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samedi, 27 mai 2017

27 mai 1638: Nicolas Formé

Nicolas Formé

compositeur français

Abbé de Notre-Dame de Reclus

chanoine de la Sainte Chapelle & maître de musique de la chapelle du Roy

Parents

Biographie

À vingt ans, il est admis comme clerc à la Sainte-Chapelle du Palais, et, trois ans plus tard, comme chantre ordinaire (choriste employé de manière permanente, par opposition à un interprète « extraordinaire »)

En 1595, il est haute-contre à la Chapelle royale sous l'autorité du sous-maître, Eustache Du Caurroy (le maître était un ecclésiastique sans fonction musicale)

En 1609, il succède à cet auteur réputé.

Il sera aussi compositeur de la Chapelle jusqu'à sa mort.

Personnage haut en couleur, de caractère difficile, libre de mœurs et avide d'honneurs, il provoqua quelques heurts à la Sainte-Chapelle

 

  • Cette indiscipline était courante dans les maîtrises à l'époque. Voir aussi le cas d'Artus Aux-Cousteaux.

 

Sa musique était fort appréciée, notamment par Louis XIII et par son premier ministre, le cardinal de Richelieu.

C'est ainsi que, prêtre, il sut obtenir des bénéfices lucratifs: abbé commendataire de l'abbaye Notre-Dame de Reclus, au diocèse de Troyes, de 1624 à 1634, il fut également reçu chanoine de la Sainte-Chapelle en 1626.

Il avait aussi bénéficié, de 1616 à 1624, des revenus d'une prébende canoniale de la collégiale Saint-Aignan d'Orléans.

À cette occasion, il est possible de signaler qu'en 1615, le doyen du chapitre canonial, Nicolas de Heere, avait fondé la première Société littéraire d’Orléans, avec l'archidiacre de Sully Claude Petau et Raoul Fournier, docteur-régent (donc professeur) de l'Université d'Orléans.

Les travaux de cette petite Académie furent publiés en 1618 sous le titre de Conférences académiques

Elle disparut en 1624, à la mort de son fondateur.

À cette époque, la collégiale Saint-Aignan avait sans doute atteint un bon niveau intellectuel, aussi bien que musical (grâce à son maître autrefois primé, Abraham Fourdy).

Nicolas Formé laissait entendre qu'il était l'introducteur en France de l'écriture à double chœur.

La prétention du maître parisien n'était sans doute pas tout à fait exacte, mais il est clair qu'il a su faire vivre une pratique caractéristique de la première moitié du XVIIe siècle: on trouve déjà des indications de double (voire triple) chœur dans des motets d'Eustache Du Caurroy ou de Sauvaire Intermet, notamment.

Ce qui est certain, c'est que Formé étendit ce procédé, en l'adaptant à la messe polyphonique.

Son œuvre

Louis XIII lui portait un attachement tel qu'après son décès, sa musique fut saisie et placée dans une armoire dont le roi gardait personnellement la clé.

Plus tard, cela n'empêcha pas que, comme pour beaucoup d'autres auteurs, la quasi-totalité de son œuvre a été perdue.

On a néanmoins conservé :

  • Une Missa duobus choris (Messe pour deux chœurs, l'un à 4 et l'autre à 4, 5 ou même 6 voix), que « N. Formé dédie à la mémoire éternelle d'Henri (Henri IV) le Grand et de son fils Louis (Louis XIII) le Juste » (Paris, Ballard, 1638)3.

Elle est le premier témoignage d'une publication de messe polychorale française a cappella

  • Deux motets, qui lui font suite, dans le même recueil. Comme la messe, il est donc possible qu'ils aient été écrits à l'occasion du Vœu de Louis XIII, signé puis consacré en 1638 précisément.

Ce vœu plaçait la France sous la protection de la Vierge Marie.

Ils sont à double chœur également:


    • Le texte de ce motet est considéré comme adressé à la Vierge Marie, d'abord par l'Église, et par l'auteur de manière explicite.
    • Domine, salvum fac regem (« Dieu sauve le roi »).
  • Deux messes en faux-bourdon, à 4 voix, également publiées par Pierre I Ballard en 1638:
    • Musica simplex quatuor vocum par bécarre, dédiée à Richelieu ;
    • Musica simplex quatuor vocum par bémol, dédiée à son frère.
  • Le Cantique de la Vierge Marie, selon les tons ou modes usités en l'Église, mis à 4 parties, manuscrit très soigné4 :

Dans sa Messe à deux chœurs, Formé recourt au style concertant, opposant un quatuor vocal à un autre ensemble à 5 voix. Le caractère est déjà celui du grand motet (celui-ci se développera à la Chapelle royale de Versailles à partir de l'époque de Louis XIV). Il est à noter que nulle part il n'est fait mention de participation instrumentale, contrairement à ce qui se pratiquera dans cette forme musicale à venir.

