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vendredi, 15 septembre 2017

05 septembre 1638: (Dimanche) Naissance de Louis XIV

 

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Naissance, attendue depuis 22 ans
du dauphin Louis-Dieudonné (Louis XIV)
 
 Nommé à sa naissance Louis-Dieudonné
surnommé par la suite le Roi-Soleil
ou encore Louis le Grand

Il porte dès sa naissance le titre de Dauphin
 
Son parrain est S.E. le cardinal Mazarin et pour marraine Charlotte de Montmorency, princesse de Condé.

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Enfin, un cri, puis une dame d'honneur de la reine, Mme de Seneçay, se précipite chez le roi qui attend

"C'est un Dauphin!" lance-t-elle

Louis XIII s'agenouille, et la nouvelle se répand dans le château

Des courriers s'élancent vers Paris, mais ils ne peuvent traverser la Seine, car le pont de Neuilly a été emporté.

Ils agitent leurs drapeaux, ils crient "C'est un Dauphin!"

Des messagers l'annoncent dans toute la ville

Les cloches sonnent le Te Deum à Notre Dame

On allume des feux de joie, on danse, on boit

On rend grâce à Dieu et à la Vierge

on porte des reliques en procession, d'une église à l'autre

on illumine les carrefours dans ces nuits encore douces du début de septembre


Cet enfant, c'est le signe de la bienveillance de Dieu

"Dieu vous l'ayant donné, il l'a donné au monde pour de grandes choses, dit Richelieu au roi"
 
http://auxerre.historique.free.fr/Personnages/images_blasons/blasons_eveques/blason_dominique_seguier.JPG
 
Le Dauphin est immédiatement ondoyé par l'évêque de Meaux, Dominique Séguier, premier aumônier du Roi
 
Frère cadet du Chancelier Pierre Séguier, il avait été nommé évêque d'Auxerre en juin 1632 puis transféré à Meaux en août 1637

Dominique Séguier

(Dominique Séguier d'Autry)

 

On lui donna, à son baptême, le nom de Dominique, parce qu’il était venu au monde par suite d’un voeu que ses parents avaient fait à ce saint dont on lui fit porter l’habit pendant les six premières années de sa vie.

Parents

 

 Dès l’âge de onze ans, on lui fit commencer ses études chez les Jésuites à Dijon jusqu’à la fin de 1606.

Il les continua pendant les trois années suivantes à Paris, au collège du cardinal le Moine, et fut alors fait chanoine de Notre-Dame de cette ville.

Il alla étudier ensuite la philosophie au collège de la Flèche, d’où, étant de retour à Paris, il fréquenta les écoles de théologie et celles de droit jusqu’en 1616. Le 15 juillet de cette année, il fut reçu conseiller-clerc au parlement de Paris.

Le décanat de la cathédrale du Mans étant venu à vaquer en 1621, les chanoines lui offrirent cette dignité qu’il garda jusqu’en 1623.

Le chapitre de Paris le choisit alors pour doyen, le 15 février 1623; Dominique accepta, et obtint les prieurés d’Auneau et de Sainte-Marie de Gehard.

Comme les infirmités et les affaires de Jean-François de Gondy, premier archevêque de Paris, ne permettaient point à ce prélat d’officier à toutes les cérémonies extraordinaires, le nouveau doyen s’en acquitta, avec tant de grâce et de majesté, que Louis XIII l’admira en plusieurs occasions, et le fit son premier aumônier.

Le même prince obtint pour lui, du pape Urbain VIII, le titre d’archevêque de Corinthe in partibus, et le destina ensuite à l’évêché de Boulogne, vacant par la promotion de Victor Le Bouthillier à l’archevêché de Tours; mais comme le siège d’Auxerre vaqua presque dans le même temps, il lui fut donné le 6 octobre 1631, avant même qu’il eut reçu ses bulles de l’archevêché de Corinthe.

Bien que Dominique, après l’obtention de ces bulles, eût pu se faire sacrer archevêque pour avoir le pas sur les évêques, il aima mieux attendre l’expédition de celles de l’évêché d’Auxerre et ne se faire sacrer que comme évêque.

Il le fut le 18 janvier 1632, dans l’église des Carmélites de Paris, par Jean-François de Gondy, assisté de Jacques de Neuchèze, évêque de Chàlon-sur-Saône, et de Nicolas de Netz, évêque d’Orléans, prêta serment à l’Église de Sens le 3 août suivant, prit possession le 6 septembre et conféra les ordres le 18 de ce mois, qui était le samedi des Quatre-Temps.

Dominique avait appris, dès sa jeunesse, que l’abbaye de Saint-Denys en France possédait la plus grande partie du corps de saint Pèlerin, premier évêque d’Auxerre.

Comme son église cathédrale n’avait plus aucune relique de ce Saint, il en demanda au P. Cyprien, clerc-prieur de ce monastère, et à toute la communauté.

Sa demande fut favorablement accueillie, non-seulement parce qu’il était le successeur de saint Pèlerin, mais encore parce qu’il avait été l’un des commissaires nommés par le roi, en 1633, pour introduire dans cette illustre maison la réforme de la Congrégation de Saint-Maur.

Ayant donc obtenu, le 27 mars 1634, la moitié environ de l’un des fémurs de l’apôtre d’Auxerre, il fit faire un reliquaire en argent doré, de la valeur de deux mille livres, y renferma ce précieux ossement, déposa la relique dans la chapelle de Notre-Dame-de-Lorette, près d’Auxerre, et la fit processionnellement apporter à la cathédrale par le clergé de toute la ville et des faubourgs, le mardi de Pâques 25 mars 1636.

Il officia pontificalement à cette cérémonie et renferma dans la châsse l’acte de la donation qu’il faisait de la relique, signé à Paris le 12 février précédent.

Le 26 du mois d’octobre de la même année, il déposa dans une grande chasse de bois doré, dont il fit présent à la même église, les débris des corps saints du diocèse qui avaient échappé aux dévastations des calvinistes.

Déjà abbé du Gué ou Saint-Georges de Vaas, au diocèse du Mans, il devint, le 1er avril 1636, abbé commendataire de Saint-Jean d’Amiens.

Le caractère bienfaisant de Dominique Séguier se manifesta surtout dans la visite générale qu’il fit de son diocèse peu de temps après sa prise de possession du siège d’Auxerre.

Il eut soin d’y répandre alors de bons livres qui traitaient de l’administration des sacrements et des ouvrages d’instruction chrétienne en forme de catéchismes. il enrichit un grand nombre de paroisses des vases d’argent qui leur étaient nécessaires, entre autres, de ciboires, sans cependant astreindre aucune église à quitter l’ancien usage de conserver le Saint-Sacrement à côté du sanctuaire; mais on observa que les prédicateurs étrangers qu’il menait avec lui n’avaient rien qui les distinguât des curés du diocèse; on le blâma aussi de n’avoir point imité son prédécesseur pour la confection des statuts qu’il proposa tout dressés dans son premier synode.

Ces premiers statuts, publiés le 5 avril 1633, roulaient sur le mariage: il y en avait contre les mariages clandestins; d’autres défendaient de se marier le jour de Saint- Joseph, quand il tombait en Carême; le reste avait pour objet les dispositions nécessaires à la réception des ordres.

Dominique prit aussi un soin tout particulier des nécessités corporelles de ses diocésains: il fit habiller à neuf un nombre considérable de pauvres honteux, assigna des dots à plusieurs filles, et fit apprendre un métier aux garçons pauvres.

Pendant les premières années de son épiscopat, des maladies contagieuses accrurent encore le nombre des indigents.

Aussi, au lieu de faire distribuer deux fois par semaine, à la porte de son palais, du pain à tous les pauvres, il ordonna que cette distribution eût lieu trois fois, et y ajouta de nombreuses aumônes secrètes par les mains des curés, des religieux et des dames de charité.

Il fit plus : il aida de son crédit, dans ces tristes circonstances, les personnes affligées ou mal dans leurs affaires, et intercéda souvent, dans ce but, auprès de son frère Pierre Séguier, devenu garde-des-sceaux en 1633 et chancelier en 1635.

Entre les choses qu’il obtint à l’assemblée du clergé, tenue à Paris en 1635, l’une des plus utiles pour son diocèse fut que l’évêque de Bethléem aurait, du clergé de France, une pension de cinq cents livres, et qu’en retour il ne célébrerait plus d’ordination clans la chapelle de l’hôpital de ce nom, au faubourg de Clamecy.

Depuis longtemps il n’y avait pas eu de dédicace d’église dans le diocèse. Dominique en fit deux en 1634 celle de l’église du village de Saint-Privé, à l’instance d’Edme Birault, chanoine; qui en était curé, et celle des Récollets de Clamecy.(5 mai)

Deux mois avant cette cérémonie, il s’était rendu à Nevers afin d’y assister au sacre d’Eustache de Chéry, chanoine trésorier de cette cathédrale, en qualité d’évêque de Philadelphie, coadjuteur de son oncle, évêque de Nevers.

Ce qu’il fit à Auxerre, en 1634 et en1636, dans l’église de Saint-Germain, fut aussi solennel qu’une dédicace et une consécration d’évêque : il y procéda à l’ouverture de tous les tombeaux sur les instances de Dom Viole, prieur du monastère, afin de confirmer l’opinion publique des Auxerrois qui croyaient que les huguenots n’avaient point dépouillé de leurs ossements les tombeaux de pierre, qu’ils ne les avaient point profanés, mais s’étaient contentés de disperser les reliques des saints pour s’emparer de leurs châsses, lorsque celles-ci étaient d’un métal précieux.

Aussi zélé pour la réforme des maisons religieuses que pour la régularité des ecclésiastiques séculiers de son diocèse, Dominique Séguier introduisit, le 14 septembre 1635, dans l’abbaye de Saint-Père d’Auxerre , la réforme des chanoines réguliers de Sainte-Geneviève, et il transféra, suivant l’intention du concile de Trente, les religieuses Cisterciennes de l’abbaye des îles, dans la ville, le 25 août 1636, et consacra leur église l’année suivante.

La mort d’Antoine Séguier, son cousin, arrivée le 18 août 1635,.lui fit donner, par Louis XIII, l’abbaye de Saint- Jean d’Amiens, pour laquelle il fut préconisé le 1er avril 1636.

Il eût souhaité de faire l’avenir les Bénédictines de Saint-Julien dans leur ancien monastère du faubourg d’Auxerre, mais comme cette maison n’avait pas été réparée depuis les dernières guerres civiles, il se contenta de visiter ces religieuses dans leur couvent de Charentenay où elles s’étaient retirées, et y confirma les règlements que leur avait donnés son prédécesseur François de Donadicu. La communauté des Ursulines, instituée à Auxerre sous ce dernier prélat, prospéra de plus en plus sous Dominique qui se trouvait partout où il y avait du bien à faire.

Le 31 mai 1636, Dominique Séguier fut l’un des commissaires apostoliques qui privèrent de son évêché René de Rieuz, évêque de Léon, accusé, à la sollicitation du cardinal de Richelieu, d’avoir servi la reine Marie de Médicis dans sa retraite, et de s’être réfugié en Flandre.

Le 17 juillet suivant, il baptisa, dans la chambre de la Reine, la princesse Anne-Marie-Louise d’Orléans.

Pendant le peu de temps qu’il posséda le diocèse d’Auxerre il voulut toujours avoir, outre son palais épiscopal, deux châteaux en état de le loger, savoir, Régennes et Varzy.

Tout était, chez lui, d’une propreté sans exemples chez ses prédécesseurs.

Il eut toujours la plus vive affection pour son chapitre qui, de son côté, l’entoura du respect le plus sympathique.

Vers le commencement de septembre 1637, le bruit se répandit que le roi avait transféré l’évêque d’Auxerre au siège de Meaux.

Ce fut un deuil public.

Dominique Séguier confirma ce bruit en écrivant de Paris, le 4 de ce mois, à son chapitre, pour lui donner avis de cette nouvelle qui n’était que trop réelle, et l’informer qu’il ignorait quel serai son successeur.

On ne sait si cette translation fut alors de son goût; mais, dans la suite, il n’en parut pas fort satisfait. Il quitta donc Auxerre au grand regret du clergé et des habitants.

Transféré au siège de Meaux le 26 août 1637, il n’en prit personnellement possession que le 9 avril 1639, ses fonctions le retenant presque toujours à la cour.

Le nouvel évêque de Meaux ondoya Louis XIV à Saint-Germain-en-Laye au mois de septembre 1638, et le baptisa dans la chapelle de ce château le 21 avril 1643.

Le 14 mai de cette même année, Louis XIII malade le fit venir près de lui pour lui administrer les derniers sacrements et lui réciter les prières de l’agonie.

Ce même jour, la France avait pour roi un enfant qui s’appelait Louis XIV.

Le monarque défunt ayant légué une somme de quarante mille livres pour la fondation d’une messe quotidienne et d’un service par semaine à perpétuité, pour être célébré le jour de sa mort, Dominique Séguier fut chargé par le cardinal de Mazarin et par le comte de Chavigny, exécuteurs testamentaires, de régler les termes de la fondation.

L’évêque de Meaux approuva diverses acquisitions qui furent faites pour la sûreté de cette fondation, et en signa, le 19 décembre 1643, le contrat qui fut ratifié par le cardinal de Mazarin et le comte de Chavigny, lors de l’acte de fondation passé le 16 mai 1644.

Dominique Séguier avait assisté au concile t:enu à Paris le 28 mars 1640 où fut condamné un livre composé par l’oratorien Hersent et intitulé: Optati Galli de cavendo schismate liber paraeneticus, 1640, in-8° de 39 pages, satire contre le cardinal de Richelieu, faite à l’occasion du bruit répandu que ce prélat allait faire créer un patriarche en France.

Il montra autant de vigilance contre le calvinisme que de zèle contre les erreurs de Jansénius, et entreprit de mettre la liturgie de Meaux, comme il avait voulu le faire à Auxerre, en harmonie avec celle de l’Église universelle, ainsi qu’il l’annonçait dans le mandement mis en tête du Bréviaire qu’il publia en 1640, sous le titre de: Breviarium Meldense ad formam Sacrosancti concilii Tridentini restitutum.

Toutefois, le vénérable prélat ne pensait point violer les prescriptions de la bulle de Pie V en donnant un Bréviaire, qui s’écarte encore en plusieurs points du Romain.

En 1642, il fit paraître un Missel intitulé Missale ad formam sacrosancti concilii Tridentini restitutum , et en 1645 un Rituale Meldense ad Romani formam impressum.

Dominique Séguier établit, le 30 octobre 1645, un séminaire dans l’hôpital de Jean Rose, et assista, le 17 décembre, à l’assemblée générale du clergé de France.

Il fut le premier de nos évêques qui établit des conférences ecclésiastiques, ce qu’il fit en 1652 et en 1654, et publia d’excellents statuts.

Après avoir fait de riches présents à son Église, il prit pour coadjuteur son neveu Dominique de Ligny à qui il remit toute l’administration du diocèse le 12 mars 1659, et mourut à l’âge de 66 ans, le 16 mai de la même année à Paris. Son corps fut transporté à Meaux le 10 juin suivant et inhumé dans la cathédrale à gauche du grand autel.

Son décès est mentionné dans les termes suivants au nécrologe de l’Église de Paris

«Le sieiziesme jour de may mil six cent cinquante neuf est décédé en sa maison du cloistre de Notre-Dame, Monseigneur le Révérendissime Messire DOMINIQUE SÉGUIER, évésque de Meaux, et le lundy vingt sixiesme des dits mois et an, son corps fut levé et porté en la dite Église de Paris, et le service solennellement dit et célébré par moy, doyen de la dite Église, et quelques jours après, fut conduit à Meaux pour y être inhumé.
DE CONTES, doyen.»

 


 
Il reçoit pour gouvernante la marquise de Lansac, Françoise de Souvré

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Françoise de Souvré, marquise de Lansac, et les enfants de France
tableau anonyme conservé au château de Versailles
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MAISON DE 1638 AU PASSAGE AU HOMMES EN 1646

 

          

Gouvernante des Enfants de France
 

marquise de Lansac: 05 septembre 1638- 10 juin 1643

marquise de Seneçay: 10 juin 1643-1650

 

 

Sous - gouvernantes

Nourrice

Gouvernante des nourrices

Remueuse

Premières femmes de chambre

2 Valets de chambre

2 Garçons de chambre

Portefaix

Argentier

Précepteur

abbé de Péréfixe: 1644

 

 

 

EDUCATION DE 1646 A 1654

 

 Surintendant au gouvernement et à la conduite du Roi

S.E. le cardinal Mazarin: 1646-1654

 

 

Gouverneur

duc de Villeroy: 1646-1654

 

 

3 sous-gouverneurs

comte de la Bourlie: 1648-

 

 

Précepteur

Hardouin de Péréfixe: 1646

 

 

2 sous précepteurs

Lecteur

6 Gentilshommes de la Manche

Maître d’écriture

Le Bé: 1646

 

 

Maître de calcul

Le Camus: 1646

 

 

Maître d’espagnol et d’italien

Oudin: 1646

 

 

Maître de dessin

Davire: 1646

Bernard: 1646

 

 

Domestiques affectés

 

 

Premier Valet de Chambre

2 Valets de Chambre

2 Garçons de Chambre

Premier Valet de Garde Robe

2 Garçons de Garde Robe

Portefaix

Blanchisseuse du linge de corps

Empeseuse

Porte arquebuise

Chapelain

Clerc de Chapelle

Apothicaire

Aide apothicaire
 

5 septembre 1638

année de naissance du futur Louis XIV.

Pour Anne d’Autriche, il s’agit d’un tournant.

Alors qu’elle défendait jusqu’alors les intérêts espagnols, elle s’affirme peu à peu comme l’un des principaux défenseurs de la monarchie française.

Ecouter 

http://img17.imageshack.us/img17/5029/radiok.jpg

 

CLAUDE DULONG-SAINTENY
(née le 12 juin 1927)

   O.

Élue, le 4 décembre 1995, dans la section Histoire et Géographie, au fauteuil laissé vacant par le décès de Jean Laloy membre de l’Académie des sciences morales et politiques, historien, auteur de nombreuses ouvrages consacrés au siècle de Mazarin, explique comment la naissance du futur Louis XIV marque un tournant dans la conscience politique d’Anne d’Autriche

 

Emission proposée par : Christophe Dickès
Référence : hist005
Adresse de cet article : http://www.canalacademie.com/1638-Anne-d-Autriche.html
Date de mise en ligne : 1er janvier 2005

 

Et Louis XIV se souvient que ses nourices, les suivantes de la reine, toutes ces femmes qui l'entouraient de leurs soins, l'appelaient l' "enfant du miracle", Louis Dieudonné

   



http://www.depalmas-france.com/actes/AD78/SAINT-GERMAIN/baptemeLXIVc.jpg


http://www.depalmas-france.com/actes/AD78/SAINT-GERMAIN/baptemeLXIV-2c.jpg
La naissance du dauphin avait été prophétisée par plusieurs mystiques comme la révérende Jeanne de Matel, fondatrice de la maison du Verbe Incarné, ou cet augustin déchaussé, le frère Fiacre de Sainte-Marguerite qui avait eu plusieurs visions à ce sujet en octobre  et novembre 1637 et en avait fait part à la reine

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dimanche, 10 septembre 2017

10 septembre 1638: Marie-Thérèse

Marie-Thérèse, infante d'Espagne, naît à Madrid.

Fille de Philippe V d'Espagne, elle naît seulement cinq jours après son cousin, le futur Louis XIV.

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Portrait de Marie-Thérèse, par Diego Velasquez, XVIIe siècle.
© The Metropolitan Museum of Art, Dist. RMN-Grand Palais / image of the MMA.

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mardi, 05 septembre 2017

05 septembre 1638: L’acte de naissance de Louis XIV

L’acte de naissance de Louis XIV

L’acte de naissance de Louis XIV exceptionnellement dévoilé
Saint-Germain-en-Laye


Le registre d’état civil de la Paroisse de Saint-Germain-en-Laye ouvert à la page de la naissance de Louis-Dieudonné Capet, futur Louis XIV. (DR.)

L’acte de naissance authentique de Louis XIV a exceptionnellement été présenté ce jeudi à la presse et aux élus des six villes partenaires, dans le cadre des célébrations du tricentenaire de la mort du Roi Soleil, réunis au Pavillon Henri IV.

C’est justement là que Louis-Dieudonné Capet, futur Roi de France, avait vu le jour le 5 septembre 1638.

Le document qui est la propriété de la ville de Saint-Germain-en-Laye, est soigneusement conservé au sein des archives municipales.

De nombreuses manifestations sont prévues de juin à décembre à Saint-Germain-en-Laye, Marly-le-Roi, Achères, Maisons-Laffitte, au Mesnil-le-Roi et au Port-Marly.

https://www.franceinter.fr/emissions/les-oubliettes-du-te...

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05 septembre 1638: (Dimanche)

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Château-Neuf de Saint-Germain-en-Laye

A 4 H du matin

Tandis que le sieur Bouvard, premier médecin de Sa Majesté et Honoré, chirurgien, attendaient dans l'anti-chambre en cas d'incident, l'évêque de Lisieux vint dire une messe sur un petit autel dressé dans les appartements de la royale parturiente

 

Il fut bientôt relayé par Dominique Séguier, évêque de Meaux et premier aumônier du roi

 

L'effervéscence s'accroissait au rythme suffocant des douleurs, car selon un antique usage la reine de France devait accoucher en présence des princes et princesses du sang ainsi que les grands officiers de la Couronne

 

Louis XIII aussi était là, épuisé, rongé d'angoisse

 

Trois jours auparavant il avait été pris d'un accès de fièvre à la suite d'une rude chevauchée en forêt

 

 

 

Vers le milieu de la matinée
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Comme le travail n'était pas achevée, on  conseilla au roi de se retirer et d'aller prendre son dîner

Vers 11H


Alors que le roi venait de se mettre à table, vite on le pressa de revenir

La reine enfin accouchait

 En chemin, le roi rencontra Mme de Senecey qui lui annonça triomphalement:

"C'est un dauphin !"

Des cris de joie et de félicitations l'accueillaient



Quant il arriva dans la chambre de la reine, il faisait une chaleur étouffante

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La sage-femme, dame Péronne, lui présenta l'héritier, un enfant vagissant, robuste et de belle taille

Louis, le visage radieux, ému jusqu'aux larmes, mis un genou à terre et rendit grâces

Il était transporté d'émotion

Cela faisait près de 23 ans qu'il était marié !

Gaston, désappointé d'avoir vu "par raison physique" que le nouveau-né était bien de sexe mâle, s'efforçait de cacher sa déconvenue sous une mine de convenance: il n'occupait plus que la seconde place dans la liste des héritiers du trône

Le prince est ondoyé, dans l'actuel Pavillon Henri IV par l'évêque de Meaux, fut confié à sa nourrice, Mme de La Giraudière et porté avec solennité entre deux haies de gardes du corps jusqu'à l'appartement prévu pour l'accueillir, qu'on avait tendu de damas blanc

Il n'avait pas encore de prénom, mais il avait déjà le surnom de Dieudonné !

A 13 H

Un Te Deum improvisé fut chanté à la demande du roi dans la chapelle du Château Vieux.

Sitôt la naissance du dauphin, les courriers étaient partis annoncer la grande nouvelle

Arrivés au guet de Neuilly, car le pont n'avait pas encore été restauré par Mlle de Hautefort, ils firent virevolter longuement leurs chapeaux à plumes au-dessus de leur tête

C'était le signal convenu pour une fille, ils devaient croiser les bras !

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A Paris

 

Les 40 canons de l'Arsenal tintèrent leurs salves joyeuses, le bourdon de Notre Dame "bourdonna"

on promena des reliques de saints de par la ville

On ralluma 300 boites fumantes et tonnantes et de grands feux sur le Pont-Neuf, en place de Grève, sur d'autres places encore

Tambours, trompettes, flambeaux et fusées, la liesse populaire s'en donnait à coeur joie

Le peuple dansait aux carrefours

Généreusement, les cabaretiers perçaient des tonneaux et distribuaient des pichets de vin

A Saint-Germain

 

Les festivités étaient non moins exceptionnelles

Derrière le Château- Vieux, un obélisque fut dressé; de quatre dauphins en argent jaillissait le vin que le peuple s'empressait de boire

Le soir

Chaque maison s'illumina d'une lanterne ou d'une chandelle

Richelieu qui était en voyage à la frontière nord, montra au roi son immense satisfaction:

"Je crois que Dieu vous l'ayant donné, il l'a donné au monde pour de grandes choses"

il mesurait autant que le souverain toutes les conséquences politiques de l'évènement

C'en était fini des pleutrerie et palinodies de l'inconstant Gaston, de l'agitation nobiliaire autour de lui et de Marie de Médicis, otages des Espagnols ou des Lorrains

La Couronne était enfin affermie, la succession assurée

L'Etat stabilisé

Cela n'empêchera pas d'autres complots (les derniers du règne) d'éclater

Les Grands, toujours si puissants avec leurs réseaux de clients et d'obligés, ne s'assagiront pas immédiatement mais, avec la naissance du futur monarque, ces derniers soubresauts violents perdront toute légitimité

La reine était heureuse, heureuse de sa maternité, heureuse d'être la mère du futur roi et d'avoir conjuré la menace d'une répudiation, heureuse d'être entourée, félicitée par les courtisans, célébrée par les poètes

Jamais, depuis le mariage de Bordeaux, elle n'avait connu tant de bonheur

Elle retrouvait confiance en elle

Louis aussi était radieux

Il allait plusieurs fois dans la chambre de son fils le voir téter et remuer

Mais ni Richelieu ni lui n'étaient revenus sur leurs préventions tout au plus, témoignaient-ils à la reine une politesse et une déférence un peu plus appuyées pressé par son entourage, Louis après la naissance avait esquissé un léger baiser (un bien léger baiser) à sa femme

Il n'était pas question de l'admettre au Conseil, ni même de la laisser s'occuper de son enfant

Ce n'était pas le sien, mais celui de l'Etat !

Mme de Lansac avait été nommée pour cette tâche

C'était elle,, assistée de la sous-gouvernante, Mme de La Chesnaye, femme du premier valet de chambre du roi, qui changeait les nourrices quand elles ne convenaient pas, sans lui en référer

Et des nourrices, il y en eut de nombreuses, car le petit dauphin, robuste et joufflu, né avec une dent, déchirait leurs mamelles avec une surprenante ardeur

Sept victimes se succédèrent ainsi

L'ambassadeur de Suède conseillait aux voisins de la France de "se précautionner d'une rapacité si précoce" !

Déjà !

Les astrologues rivalisaient à esquisser son portrait d'après la configuration du ciel au moment de la naissance; le médecin Jean-Baptiste Morin, le juriste hollandais Hugo Grotius, le moine calabrais Tommaso Campanella s'essayèrent à cet exercice conventionnel avec plus ou moins de bonheur, ne tarissait pas d'éloges

Dès sa naissance, le futur Roi-Soleil avait trouvé l'hyperbole dans son berceau, en guise de hochet !

mardi, 29 août 2017

29 août 1619: Jean-Baptiste Colbert

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Ci-dessous, portrait de Colbert par Claude Lefebvre, XVIIe siècle.
© Château de Versailles, Dist. RMN-Grand Palais / Christophe Fouin.

Jean-Baptiste Colbert naît à Reims.


D'abord protégé par Mazarin, il entre au service du roi à la mort du cardinal.

Défenseur d'une politique économique interventionniste, le "colbertisme", il est le ministre le plus déterminant de la première partie du règne de Louis XIV.


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