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vendredi, 10 février 2017

10 février 1638: Guillaume Marcoureau, dit Brécourt

Guillaume Marcoureau, dit Brécourt

260px-Sandro_Botticelli_050.jpg

Brécourt en 1666

Guillaume Marcoureau, dit Brécourt

 

Voici l’acte d’inhumation:

Le 29e jour dud. mois (mars 1685), a été fait le convoi, service et enterrement de Guillaume Marcoureau, comédien de la troupe du roi, qui avait renoncé à la comédie par acte dont la copie est ci-dessous, âgé de quarante-huit ans, mort le 28e de mars, demt rue de Seine, aux Trois Poissons : et ont assisté aud. enterrement François du Perrier, son neveu, André Hubert et autres amis.

Signé: François du Perrier, Hubert.

Parents

600px-Blason_Thann_68.svg.png

Guillaume Marcoureau

29ème sociétaire de la Comédie française

Fils du comédien Pierre Marcoureau, dit Beaulieu, et de la comédienne Marie Boulanger, il débute avec ses parents, vers 1650, dans la troupe de Philandre, sous le nom de « petit Beaulieu »

Peu de temps après il prend le pseudonyme de Brécourt, du nom de l'ancien hôtel de Brécourt, que son père possédait en indivision à Paris.

Le 18 décembre 1659, il épouse une fille de comédiens, Étiennette Des Urlis (1629-1713)

Il joue au théâtre du Marais puis entre à dans la troupe de Molière qu'il quitte en 1664 pour l'Hôtel de Bourgogne; l'illustration ci-dessus le montre en frontispice de la publication en 1666 de Nopce de village (gravure de Jean Lepautre, détail, non publiée depuis 1682)

Il est vraisemblable qu'il créa cette pièce au Palais-Royal deux ans plus tôt, avant de rejoindre la troupe des « Bourguignons ».

Après quelques brefs passages à Paris, il séjourne à Londres où il fait représenter un Ballet et musique pour le divertissement du Roy de la Grande-Bretagne en 1674.

Brécourt dirige ensuite la troupe du prince d'Orange qui joue à La Haye en 1680 et 1681.

De retour à Paris, il entre à la Comédie-Française en 1682 et meurt en 1685, après avoir renoncé à sa profession de comédien.

Brécourt se distingua surtout dans la comédie, pour l'emploi des rôles à manteaux. Louis XIV disait qu’« il pourrait faire rire des fagots ».

Ses pièces sont des comédies en vers, fort médiocres et qui n'obtinrent quelque succès que par le jeu de l’auteur.

En 1685 à Paris, à l'article de la mort, il a renoncé à son métier d'acteur dans le contexte historique de l'excommunication des acteurs.

Il témoigne qu'il « a reconnu qu'ayant ci-devant fait la profession de comédien, il y renonce entièrement et promet d'un cœur véritable et sincère de ne la plus exercer ny monter sur le théâtre, quoyqu'il revînt dans une pleine et entière santé ».

Brécourt mourut à la suite d’un effort qu’il fit en jouant une de ses propres comédies, Timon.

 

Œuvres

  • La Feinte mort de Jodelet (Paris, 1659)
  • Le Grand benêt de fils (1664)
  • Le Jaloux invisible (Paris, 1666)
  • La Noce de village (Paris, 1666)
  • L'Infante salicoque ou le Héros de roman (1667)
  • Ballet et musique pour le divertissement du Roy de la Grande Bretagne (Londres, 1674)
  • L'Ombre de Molière (Paris, 1674)
  • La Régale des cousins de la cousine (Francfort, 1674)
  • La Cassette (1683)
  • Timon ou les Flatteurs trompés (Rouen, 1684)

http://cesar.org.uk/cesar2/people/people.php?fct=edit&person_UOID=103912

 

mardi, 24 janvier 2017

24 janvier 1638: Charles Sackville

260px-Sandro_Botticelli_050.jpg

Portrait par Godfrey Kneller en 1697

Charles Sackville

 6e comte de Dorset ainsi qu'un poète et courtisan anglais du règne de Charles II d'Angleterre

 1er Baron Cranfield (1674)

1er Earl of Middlesex (1675)

6ème Earl of Dorset

MP, poet, lord chamberlain, lord-lieutenant of Sussex then of Somerset

Lord Lieutenant of Somerset (1691-1714)

 

260px-Sandro_Botticelli_050.jpg

Portrait par Godfrey Kneller en 1694

 

Parents

 

  • dont

Il fut un important mécène pour le monde des lettres, et favorisa de ce fait le plein épanouissement de la littérature de la Restauration anglaise. Il eut notamment pour domestique le jeune Robert Gould, lequel eut l'opportunité d'apprendre à lire et à écrire grâce à cet emploi, et de devenir ensuite un poète important de l'époque.

260px-Sandro_Botticelli_050.jpg

Portrait par Godfrey Kneller en 1694

Charles Sackville semble avoir participé aux frasques avec lesquelles Sir Charles Sedley et le comte de Rochester ont gagné leur réputation sulfureuse.

En 1662, lui et son frère Edward, avec trois autres gentlemen, furent inculpés du dépouillement et du meurtre d’un tanneur appelé Hoppy.

Ils firent valoir pour leur défense qu’ils poursuivaient des bandits et avaient pris le malheureux pour l’un d’entre-eux. Les jeunes gens semblent avoir été acquittés: lorsqu’en 1663 Charles Sedley fut jugé pour un outrage à la pudeur commis à Covent Garden, Sackville, encore une fois impliqué, fut admonesté par le juge qui lui reprocha de n’avoir tenu aucun compte de sa mansuétude l’année précédente.

Ses excentricités semblent avoir été moins insupportables à ses contemporains que celles d’autres personnages similaires: il ne fut jamais nettement impopulaire, et l’on rapporte que Rochester se plaignit un jour à Charles II de cette différence de traitement entre eux.

Portrait par Godfrey Kneller en 1694

En 1665, le comte de Dorset se porta volontaire pour servir sous les ordres du duc de York lors de la seconde guerre anglo-hollandaise.

D’après Matthew Prior, Dorset imagina sa célèbre chanson To all you ladies now at Land (« À vous toutes mesdames restées au pays ») la nuit précédant la victoire remportée au large de Harwich, le 3 juin 1665.

In 1667 Pepys écrit en se lamentant que Sackville a entrainé Nell Gwynne hors du théatre, et que avec son ami Sedley, les deux mènent joyeuse vie avec Nell (dont il a fait sa maitresse) dans une maison de Epsom.

L'année d'après, Charles II fera la cour à Nell et le roi enverra "Charles le 2ème" (Sackville) en exil à l'étranger; Sackville avait été baptisé "Charles le 2ème" par Nell, celui qu'elle surnommait "Charles le 1er" était son premier protecteur, Charles Hart, le roi Charles II devenant "Charles le 3ème" dans la liste de ses amants.

La gaieté et l’esprit du comte lui assurèrent la constante amitié de Charles II mais ne plurent pas particulièrement à Jacques II, qui lui tenait en outre rigueur de ses vues sur sa maîtresse, Catherine Sidley.

Dorset se retira donc de la cour lors de la succession au trône, pour y revenir ensuite sur l’invitation de Guillaume III, qui le fit conseiller privé, Lord Chamberlain (1689) et chevalier de la Jarretière (1692).

Dorset, lui-même homme de lettres, fut un généreux protecteur du monde littéraire. Lorsque John Dryden perdit son titre de Poète Lauréat, il lui accorda à ses frais une pension d’un montant équivalent. Matthew Prior, dans la dédicace à ses Poems on Several Occasions (1709), affirme que l’opinion de Dorset était régulièrement recherchée par le poète Edmund Waller, que le duc de Buckingham suspendit la publication de La Répétition jusqu’à obtenir son avis, et même que Samuel Butler et William Wycherley lui devaient la première reconnaissance officielle de leur talent.

L’éloge fait par Prior comporte sans aucun doute une part d’extravagance, mais Dorset semble avoir réellement développé de puissantes qualités intellectuelles après les frasques de sa jeunesse. Bien qu’il ait laissé lui-même peu de poèmes, aucun n’est dénué d’intérêt.