Ses Magnificat, sans doute d'un usage plus strictement liturgique, sont d'un style souvent simple et peu orné.

Bibliographie

  • Marcelle Benoit (sous la dir. de), Dictionnaire de la musique en France aux XVIIe et XVIIIe siècles, Paris, Fayard, 1992 (article de Bernard Gagnepain), ISBN 2-213-02824-9
  • Marc Honegger, Dictionnaire de la musique, Paris, Bordas, 1979.
  • Henri Quittard. Nicolas Formé (1567-1638), in Revue musicale 8 (1903), p. 362-366. Lire ici.

Discographie

  • Jean-Charles Léon : Nicolas Formé, Œuvres complètes, Centre de musique baroque de Versailles, Versailles, 2003, ISMN : M-707034-24-8 5
  1. Cette indiscipline était courante dans les maîtrises à l'époque. Voir aussi le cas d'Artus Aux-Cousteaux.
  2. Paris, Langlois, VIII-492 p.
  3. « Aeternæ Henrici magni [...] memoriæ et Ludovici justi ejus filii [...] N. Formé [...] missam hanc duobus choris ac quatuor vocibus compositam vovet ». À signaler que le mot « mémoire » n'implique pas que le roi Louis XIII était mort, puisque celui-ci mourut en 1643.
  4. Paris BnF (Mss.) : ms. fr. 1870.
  5. Éditions CMBV. Nicolas Formé. Œuvres complètes [archive]

 

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dimanche, 14 mai 2017

14 mai 1638: Jean Duvergier de Hauranne

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Jean-Ambroise Duvergier de Hauranne, abbé de Saint-Cyran

 Jean Duvergier de Hauranne, chef du parti dévot est enfermé au donjon de Vincennes sur ordre de Richelieu (où il reste jusqu’à la mort de ce dernier en 1642)

C'était un homme de parti, adroit, remuant, et qui exerçait sur les siens un grand ascendant.

Ayant attaqué les Jésuites dans quelques écrits, il fut, pour ce fait, dénoncé à Richelieu, avec qui Saint-Cyran s'était autrefois lié d'amitié, par Sébastien Zamet.

http://pourlan.over-blog.com/article-abrege-de-la-vie-de-...

Le ministre le fit arrêter le et enfermer au château de Vincennes, sous prétexte d'hérésie.

Il le tint en prison de 1638 à 1643. Deux mois après la mort de Richelieu, le , ses partisans réussirent à le faire libérer mais, physiquement brisé, il mourut au bout de quelques mois.

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Pierre tombale de Jean Duvergier de Hauranne dans l'église Saint-Jacques-du-Haut-Pas

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samedi, 13 mai 2017

13 mai 1638: Richard Simon

 Richard Simon

exégète français

né le 13 mai 1638 à Dieppe 

mort le 11 avril 1712 à Dieppe  

Il est considéré comme le véritable initiateur de la critique biblique en langue française

 

  • Dictionnaire des religions sous la direction de Paul Poupard - PUF 1984

 

En 1993, la Commission biblique pontificale a consacré Richard Simon comme le père de l'exégèse moderne

 

  • Commission biblique pontificale, L'interprétation de la Bible dans l'Église, préface du cardinal Joseph Ratzinger, 15 avril 1993

 

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Histoire critique du vieux testament de Simon, 1685 chez Reinier Leers

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dimanche, 07 mai 2017

07 mai 1638: arrestation de Claude Seguenot

 arrestation de Claude Seguenot, auteur d’un commentaire du De virginitate de saint Augustin

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samedi, 06 mai 2017

06 mai 1638: Vincenzo Ugolini

Vincenzo Ugolini

compositeur et chanteur Italien de la fin de la Renaissance et du début du Baroque

 (Pérouse, vers 1580Rome, le

Biographie

Vincenzo Ugolini, fils de Jean-Baptiste, a commencé sa formation musicale en tant que « puer » en 1592 à l'église de Saint-Louis-des-Français à Rome, où il a étudié avec Giovanni Bernardino Nanino.

Les documents montrent que jusqu'en juillet 1594, il travaillait toujours dans la même chapelle, mais comme chanteur contralto dans le chœur, en précisant « autrefois enfant du chœur » (« olim puer chori »), tandis que du jusqu'à la fin de 1601, il a été employé à nouveau avec le titre de basse.

En 1603, il était maître de chapelle à la basilique de Sainte-Marie-Majeure, service qu'il a quitté le en raison d'une maladie grave déjà contractée en 1606.

Cependant il a obtenu le poste de maître de chapelle à la cathédrale de Bénévent, conservant ce titre qu'en 1615, même si l'année d'avant il est revenu à Rome au service du cardinal Arrigoni.

Le , il revient à Saint-Louis-des-Français comme maître de chapelle, poste où il est resté jusqu'en 1620, quand il a accepté l'invitation pour le même poste à la Cappella Giulia et a recommandé comme son successeur à Saint-Louis-des-Français le petit-fils de Lorenzo Ratti, qui a pris officiellement ce poste le ; Ugolini a gardé son service à Saint-Pierre jusqu'en 1626.

Le , il est témoin lors de la rédaction du testament du compositeur Domenico Allegri, le frère de Gregorio.

Comme Vincenzo, les Allegri étaient tous deux des élèves de Giovanni Bernardino Nanino, et en particulier Gregorio qui était le compagnon d'Ugolini au cours de la période de formation dans la maison de leur professeur.

Le , il revient à Saint-Louis-des-Français, où il reste jusqu'à sa mort en 1638.

Il a été remplacé par son élève Orazio Benevoli.

Œuvres

Musique sacrée

  • Sacræ cantiones, lib. 1, 8vv, bc (Rome, 1614);
  • Motecta sive sacræ cantiones, lib. 1, 1–4vv (Venise, 1616);
  • Motecta sive sacræ cantiones, lib.2, 1–4vv (Venise, 1617);
  • Motecta sive sacræ cantiones, lib.3, 1–4vv (Venise, 1618);
  • Motecta sive sacræ cantiones, lib.4, 1–4vv (Rome, 1619);
  • Motecta et missæ, lib. 2, 8, 12vv, bc (Rome, 1622);
  • Psalmi ad vesperas, 8vv, bc (Venise, 1628);
  • Psalmi ad vesperas et motecta, lib. 1, 12vv, bc (Venise, 1630);
  • 2 mottetti, 2vv, bc, 16183, 16195; 2, 3vv, bc, 16213, 16251;
  • 2 inni: Veni Creator Spiritus, 4vv; Gloria Patri Domino nato, 5vv: I-Rvat C.G.XV/70;
  • 4 antifone: Illuminare his qui in tenebris, 8vv; Omnes gentes plaudite manibus, 8vv; Et tu puer propheta, 8vv; Petrus apostolus, 6vv: Rvat C.G.XV/70;
  • Litaniæ lauretanæ, 8vv, Rvat C.G.XV/70;
  • Lauda Sion Salvatorem, 6vv, Rvat C.G.XV/71;
  • Favus distillans, mottetto, 8vv, bc, Rvat C.G.XIII/25;
  • Jubilate Deo, 5vv, Rvat C.G.XV/70

Musique profane

  • Il primo libro de madrigali, 5vv (Venise, 1615);
  • Il secondo libro de madrigali, 5vv (Venise, 1615);
  • 1 madrigale, 159916 (anche in 161610)

Bibliographie

  • Theodore Baker et Nicolas Slonimsky (trad. Marie-Stella Pâris, préf. Nicolas Slonimsky), Dictionnaire biographique des musiciens [« Baker's Biographical Dictionary of Musicians »], t. 3 : P-Z, Paris, Robert Laffont, coll. « Bouquins », (réimpr. 1905, 1919, 1940, 1958, 1978), 8e éd. (1re éd. 1900), 4728 p. (ISBN 2-221-07778-4), p. 4309
  • Alberto Cametti, La scuola dei «pueri cantus» di S. Luigi dei francesi in Roma e i suoi principali allievi (1591-1623): Gregorio, Domenico e Bartolomeo Allegri, Antonio Cifra, Orazio Benevoli, Turin, Fratelli Bocca, 1915.
  • M A. Della Corte, G.M. Gatti, Dizionario di musica, Paravia, Turin, 1956.
  • Klaus Fischer, Vincenzo Ugolini, in New Grove Dictionary.
  • Jean Lionnet, La musique à Saint-Louis des Français de Rome au XVIIo siècle, in «Note d’archivio per la storia musicale», n. s., a. III, 1985, suppl.
  • Francesco Luisi, Vincenzo Ugolini, in Dizionario enciclopedico universale della musica e dei musicisti, a cura di Alberto Basso, Turin, UTET, 1983-1999, ISBN 88-02-04228-4.

 

 

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