Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

lundi, 07 novembre 2016

07 novembre 1659: Îles des Faisans

La France et l'Espagne signent le traité des Pyrénées

La France et l'Espagne signent le traité des Pyrénées, par lequel Louis XIV épouse Marie-Thérèse, moyennant une dot de 50 000 écus d'or.

Le traité des Pyrénées formalise une paix conclue entre la couronne d'Espagne et la France à l'issue de la guerre franco-espagnole, Il fut signé le 7 novembre 1659 sur l'île des Faisans, au milieu du fleuve côtier Bidassoa qui marque la frontière entre les deux royaumes dans les Pyrénées-Atlantiques. Les rois Louis XIV de France et Philippe IV d'Espagne y sont représentés par leurs Premiers ministres respectifs, le cardinal Mazarin et don Luis de Haro.

clip_image004.jpg

À l'époque, les traités de paix entre deux royaumes s'accompagnent souvent de contrats de mariage entre les deux familles régnantes, en l'occurrence celui de l'infante Marie-Thérèse, fille aînée du roi Philippe IV d'Espagne, avec son cousin doublement germain (leur père respectif ayant épousé la soeur de l'autre), le roi de France Louis XIV, tous deux âgés de 21 ans.

Le mariage de Louis XIV avec la fille du roi Philippe IV y fut âprement négocié dans une conférence qui dura trois mois (24 rencontres3 entre le 13 août et le 7 novembre 1659, date du mariage), entre le cardinal Mazarin et don Luis de Haro, en même temps que le traité de paix dit des Pyrénées, d'où l'autre nom parfois donné à l'île : « île de la Conférence »

L'île aux faisans.jpg

allegmariagl.jpg

Huile sur toile, oeuvre du peintre Claude Deruet (1588-1660)

Sur ce tableau, nous voyons au premier plan, regardant le spectateur: le roi Louis XIV, sa mère Anne d'Autriche, et Philippe, duc d'Anjou, frère du roi.


A gauche, les 3 Grâces.


On peut établir une relation entre leur présence et le mariage du roi avec Marie-Thérèse (sa cousine)


A gauche, Pallas-Athéna symboliserait la paix de Pyrénées (par laquelle Louis XIV devait épouser Marie-Thérèse)

Elle fait placer par les putti des rameaux d'olivier devant ses pieds, dans le trophée militaire.


Au centre, présence de Vénus : bonheur de cette union


A droite, la sage Junon reçoit de Louis XIV sa couronne royale, symbolisant ainsi la prééminence de ses devoirs de roi.


Dans l'arbre chargé de fruits (abondance et paix grâce au mariage)

ile des faisan plan.JPG

ile des faisans  googlemap.JPG

ile des faisans  googlemap1.JPG

00:00 Publié dans 1659, mariages, Novembre | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | | |

dimanche, 09 octobre 2016

09 octobre 1683: Mariage de Louis XIV avec Françoise d'Aubigné, alias madame de Maintenon

1683
Mariage de Louis XIV et de madame de Maintenon



Dans la nuit du 9 au 10 octobre 1683, le roi Louis XIV épouse en grand secret l'ancienne gouvernante de ses bâtards.

Veuf, le roi Louis XIV, 45 ans, épouse en secret à Versailles Françoise d'Aubigné, alias madame de Maintenon. C'est elle qui avait élevé les enfants illégitimes du roi et de madame de Montespan.

jeudi, 22 septembre 2016

22 septembre 1586: Mariage de Jeanne de Bourbon

 

Jeanne de Bourbon

Jeanne de BOURBON-LAVEDAN

(Jeanne de BOURBON-MALAUZE)

Décédée après 23 juin 1620

Parents

 

00:00 Publié dans mariages | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | | |

dimanche, 10 avril 2016

10 avril 1684: Mariage d'Anne-Marie d'Orléans

Lundi 10 avril 1684

 

Matin

 

Mariage par procuration

 

d'Anne-Marie d'Orléans

(Mademoiselle de Valois)

et de Victor-Amédée, duc de Savoie

 

