, spécialiste du fait religieux
– Laurence PLAZENET Spécialiste du XVIIe siècle et de Port-Royal, maître de conférences en littérature française à l'université Paris-Sorbonne

http://www.europe1.fr/mediacenter/emi...

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mardi, 29 août 2017

29 août 1619: Jean-Baptiste Colbert

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Ci-dessous, portrait de Colbert par Claude Lefebvre, XVIIe siècle.
© Château de Versailles, Dist. RMN-Grand Palais / Christophe Fouin.

Jean-Baptiste Colbert naît à Reims.


D'abord protégé par Mazarin, il entre au service du roi à la mort du cardinal.

Défenseur d'une politique économique interventionniste, le "colbertisme", il est le ministre le plus déterminant de la première partie du règne de Louis XIV.


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dimanche, 27 août 2017

27 août 1664: La Compagnie des Indes

27 août 1664, la Compagnie des Indes

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Armoiries de la Compagnie des Indes orientales avec sa devise

« Florebo quocumque ferar »

(Je fleurirai là où je serai portée)

 
Création 1664
Disparition 1795
Fondateurs Jean-Baptiste Colbert
 
Siège social Lorient (France)
Activité Commerce international

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mardi, 22 août 2017

22 août 1638: bataille de Guetaria

bataille de Guetaria

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La bataille de Guetaria, 22 août 1638
Huile sur toile d'Andries van Eertvelt

 

La bataille de Guetaria est une bataille navale livrée le 22 août 1638 dans le petit port de Guetaria, sur la côte du pays basque espagnol, durant la guerre de Trente Ans. Elle se passe trois ans après l'engagement français dans le conflit alors que celui est encore très indécis. Le combat oppose une escadre française qui soutient les forces terrestres progressant le long du littoral à une escadre espagnole arrivée en renfort. Alors que plusieurs affrontements ont déjà eu lieu en Méditerranée, c'est la première grande bataille navale franco-espagnole dans l'Atlantique. C'est une victoire française qui ébranle la puissance espagnole sur mer, mais qui ne profite pas à Louis XIII et Richelieu, car les troupes à terre sont tenues en échec.

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Les vaisseaux de Sourdis longeant la côte basque en 1638 (gravure allemande)

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Vue actuelle de la rade de Guetaria, lieu de la bataille

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