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mercredi, 22 mars 2017

22 mars 1638: (Lundi) Ballet

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Ballet des Mariages sans dégoût et sans cocuage à Paris

 

La première de ce ballet ( le 10 février 1638) fut si troublée que l'oeuvre fut rejouée ce 22 mars

&

Ballet du Mariage de Pierre de Provence et de la Belle Maguelonne à Paris

vendredi, 10 février 2017

10 février 1638: Guillaume Marcoureau, dit Brécourt

Guillaume Marcoureau, dit Brécourt

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Brécourt en 1666

Guillaume Marcoureau, dit Brécourt

 

Voici l’acte d’inhumation:

Le 29e jour dud. mois (mars 1685), a été fait le convoi, service et enterrement de Guillaume Marcoureau, comédien de la troupe du roi, qui avait renoncé à la comédie par acte dont la copie est ci-dessous, âgé de quarante-huit ans, mort le 28e de mars, demt rue de Seine, aux Trois Poissons : et ont assisté aud. enterrement François du Perrier, son neveu, André Hubert et autres amis.

Signé: François du Perrier, Hubert.

Parents

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Guillaume Marcoureau

29ème sociétaire de la Comédie française

Fils du comédien Pierre Marcoureau, dit Beaulieu, et de la comédienne Marie Boulanger, il débute avec ses parents, vers 1650, dans la troupe de Philandre, sous le nom de « petit Beaulieu »

Peu de temps après il prend le pseudonyme de Brécourt, du nom de l'ancien hôtel de Brécourt, que son père possédait en indivision à Paris.

Le 18 décembre 1659, il épouse une fille de comédiens, Étiennette Des Urlis (1629-1713)

Il joue au théâtre du Marais puis entre à dans la troupe de Molière qu'il quitte en 1664 pour l'Hôtel de Bourgogne; l'illustration ci-dessus le montre en frontispice de la publication en 1666 de Nopce de village (gravure de Jean Lepautre, détail, non publiée depuis 1682)

Il est vraisemblable qu'il créa cette pièce au Palais-Royal deux ans plus tôt, avant de rejoindre la troupe des « Bourguignons ».

Après quelques brefs passages à Paris, il séjourne à Londres où il fait représenter un Ballet et musique pour le divertissement du Roy de la Grande-Bretagne en 1674.

Brécourt dirige ensuite la troupe du prince d'Orange qui joue à La Haye en 1680 et 1681.

De retour à Paris, il entre à la Comédie-Française en 1682 et meurt en 1685, après avoir renoncé à sa profession de comédien.

Brécourt se distingua surtout dans la comédie, pour l'emploi des rôles à manteaux. Louis XIV disait qu’« il pourrait faire rire des fagots ».

Ses pièces sont des comédies en vers, fort médiocres et qui n'obtinrent quelque succès que par le jeu de l’auteur.

En 1685 à Paris, à l'article de la mort, il a renoncé à son métier d'acteur dans le contexte historique de l'excommunication des acteurs.

Il témoigne qu'il « a reconnu qu'ayant ci-devant fait la profession de comédien, il y renonce entièrement et promet d'un cœur véritable et sincère de ne la plus exercer ny monter sur le théâtre, quoyqu'il revînt dans une pleine et entière santé ».

Brécourt mourut à la suite d’un effort qu’il fit en jouant une de ses propres comédies, Timon.

 

Œuvres

  • La Feinte mort de Jodelet (Paris, 1659)
  • Le Grand benêt de fils (1664)
  • Le Jaloux invisible (Paris, 1666)
  • La Noce de village (Paris, 1666)
  • L'Infante salicoque ou le Héros de roman (1667)
  • Ballet et musique pour le divertissement du Roy de la Grande Bretagne (Londres, 1674)
  • L'Ombre de Molière (Paris, 1674)
  • La Régale des cousins de la cousine (Francfort, 1674)
  • La Cassette (1683)
  • Timon ou les Flatteurs trompés (Rouen, 1684)

http://cesar.org.uk/cesar2/people/people.php?fct=edit&person_UOID=103912

 

lundi, 24 octobre 2016

24 octobre 1658: Molière

Molière devant le roi et sa Cour au Louvre

vendredi, 14 octobre 2016

14 octobre 1670 : Première du Bourgeois Gentilhomme

Première du Bourgeois Gentilhomme 

 

Le roi est alors à Chambord, avec toute la Cour: comme d'autres pièces de Molière, il s'agit d'une comédie ballet, dont la musique est écrite par Lully: "C’est là un des plus heureux sujets de comédie que le ridicule des hommes ait jamais pu fournir." (Voltaire):

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Monsieur Jourdain : J'enrage.
Nicole : De grâce, Monsieur, je vous prie de me laisser rire. Hi, hi, hi.
Le Bourgeois gentilhomme
(gravure de Moreau le jeune)

Résumé : Le Bourgeois gentilhomme de Molière (1670)

 

M. Jourdain est un bon bourgeois enrichi qui, oubliant son origine obscure, enrage de n’être pas gentilhomme ; mais il ne désespère pas de le devenir et veut du moins s’en donner tous les airs. Il met sa gloire à se mêler à la noblesse et à imiter les grands seigneurs. Comme il est fier de sa robe de chambre d’indienne, de son haut-de-chausse de velours rouge, et de sa camisole de velours vert ! « Je me suis fait habiller comme les gens de qualité », dit-il avec complaisance. On lui dit que les gens de qualité savent la danse, la musique, l’escrime et la philosophie, et vite, il fait appeler des professeurs, qui ont tous le ridicule de leur métier. Le musicien prétend que l’ignorance de la musique est la cause de toutes les guerres « La guerre, dit-il, vient d’un défaut d’harmonie entre les hommes ; qu’ils apprennent la musique, et l’on ne verra plus de guerres. » Le danseur soutient que la danse est le premier de tous les arts. « C’est parce qu’on ne sait pas la danse, dit-il, qu’on fait des sottises, c’est-à-dire des faux pas. Apprenez la danse et vous ne ferez plus ni faux pas ni sottises. » Le maître d’armes est un ferrailleur dont tout le mérite consiste à donner et à ne point recevoir. Il se charge de tuer son adversaire par raison démonstrative, ce qui est fort du goût de M. Jourdain. « De cette façon, dit-il, on est sûr, sans avoir du cœur, de tuer son homme, et de n’être point tué. »

 

Sur ces entrefaites, arrive le philosophe, qui les trouve tous bien impertinents de vanter ainsi leurs misérables métiers de gladiateur, de chanteur et de baladin. « Rien n’est comparable à la philosophie, dit-il, c’est elle qui nous enseigne à modérer nos passions. » Le maître d’armes lui allonge quelques coups de fleuret, et le philosophe se met en colère. Après le départ de ses confrères, il demande à M. Jourdain ce qu’il doit lui enseigner, et il lui offre successivement la logique, la métaphysique, la morale, la physique. « Tout cela est trop rébarbatif, dit le bon bourgeois, il y a trop de tintamarre là-dedans, trop de brouillamini. — Que voulez-vous donc que je vous apprenne ? — Apprenez-moi l’orthographe puis vous m’enseignerez l’almanach, pour savoir quand il y a de la lune et quand il n’y en a pas. » Il y a peu de scènes aussi gaies. Celle des teneurs n’est guère moins divertissante. M. Jourdain paie les titres qu’on lui donne, et il met le comble au ridicule en avouant qu’il les paie. « Voilà pour mon gentilhomme, dit-il, voilà pour le monseigneur, et voici pour ma grandeur. Ma foi, ajoute-t-il, s’il va jusqu’à l’altesse, il aura toute la bourse. »

 

Être gentilhomme est pour M. Jourdain le comble de la félicité et il donnerait, dit-il lui-même, deux doigts de sa main pour avoir ce bonheur. Aussi est-il très flatté de l’amitié que lui porte Dorante, gentilhomme de la cour qui, connaissant le faible du bonhomme, lui soutire, à titre d’emprunts, le plus d’argent possible.

 

M. Jourdain s’est mis dans l’esprit, comme tous les grands de l’époque, de faire l’aimable auprès d’une dame de haut rang. Le comte Dorante lui conseille, pour s’attirer les faveurs de la dame, de lui envoyer un beau présent ; le bon bourgeois s’empresse de suivre cet avis, et le comte, qui doit remettre le cadeau, le remet en effet, mais comme venant de lui. C’est pour cette dame qu’il prie son maître de philosophie d’écrire un billet tendre qui ne soit ni en vers ni en prose, tellement il veut qu’il soit de bon goût ; et il découvre avec étonnement que depuis trente ans il fait de la prose sans le savoir.

 

M. Jourdain a une fille qu’il ne veut marier, cela va sans dire, qu’à un homme de bonne maison. Il refuse un jeune homme, nommé Cléonte, parce qu’il n’est pas noble. « Êtes-vous gentilhomme ? » Telle est !a première question que M. Jourdain lui adresse. Il veut que sa fille soit marquise. Pour parvenir à ses fins, le prétendant se déguise et se présente comme le fils du grand Turc qui vient demander la fille de M. Jourdain en mariage. Celui-ci, trop heureux d’une telle alliance, consent à se faire mahométan pour avoir l’honneur d’être le beau-père du fils du grand Turc. Les jeunes gens se marient, et quand le mariage est consommé, M. Jourdain s’aperçoit qu’il est puni, mais trop tard, de son sot orgueil.

 

« C’est là, dit Voltaire, un des plus heureux sujets de comédie que le ridicule des hommes ait jamais pu fournir. » Voltaire a raison, car la sottise et la vanité, ces deux compagnes inséparables si bien personnifiées dans M. Jourdain, survivent à toutes les transformations sociales. Aujourd’hui il n’y a plus ni bourgeois, ni gentilshommes, et cependant M. Jourdain est aussi vrai qu’au temps de Molière. Sa vanité a changé d’objet, mais au fond elle est restée la même. Et c’est précisément parce que nous le connaissons tous, que le Bourgeois gentilhomme est l’une des pièces qui est encore la plus goûtée et la plus applaudie du répertoire de Molière.

 

Les critiques les plus compétents sont unanimes à reconnaître la verve et la puissante originalité des trois premiers actes.

 

 

D’après Daniel Bonnefon. Les écrivains célèbres de la France, ou Histoire de la littérature française depuis l'origine de la langue jusqu'au XIXe siècle (7e éd.), 1895, Paris, Librairie Fischbacher.

 

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Monsieur Jourdain
« Suivez-moi, que j'aille un peu montrer mon habit par la ville. » (Acte III scène 1)

 

Molière a 47 ans, et c'est l'une de ses dernières pièces.

Il mourra trois ans plus tard, sur scène. 

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Jean-Baptiste Lully

Ecouter: le Menuet (1'28)

https://www.youtube.com/watch?v=GPAogEhDp6M

 

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Le bourgeois gentilhomme, comédie-balet faite à Chambort, pour le divertissement du Roy, 1673

 

 

samedi, 17 septembre 2016

17 septembre 1663: François Bedeau dit Gorgibus dit L'Espy

 
François Bedeau
 dit Gorgibus
 dit L'Espy


 comédien français

 né vers 1603

Il finit sa carrière dans la troupe de Molière.

Biographie 

Il était le frère aîné de Jodelet

 

Il joua tout d’abord à l'Hôtel de Bourgogne, passa au Théâtre du Marais, avant d’entrer le 13 avril 1659 dans la troupe de Molière.

 

Comme il aimait parfois le faire, Molière créa pour lui, en utilisant son second surnom, le personnage de Gorgibus, bon bourgeois de Paris dans Les Précieuses ridicules et dans Sganarelle.

 

L'âge aidant sans doute (il avait 20 ans de plus que Molière, qui le lui fait remarquer dans L'École des maris), il tint plusieurs fois des rôles de raisonneur, notamment auprès d'Arnolphe de L'École des femmes.

 

Le 12 mars 1663, âgé de plus de 60 ans, il prit sa retraite et se retira à « Vigray, près d'Angers »[1] (Vigré, commune de Cuillé dans la Mayenne), où il meurt après avoir abjuré le protestantisme[2]

 

La circonstance qui le fit chercher un lieu si retiré pour mourir, reste ignorée.

 

1663

On sait pourtant qu'il possédait avec son frère d'autres biens dans la même contrée.

 

Il est enterré le 17 septembre 1663 dans l'église de Cuillé[3]

Quelques-uns de ses rôles 

  1. Ce n'est point à Vigré de Saint-Martin-du-Bois (Maine-et-Loire)
  2. Une mention explicite de son décès est faite aux registres paroissiaux du Pertre, qui nous apprennent que ce comédien était protestant. Monsieur de l'Epy, vivant l'un des comédiens du roy et seigneur de Vigrés et autrefois de la Religion prétendue réformée, étant revenu de Paris et devenu malade fut inspiré par la grâce de Dieu à recognoistre la voie de son salut, dont il fit abnégation de la dite prétendue religion. Et après avoir receu la sainte communion et après l'extrême-onction, le tout avec emur jugement et contrition de ses pêchés, décéda à sa maison dudit Vigrès (1663)
  3. Son décès est relaté plus sommairement sur les registres de Cuillé :Honeste homme François Bediau, seigneur de Vigrais, a esté ensépulturé en l'église de Cuillé, le dixiesme septembre mil six cents souissante et trois