Louis XIV le Grand de Bourbon, roi de France est un cousin au 8e degré d'un grand-parent de Charles Sackville, Earl of Dorset.

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dimanche, 04 décembre 2016

04 décembre 1659: Naissance de Pierre de Guethem

pierre-de-guethem.jpgCouverture

Pierre de Guethem est un musicien et militaire français né le 04 décembre 1659 à Tourcoing.

 

http://ghestem.net/actes/183pierre04_12_1659.jpgCouverture

 

Pierre de Guethem vient au monde à Tourcoing le 04 décembre 1659

 

né de Jacques Guethem et de Marie Tiberghien

 

sur l'acte 163 il n'y a pas de date de précisé seul une date figure sur l'acte précédent.

 

l'acte dit seulement Baptis fuit ponantius Guelhem filies Jacobi et Catharine Ayborohim fuis ciptozis natalis Ayborohim et maria Courtauls.

 

  de Jacques (Jacobi) Guethen et Catherine Tÿberohien (?) ayant pour parrain un certain Tÿberohien et comme marraine Maria Courtauls.

 

 

Une rue de la ville porte son nom, ainsi qu'un géant de la ville de Tourcoing.

tourcoing_pierre-20de-20guethem1_1.jpgCouverture

 

Son histoire a été relatée par trois écrivains.

Biographie 

.

 

Bientôt, le pillage et le feu ravagent le bourg.

 

Les habitants se réfugient aux quatre coins de l’Europe.

 

A vingt ans, Pierre débarque dans les Pays-Bas espagnols sans un « rouche doupe » en poche et se place comme valet de pied. (Serviteur en livrée qui escorte son maître, l'aide à monter ou descendre de voiture, etc)

 

Il connaît le solfège, un brin de violon.

 

Son maître, Fichier:Joseph Vivien 001.jpgCouverture Maximilien-Emmanuel de Bavière, amateur de musique, le prend dans son orchestre.

 

Un jour, Maximilien part pour la guerre et il emmène ses joueurs avec lui.

 

Sur les champs de bataille, notre Tourquennois se découvre une âme de soldat.

 

http://www.cmhg-phmc.gc.ca/cmh/book_images/high/v1_c3_s02_ss00_03.jpgCouverture

Il échange son violon et son archet contre un mousquet et des balles.

http://www.famillesdaujourdhui.com/data/Image/Loisirs/ChroniquePHPerrier/photo_9_tir_au_mousquet_au_fort_chambly.jpgCouverture

 

A lui les coups de mains, les coups de ruse, le corps à corps.

 

Au siège de Vienne, il arrache aux Turcs un étendard de soie. 

Pierre-de-Guethem-3935.JPGCouverture

 

Il envoie le trophée à Tourcoing où il existe toujours au musée du Carillon.

 

Le 12 septembre 1683, après deux mois de siège, les Turcs échouent à s'emparer de Vienne.

 

L'Empire Ottoman_ le 2ème Siége de Vienne
envoyé par Abal_hassan.

http://www.dailymotion.com/video/xc3raf_l-empire-ottoman-...

 

C'est la deuxième (et dernière fois) que la ville doit affronter un siège par les Turcs, le premier siège ayant eu lieu en 1529.

Victoire de justesse

CouvertureTout est venu de dissensions entre paysans et nobles hongrois. Les Turcs du sultan Mehmet IV ont voulu en tirer parti pour élargir un peu plus leur sphère d'influence en Europe centrale. C'est ainsi que le grand vizir Kara Mustapha (Kara Moustafa, dit le Noir) s'allie ainsi au roi de Hongrie Étienne Tokoly.

Tandis que le Hongrois entreprend le siège de Presbourg (aujourd'hui Bratislava), le sultan met le siège devant Vienne le 14 juillet 1683 avec des forces considérables (200.000 hommes, dit-on).

Soumise à un siège impitoyable, la capitale des Habsbourg est défendue avec acharnement par le comte Rüdiger Starhemberg et le bourgmestre Andreas Liebenberg.

Vienne est libérée in extremis grâce à une armée de 65.000 hommes venue du nord, composée pour moitié de Polonais ainsi que d'Allemands et d'Autrichiens.

CouvertureCommandée par le roi de Pologne Jean III Sobieski et le duc Charles de Lorraine, cette armée de renfort passe sur la rive droite du Danube puis déboule sur les Turcs des hauteurs du Kahlenberg, à l'ouest de Vienne.

Les janissaires du grand vizir se battent jusqu'au dernier mais le reste de l'armée ottomane se retire en désordre, abandonnant sur place canons et provisions.

Le premier café-croissant

Ayant échoué à s'emparer de Vienne, les Turcs s'enfuient précipitamment en laissant sur place leurs provisions. C'est ainsi que les Viennois récupèrent 500 sacs de café... ce qui leur vaut d'être les premiers Européens à siroter une tasse de café.

Dans le même temps, les boulangers de la ville, qui se flattent d'avoir donné l'alerte lors d'une tentative d'attaque nocturne des Turcs, commémorent leur exploit en confectionnant des pâtisseries en forme de croissant (l'emblème des Turcs). De là le café et les «viennoiseries» (spécialités de Vienne)qui accompagnent nos réveils matinaux.

Couverture De retour à Istamboul, le grand vizir Kara Moustafa est décapité par le sultan.

Pendant ce temps, l'empereur Léopold 1er fait une entrée triomphale dans Vienne et, dans la foulée, part à la conquête de la Hongrie et de la Transylvanie, sous domination ottomane.

Vienna gloriosa

Le conflit entre Turcs et Autrichiens va s'achever par les victoires du prince Eugène de Savoie et la paix de Karlowitz (1699). C'en sera fini des menaces ottomanes en Europe occidentale. Alors viendra l'apogée de Vienne. Ce sera l'époque de la «Vienna gloriosa»

 

Fichier:Juliusz Kossak Sobieski pod Wiedniem.jpegCouverture

12 septembre : Bataille de Kahlenberg.

Le roi Polonais Jean III Sobieski repousse le grand vizir Turc, Kara Mustafa, arrivé aux portes de Vienne à la tête de 180 000 hommes.

Fichier:Bitwa pod Wiedniem Brandt.jpgCouverture

Informations générales
Date 12 septembre 1683
Lieu Au Kahlenberg près de Vienne, Autriche
Issue Victoire stratégique décisive de la coalition chrétienne
Belligérants
Sainte-Ligue :
Banner of the Holy Roman Emperor (after 1400).svgCouverture Saint-Empire romain germanique
Flaga Rzeczpospolitej Obojga Narodow.svgCouverture République des Deux Nations
Ottoman Flag.svgCouverture Empire ottoman
Commandants
Flaga Rzeczpospolitej Obojga Narodow.svgCouverture Jean III de Pologne
Banner of the Holy Roman Emperor (after 1400).svgCouverture Léopold Ier
Ottoman Flag.svgCouverture Grand Vizir Kara Mustafa
Forces en présence
70 000 250 000
Pertes
4 000 tués 15 000 tués
Deuxième guerre austro-turque de 1683-1697

 

 

 

Couverture La légende dit que le croissant, viennoiserie fort populaire en France, fut créé par les boulangers de Vienne pour célébrer cette victoire. Une autre version attribue l’invention du croissant, toujours en 1683, à un cafetier de Vienne. Ayant récupéré des sacs de café laissés par les Turcs lors de leur fuite, il aurait eu l’idée de servir du café accompagné d’une pâtisserie en forme de croissant, en souvenir de la défaite de l’occupant.

Ce serait Marie-Antoinette d’Autriche, originaire de Vienne, qui aurait officiellement popularisé le croissant en France à partir de 1770.

 

 

 

Guethem poursuit sa course à travers les combats.

 

On cite ses faits d’armes à la campagne de Hongrie, aux prises de villes de Neufchâtel, de Bade, de Belgrade.

 

Un jour de 1702, le général en chef Couverture Carignan charge le major Guethem d’assiéger Crémone.

                                                                           Bataille de Crémone
Informations générales
Date 1er février 1702
Lieu Crémone, Italie
Issue indécise
Belligérants
Royaume de FranceCouverture Royaume de France Drapeau: Empire d'AutricheCouverture Empire d’Autriche
Commandants
François de Neufville de Villeroy Eugène de Savoie-Carignan
Pertes
~ 1 200 hommes ~ 1 200 hommes
Guerre de Succession d'Espagne

 

 

La ville, ceinturée de remparts et défendue par le Couverture  maréchal de Villeroy, semble imprenable.

2ème marquis de Villeroy, duc de Villeroy (1685) Capitaine des gardes du corps du roi, gouverneur du roi, ministre d’Etat et chef du conseil des finances, chevalier de l'Ordre du Saint-Esprit, Maréchal de France

  • 1650 : Gouverneur et Lieutenant général du Lyonnais, Forez et Beaujolais en survivance de son père à l'âge de six ans.
  • 1672 : fait colonel au régiment d'infanterie du Lyonnais, nommé brigadier d'infanterie des armées de Monsieur le Prince.
  • 1674 : maréchal de camp (1674).
  • 1677 : lieutenant général.
  • 1688 : chevalier des ordres du roi (31 décembre 1688).

Avec la permission du roi, il cède son titre de duc à son fils lors du mariage de celui-ci avec Marguerite Le Tellier de Louvois (1694), tout en en gardant l'appelation et le rang.

 

Très insuffisant et malheureux lors de la guerre de succession d'Espagne, il reçoit son congé mais n'est pas disgracié.

  • 1714 : Ministre d'Etat, chef du Conseil royal des finances.
  • 1717-1722 : gouverneur de Louis XV.
  • 1722 : chassé et exilé à Lyon par lettre de cachet du Régent, il rentre à Paris en 1724.

Saint-Simon, beau-frère de sa femme, le mentionne environ 500 fois dans ses mémoires.
(Mort le 18 juillet 1730 selon Dict. des maréchaux)

 

 

Guethem apprend qu’un ancien égout passe sous les remparts et aboutit au cœur même de Crémone chez un chanoine, le chanoine Cassoli.

 

Pierre Guethem arrive à faire savoir à don Cassoli qu’il lui donnera un évêché s’il consent à déboucher l’égout.

 

Marché conclu.

 

Par l’ouverture déblayée, Guethem et ses hommes se répandent la nuit dans Crémone et ouvrent les portes de la ville aux assiégeants.

 

Le maréchal de Villeroy est fait prisonnier et toute la garnison avec lui.

 

Du coup, Guethem connaît la gloire : il est anobli et reçoit le grade de colonel.

 

Dans les années qui suivent il s’offre une débauche de batailles.

 

Sous les ordres du fameux Malborough, il joue encore un tour au maréchal de Villeroy et gagne la bataille de Ramillies.

 

Quand les troupes rançonnent les Flandres, la consigne est formelle : épargner gens et biens de la paroisse de Tourcoing.

 

Le diable le poussant, Guethem décide au printemps de 1707 un coup sans pareil : s’emparer du dauphin de France.

 

Avec une trentaine de partisans déguisés en marchands de chevaux, il traverse les lignes de feu et arrive à Versailles.

 

 

Pendant ce temps, Louis XIV et sa sœur chassent le loup en forêt de Marly.

 

Pierre de Guethem poste ses hommes derrière les arbres, au lieu-dit « le Point du Jour »

 

Quand, en grand équipage, palefreniers devant et derrière, passe le carrosse aux armes de France, de Guethem et ses amis se précipitent au-devant des chevaux.

Le colonel ouvre la porte.

Ce n’est pas le dauphin qu’il trouve assis sur les coussins du carrosse mais un homme d’âge, M. de Béringhem, qu’on appelle à la cour M. le Premier.

Pierre de Guethem se montre plein d’égards pour son prisonnier.

Il l’installe dans une chaise à porteur et on se hâte vers la route de Flandre.

 

Entre-temps, le carrosse aux armes de France est revenu à vide au château de Versailles.

Le roi Louis XIV éclate de colère, les dames de la cour s’évanouissent, la police est sur les dents dans tout le pays.

 

Les soldats du roi rattrapent de Guethem en Picardie.

 

Il devient à son tour prisonnier.

 

A son tour aussi M. le Premier se montre plein d’égards pour lui et le ramène à Paris.

 

Pierre de Guethem a passé sa vie à donner du fil à retordre aux armées de Sa Majesté, a emprisonné un maréchal à Crémone et a essayé par-dessus le marché de s’emparer du fils du roi.

 

Va-t-on le pendre haut et court ?

 

Que nenni.

 

Au Grand Siècle, on traite les gens de guerre avec bien plus d’élégance.

 

Louis XIV remet à M. de Béringhem le sort de son ravisseur.

 

Alors, M. le Premier ouvre à deux battants au colonel de Guethem les salons de Versailles.

 

On lui pardonne de si bon cœur qu’on l’invite peu de jours après à la revue des gardes du corps.

 

Sur un cheval des écuries du roi, Pierre de Guethem caracole aux côtés de Jacques II d'Angleterre, du dauphin de France et de Mgr le duc de Bourgogne.

 

Après la revue, voici le roi.

 

De Béringhem présente de Guethem à Louis XIV :

- Monsieur le Premier, dit le roi, se loue fort des traitements qu’il a reçus de vous. On ne saurait faire la guerre trop honnêtement...
- Sire, répond le Tourquennois, je suis si étonné de me trouver devant le plus grand roi du monde et qui me fait l’honneur de me pardonner que je n’ai pas la force de répondre.

Louis XIV se montre fort aise de cette réplique, toute la cour répète la phrase.

 

Jeudi 24 mars 1707 : Versailles :

 

Le roi dîna de bonne heure et alla se promener à Marly

Monseigneur et Monseigneur http://img207.imageshack.us/img207/131/clipimage002c.jpgCouverture le duc de Berry (Petit-fils de Louis XIV, et troisième fils du Grand Dauphin et de Marie-Anne-Christine de Bavière ) coururent le loup, qu’ils prirent sur le bord de la rivière en deçà, près du pont de Sèvre.

La forêt de Marly, ou jusqu'au XVIIIe siècle forêt de Cruye, est une forêt domaniale de 2000 ha située dans les Yvelines à 15 km environ à l'ouest de Paris, entre Saint-Germain-en-Laye et Versailles. Elle s'étend sur une longueur d'environ 12 km d'est en ouest sur les communes de Louveciennes, Marly-le-Roi, Saint-Nom-la-Bretèche, Feucherolles... C'est un ancien domaine de chasse des rois de France, puis des présidents de la république. Elle est entaillée, depuis 1935, dans toute sa longueur par l'autoroute de Normandie (A13)

 

Le soir, il y eut comédie

Monsieur le premier qui avait suivi le roi à Marly et qui était parti d’ici pour Paris à 7 heures, fut arrêté entre la ferme qui est à MM de Saint-Victor et le cabaret qu’on appelle le Point-du-Jour.

Il était dans son carrosse ; on le fit monter sur le septième cheval de son attelage, sur lequel était monté le valet ou cocher qui lui portait son flambeau.

Le carrosse revint ici, et l’on apprit par le cocher et les valets de pied qui le suivaient que M. le Premier avait été enlevé par 12 ou 15 hommes à cheval.

On en rendit d’abord compte au roi, qui envoya ordre à M. de Chamillart, qui était à l’Etang et à M. de Torcy, qui était à Paris, aux deux autres secrétaires d’Etat qui étaient restés à Versailles de faire partir des courriers pour aller en diligence sur les frontières avertir les gouverneurs d’envoyer des troupes sur tous les passages ; car le roi ne douta point que ce ne fût un parti des ennemis, d’autant plus qu’il était averti qu’un de leurs partis était entré dans l’Artois sans y faire aucun désordre et qu’il n’était point retourné dans leurs places.
Le roi, avant de se coucher, sut qu’on avait arrêté à Sèvres un homme à cheval qui ne parlait pas bien le français et qui apparemment était de ce parti là ; n le fait interroger, et on aura par lui quelque éclaircissement.
Le roi fit monter à cheval un brigadier avec 20 gardes pour aller droit à Saint-Denis, M. de Béringhem, fils de M. le Premier, monta à cheval aussi avec des écuyers et des pages du roi, et l’on prend tant de mesures qu’on redoute pas qu’on ne rejoigne ces gens là et qu’on ne délivre M.  le Premier, qui par sa santé n’est pas en état qu’on puisse faire faire une grande diligence.