 

Mariage par procuration d'Anne Marie de Bourbon-Orléans, Mlle de Valois, fille de Philippe, duc d'Orléans (nièce de Louis XIV)  avec le Duc de Savoie  Victor-Amédée II


 

  Portrait de Mlle de Valois par Ferdinand Elle

Le 10 avril 1684, le Duc du Maine épouse, dans le chapelle royale de Versailles, au nom de Victor Amédée II, duc de Savoie, Mlle de Valois, née Anne Marie d'Orléans, nièce de Louis XIV

Nous savons maintenant que les mariages royaux étaient réglés par un cérémonial précis, avec des cérémonies pré établies, plus ou moins fastueuses suivant le rang des mariés. Quant il s’agissait des filles du roi ou , à défaut après leurs décès prématurés, celui des nièces du roi qui les remplaçaient , l’organisation diplomatique et les célébrations des mariages royaux, étaient importantes et grandioses. Les pourparlers diplomatiques, l’organisation matérielles des alliances, la mise en place des cérémonies officielles et religieuses donnaient l’occasion – fort souvent – de chipoter sur les questions de préseances entre les deux états : aucune des deux parties ne devaient avoir le pas sur l'autre dans les multiples cérémonies qui se déroulaient traditionnellement lors des mariages royaux.

Une célébration de mariage par procuration se déroulait donc chez le roi, dans la chapelle royale de Versailles , avec un « mari de procuration" qui représentait l’époux. C’était généralement un prince du sang sélectionné par le roi, qui apposait son nom sur le document officiel de la procuration, transmise par « l’ambassadeur extraordinaire » qui avait fait , au nom de son maitre, la demande en mariage, au roi de France.

Il était d’étiquette, qu’une fois mariée à la Chapellle, la princesse quitta à l’instant Versailles en montant dans son carrosse, conduite par le roi, qui arrivé à la voiture, criait au cocher le nom de la capitale du nouveau royaume de la princesse
Pour Anne Marie d’Orléans, il cria donc :
« A Turin ! »Au XVIIIe, Mme de Genlis parle encore de cet usage ancien, dans son dictionnaire d'étiquette au chapitre des mariages.

La fiancée quittait ainsi sa partie, après avoir été unie religieusement à son époux lointain. On procédait ainsi selon l'usage traditionnel à la double bénédiction nuptiale, très courante dans les alliances entre cours européennes. une par procuration - à Versailles ici pour Mlle de Valois - l'autre en présence de deux conjoints - ici à Turin, capitale du duché de Savoie
Cette façon de faire coupait court à toute tentative de revirement du pays d'accueil et éviter de privilégier les deux parties prenantes : chacune ayant son compte exact de cérémonies, en s'offrant à ses peuples dans les réjouissances en vigueur.

Une fois le mariage célébré, la princesse partait dans son nouveau pays, escortée par une suite impressionnante juste qu'au lieu de sa " remise" qui se faisait en terrain neutre dans un bâtiment spécialement aménagé à cet effet à la frontière. Un voyage, de plusieurs jours, à travers la France, commençait pour atteindre la frontière et le lieu de la remise, ponctuées de manifestations officielles et de réjouissances populaires à travers les villes traversées.
Pour les princesses françaises qui allaient régner en Savoie, cette frontière était située à Pont de Beauvoisin. La princesse changeait aussitôt de patrie et de famille, tout en quittant sa suite française, accueillie par sa suite étrangère. Il lui fallait ensuite, attendre plusieurs jours, pour rencontrer pour la premier fois, son véritable époux


Le pont sur le Guiers entre l'Isère et la Savoie (France) où se déroulaient les remises des princesses françaises et savoyardes


Le pont a ete reconstruit depuis.
Photo : Wikipedia

Ce mariage par procuration sera le premier qui sera célébré à Versailles depuis l'installation de la Cour en 1682. deux autres cérémonies de ce genre seront célébrées au XVIIIe : le mariage par procuration de Mme Première, fille de Louis XV en 1739 et celui de la sœur de Louis XVI, Mme Clothilde avec le prince de Piémont en 1775

Mlle de Valois, fille de Monsieur et de sa première femme, Henriette d’Angleterre, sœur de la malheureuse reine d’Espagne, épouse de Charles II d’Espagne, sera Duchesse régnante de Savoie et reine de Sardaigne
Ses filles seront la duchesse de Bourgogne, mère de Louis XIV et la reine d’Espagne, première épouse de Philippe V

Description de la cérémonie du mariage par procuration à Versailles
Extraite de l'ouvrage " La Chapelle royale de Versailles au temps de Louis XIV" par A Maral p.335 à 337

Lire le récit de la cérémonie

Lire sa biographie sur Wikipedia
http://fr.wikipedia.org/wiki/Anne_Marie_d'Orl%C3%A9ans

Catégorie : Mariages royaux

Description de cette image, également commentée ci-après
ANNE MARIE DE BOURBON-ORLEANS
mademoiselle de Valois
mademoiselle
duchesse de Savoie

La Grande Mademoiselle possédait de très nombreux titres, terres et seigneuries. Voici ceux qui sont connus :

La duchesse de Montpensier avait droit en France au prédicat d'Altesse Sérénissime, du fait de son rang de première princesse du Sang de France et petite-fille de France ; elle pouvait également prétendre au même prédicat (ou son équivalent Durchlaut) dans le Saint Empire du fait de son titre de princesse de Dombes, principauté souveraine (Fürstentum) du saint Empire. Le prédicat d'Altesse Royale ne sera conféré au premier prince du sang que sous le règne de Charles X au profit du Duc d'Orléans, futur Roi Louis-Philippe Ier.

En tant que Petite-Fille de France, et donc petite-fille de Roi, elle portait néanmoins le titre d'Altesse Royale.

 
Anne Marie naît le 27 août 1669 au château de Saint-Cloud. Son père est Philippe, duc d'Orléans. Sa mère est Henriette d'Angleterre, duchesse d'Orléans.
 
Son parrain est Louis, dauphin de France. Sa marraine est Anne Marie de Bourbon-Orléans, duchesse de Montpensier.
 
Elle épouse par procuration 10 avril 1684 au château de Versailles et religieusement le 7 mai 1684 à Chambéry
Victor-Amédée II. Victor Amédée II, duc de Savoie.
 
De ce mariage naîtront :
  • Marie Adélaïde
  • Marie Louise

 

Marie Adélaïde épousera Louis, duc de Bourgogne et sera la mère de Louis XV.

 

Marie Louise épousera Philippe V, Roi d'Espagne et frère de Louis, duc de Bourgogne.

 

Anne Marie décède le 26 août 1728 à Turin.

 

(Sentence du lieutenant civil du Châtelet, du 10 avril 1684, donnant mainlevée aux propriétaires des boucheries de l'apport de Paris et cimetière Saint-Jean, les sieurs de Saint-Yon et de la Dehors, des saisies faites entre les mains des bouchers locataires à la requête de Pichault-Laval, fondé de pouvoir des marquises de Thianges et de Montespan)

 


Elle part en sortant de la chapelle, et va coucher à Juvisy.

 

Mort de M. du Téron, conseiller d'État.

 

Bergeret achète de Talon la charge de secrétaire du cabinet; mais
cela étoit encore secret.  

 

Madame la princesse de Lislebonne conduisoit Madame Royale en Savoie, et on lui donna 10,000 écus pour son voyage.


 Voir, pour les détails de cette le Merc.gal. d'avril, p. 304 à 345.

00:00 Publié dans 1684, mariages | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | | |

samedi, 19 mars 2016

19 mars 1662: Mariage de Louvois

Mariage de Louvois avec Anne de Souvré, marquise de Courtenvaux.

 

Sacre devant de nombreux prélats et gens de qualité en l'église de la Sorbonne de Mgr de Nesmond qui prend le siège de Bayeux. Piccolomini y est.

00:00 Publié dans 1662, mariages | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | | |