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lundi, 31 octobre 2016

31 octobre 1664: Fin de la bataille de Jijel

Fin de la bataille de Jijel

 

Sur ordre du jeune roi de France Louis XIV, un corps expéditionnaire de 6 500 hommes appareille de Toulon le 2 juillet 1664.

Trois semaines plus tard, il mouille devant  Jijel  (ou Djidjelli), en petite Kabylie (Algérie), à mi-distance d'Alger et de Tunis.

Il a pour mission d'occuper le littoral afin de mettre fin au piratage exercé par les Barbaresques des régences d'Alger, Tunis et Tripoli, avec la complaisance de leur suzerain ottoman.

C'est la première tentative française de conquête de l'Algérie.

Elle va s'achever sur un fiasco que le Roi-Soleil se gardera d'ébruiter  (l'écrivain Jean Teulé rappelle le drame dans Le Montespan).

Rivalités personnelles et hostilité religieuse

L'expédition est placée sous le commandement du duc de Beaufort, cousin du roi. Sous ses ordres, le comte de Gadagne dirige l'armée et le chevalier Paul la flotte. Il est secondé dans ce rôle par Abraham Duquesne. 

Les Français pénètrent sans difficulté dans la ville kabyle mais heurtent très vite les sentiments de la population en occupant un marabout (lieu saint musulman) et un cimetière. Les habitants, remontés, entrent en résistance et multiplient les escarmouches contre l'occupant. Ils reçoivent le soutien de janissaires venus d'Alger.

Assiégés dans la ville de Jijel, les Français prennent le parti de se retirer. C'est chose faite le 31 octobre 1664. Parmi les navires qui embarquent à la hâte les rescapés du siège figure un grand et vieux vaisseau, La Lune. Il se présente le 5 novembre en rade de Toulon, surchargé par près d'un millier d'hommes et faisant eau de toutes parts. 

À Toulon, son arrivée met en lumière le fiasco de Jijel. Pour calmer les humeurs de l'opinion, l'Intendant général de la Marine prend prétexte d'une épidémie de peste pour ordonner à La Lune de se rendre en quarantaine aux îles d'Hyères voisines. Le rafiot n'a pas le temps d'y arriver. Il se casse littéralement en deux et coule d'un bloc avec ses passagers et son équipage à l'extrémité de la rade de Toulon. On recense tout au plus quarante survivants.

Menée à bien en 2013, l'exploration archéologique du vieux vaisseau a fourni de précieuses indications aux historiens sur la marine du Grand Siècle.

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mercredi, 26 octobre 2016

23 octobre 1684: Jardin de Versailles

Le lundi 23 octobre 1684

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Au retour de la chasse, Louis XIV passe autour du canal pour voir des fontaines qu’il fait faire dans la prairie à côté de l’Ile Royale.  avec Ile Royale et bosquet du Miroir

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lundi, 24 octobre 2016

24 octobre 1709: Mons

Nous rendîmes Mons après 26 jours de siège

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24 octobre 1658


Arrivée à la capitale, la troupe se met sous la protection de Monsieur, frère du roi.

Le 24, elle joue, dans la salle des gardes du Vieux-Louvre, devant le roi et la cour, Nicomède, ainsi qu'une farce, Le Docteur amoureux.

En récompense, le roi accorde à Molière la salle du Petit-Bourbon, les jours extraordinaires, en alternance avec les Italiens.


La salle du Petit-Bourbon, Etats Généraux de 1614, gr. G. Zéarnko, BNF.Couverture
La salle du Petit-Bourbon, Etats Généraux de 1614, gr. G. Zéarnko, BNF.

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24 octobre 1607: De Brie de son vrai nom Edme Villequin

De Brie

Couverture

 

de son vrai nom Edme Villequin

 

  comédien français

 

né à Ferrières-en-Brie le 24 octobre 1607

 

décédé le 9 mars 1676 à Paris, dans sa maison de la rue Guénégaud.

 

Il fit partie de la troupe de Molière depuis au moins 1650, et il y resta jusqu'à sa mort.

Biographie 

Edme Villequin est le fils de Jean Villequin, peintre du roi, et de Philiberte Vernet.

 

Son lieu de naissance, Ferrières-en-Brie, explique le choix de son nom de théâtre.

 

Il était, par ailleurs, le frère d’Étienne Villequin, peintre qui fut reçu à l’Académie royale de peinture et de sculpture le 7 avril 1663.

 

On ignore la date exacte de son arrivée dans la troupe de Molière, mais on peut l’estimer aux environs de 1650 pour deux raisons :

  • il s’est marié vers cette date-là avec Catherine Leclerc du Rosé, qui appartenait déjà à la troupe en janvier 1650
  • il a participé à la création de la farce La Jalousie du barbouillé, datée de 1650, car le personnage de Villebrequin a été créé par plaisanterie par Molière à partir de son nom de famille Villequin. On retrouve ce Villebrequin dans Sganarelle, rôle tenu encore par de Brie.

Comme il a été dit plus haut, il se maria avec Catherine Leclerc du Rosé, qui prit alors comme nom de théâtre celui de son mari, précédé de Mlle, usage très courant à cette époque, comme le firent Mademoiselle Molière, Mademoiselle La Grange, Mademoiselle Du Parc, etc. Au moment du mariage, elle était une jeune et ravissante comédienne de 20 ans, talentueuse de surcroît, tandis que lui avait alors 43 ans et se révéla par la suite être un comédien très médiocre.

On ignore quel était son métier précédent, on sait juste qu’il était grand, puisque Nicole dans Le Bourgeois gentilhomme le traite de « grand escogriffe de maître d’armes ». Molière lui confia souvent des rôles de bretteur, de spadassin, de maître d’armes, de sergent, peut-être parce qu’il était précédemment familier avec ces choses, comme ancien soldat par exemple. Le portrait qu’en fit Hillemacher nous montre un mâle profil portant fièrement le bicorne et la moustache.

En tant que comédien il resta confiné dans des rôles accessoires. On peut remarquer, par exemple, que Villebrequin dans La Jalousie du barbouillé est un personnage surnuméraire : on pourrait attribuer les quelques rares répliques qu’il dit à Gorgibus, et même à en supprimer quelques-unes sans que l’intrigue en souffre le moins du monde. Dans Les Précieuses ridicules, il ne prononce que quelques mots et apporte des chaises. Dans Sganarelle, il n’apparaît que dans la toute dernière scène pour préparer le dénouement.

À côté de sa brillante comédienne de femme, il fut « le mari de la reine », comme le décrit Henry Lyonnet. Mais il suivit la troupe sans faillir. Après la mort de Molière, il resta parmi les fidèles qui continuèrent à jouer à l’Hôtel Guénégaud.

Il mourut le 9 mars 1676, à l’âge de 69 ans, et fut inhumé le lendemain.

Quelques-uns de ses rôles 

Sources

  • Henry Lyonnet, Dictionnaire des comédiens français, Bibliothèque de la revue Universelle Internationale Illustrée, Paris et Genève, 1902-1908.
  • Pierre Larousse, Grand Dictionnaire universel du XIXe siècle.
  • Théâtre complet de Molière, Le Livre de poche.

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