Si Monseigneur, à sa chasse, est passé la rivière et que la nuit fût survenue, peut-être aurait-il été en quelque danger, car on ne doute pas que ces gens-là n’eussent de plus grands desseins que celui d’enlever un particulier.

(Ce parti avait résolu d’enlever Monseigneur ou un des princes ses fils : c’est pour cela qu’il demeura si longtemps sans rien faire.

Enfin lassés d’attendre, dans la peur d’être découverts, trompés encore par la livrée et le carrosse du roi, ils enlevèrent le premier écuyer.

 

Le roi en fut piqué à l’excès, et toutefoishttp://img18.imageshack.us/img18/307/pierredeguethem.jpgCouverture GUESTHEM en fut traité avec des faveurs et couru de tout le monde, et à Paris, aux spectacles, des bourgeois et du peuple avec une admiration singulièrement indécente.

 

http://img207.imageshack.us/img207/8325/clipimage001keg.jpgCouverture

Michel Chamillart

(Paris 2 janvier 1652 - Paris, 14 avril 1721) est un homme politique français. Il est issu d'une famille de robe : son père Guy Chamillart est procureur puis intendant. il commence sa carrière comme conseiller au Parlement de Paris en 1676, avant de devenir maître des requêtes en 1686, puis intendant de Rouen en 1689 et 1690. Apprécié par Louis XIV, avec qui il joue au billard, il est protégé à la Cour par Madame de Maintenon, ce qui lui permet d'intégrer les services centraux de l'administration du royaume à Versailles. Il est nommé contrôleur général des finances en 1699 et secrétaire d'État à la guerre l'année suivante.

 

On invite partout le colonel, on lui donne des gens pour le servir, il va au théâtre, il écoute les concerts dans les salons.

 

On le comble de cent manières.

 

Il voudrait bien quand même revenir à Tourcoing.

 

Quand il quittera Paris M. le Premier le suppliera d’accepter une bourse pleine de pièces d’or.

 

La vie de panache de Pierre de Guethem s’arrête là.

 

Il rentrera bien sage en sa paroisse Saint-Christophe pour y mourir deux ans plus tard.

 

Site des Ghestem

lundi, 10 octobre 2016

10 octobre 1651: Jacques Louis de Beringhen

 

http://farm7.staticflickr.com/6132/5939320653_7d9c44976b_m.jpg

Jacques Louis de Beringhen

marquis de Beringhen

comte de Châteauneuf

seigneur d'Armainvilliers

comte du Plessis Bertrand

seigneur de Saint-Père (1689)

marquis de Saint-Père
chevalier de l'Ordre du Saint-Esprit

Membre de l'Académie royale des Inscriptions et Belles-Lettres

(membre honoraire, 1701) 

Gouverneur de la citadelle et du Fort de St Jean de Marseille 

Président du conseil du dedans du royaume pendant la minorité du roi

Directeur général des ponts et chaussées de France.

 

Parents

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dimanche, 02 octobre 2016

02 octobre 1667: Louis de Bourbon

 

Fichier:Louis, Count of Vermandois.PNG

Louis de Bourbon

comte de Vermandois (1669)
Amiral de France (1669)
(Louis Auguste de Bourbon)
 

le 2 octobre 1667 à Saint-Germain-en-Laye (78)


Légitimé le 22 février 1669

 

Décédé le 8 novembre 1683  près de Courtray à l'âge de 16 ans

 

Inhumé en 1683 en la cathédrale d’Arras

Parents

Ce jour-là...

Le Roi accorde sa première audience au baron de Platen (Franz Ernst Platen), envoyé extraordinaire des ducs de Brunswick et de Brunswick Lunebourg

comte de Vermandois au château vieux de Saint-Germain en Laye.

Il a pour père Louis XIV et pour mère Louise Françoise de La Baume Le Blanc, Mademoiselle de La Vallière.

Il sera prénommé Louis et légitimé en février 1669.

Il est pourvu de la charge de Grand Amiral de France.

Légitimé de France en 1669

Amiral de France

 

Le 2 (ou le 3) octobre 1667, Louise de la Vallière met au monde un fils à Saint-Germain-en-Laye.

 

La favorite espère que cette naissance lui rendra le cœur de Louis XIV qui la délaisse depuis quelques mois pour la belle marquise de Montespan.

 

Hélas, le roi a cessé pour de bon d’aimer la douce Louise.

 

 

louisev13.jpglouisev1.jpg


Deux portrait par Pierre Mignard de Louise de la Vallière et de ses deux enfants survivants (Melle de Blois et le comte de Vermandois) en 1669 et 1670

 

L’ancienne favorite obtient néanmoins que son fils porte le prénom de Louis, celui du royal père.

 

En 1669, Louis XIV légitime l’enfant en lui donnant le titre de comte de Vermandois.

 

A cette occasion, le jeune Louis de Bourbon qui n’a que 2 ans devient également Amiral de France.

 

Né alors que sa mère connaissait un début de disgrâce, il est le premier des fils naturels de Louis XIV que le roi eut de sa favorite "officielle" la duchesse Louise de La Vallière et ne fut légitimé que deux ans après sa naissance.

 

Deux autres fils étaient nés et morts avant que Mademoiselle de La Vallière ne soit déclarée ouvertement maîtresse royale.

 

Il reçut le titre d'Amiral de France, alors qu'il n'est âgé que de deux ans, ce qui permet au roi de garder la maîtrise de la marine pendant de nombreuses années.

 

Il était très proche de sa sœur Marie Anne de Bourbon qui est mariée dès 1680 à un prince du sang Louis-Armand de Bourbon, prince de Conti.

 

 

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Portrait vers 1680

 

Lorsque sa mère entre chez les carmélites afin d'expier ses fautes, elle confie ses enfants à la belle-sœur du roi, la princesse palatine, duchesse d'Orléans (1674)

 

Quelque temps plus tard, la duchesse d'Orléans ayant amené le petit comte de Vermandois et sa sœur visiter leur mère en son couvent, celle-ci, toute à ses pénitences, refusa d'embrasser son fils qui voulait se jeter dans ses bras.

 

Néanmoins, toute sa vie le jeune prince en quête d'affection maternelle, surnommera sa mère ""belle maman"

 

Jeune adolescent solitaire, il fut séduit et initié à l'homosexualité par le chevalier de Lorraine, favori de son oncle, "Monsieur, frère unique du roi", le duc d'Orléans, qui voulait en faire un "parapluie" au cas où le roi eût songé à le disgracier.

 

Effectivement, les erreurs de jeunesse du comte de Vermandois suscitèrent contre lui la colère de son père, le roi, Louis XIV (qui ne tolérait que par politique les débauches de son frère)

 

Le jeune amiral fut condamné à se retirer de la cour (1682)

 

L'année suivante, la Duchesse d'Orléans obtint du roi pour son pupille, qu'il puisse combattre en Flandres afin de racheter ses erreurs et tenter de rentrer en grâce.

 

 

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Portrait par Pierre Mignard vers 1680
 

Bien que se dépensant sans compter et n'écoutant pas les conseils de prudence de son gouverneur et du médecin d'Aquin, il ne retrouva pas l'estime de son roi et géniteur, qui, par ailleurs, fut très peu affecté par sa mort, au contraire de sa sœur et de la Princesse Palatine, qui le pleurèrent beaucoup.

 

Quant à sa mère, devenue "Soeur Louise de la Miséricorde", toujours pénitente, elle se refusa le secours des larmes déclarant que ce serait trop pleurer un fils dont elle n'avait pas "assez pleuré la naissance"

 


Bien que se dépensant sans compter et n'écoutant pas les conseils de prudence de son gouverneur et du médecin d'Aquin, il contracta, durant le siège de Courtrai mené par Vauban, une maladie qui lui fut fatale.

 

Il ne retrouva pas pour autant l'estime de son roi et géniteur, et mourut le 18 novembre 1683.

 

Il n'avait que 16 ans.

 

Il est enterré à la cathédrale d'Arras.

 

 

voir le site l'Envers de l'Histoire

 

Iconographie

Mademoiselle de Blois et le comte de Vermandois

"Personnage de la littérature"

00:03 Publié dans 1667, naissances | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | | |