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dimanche, 19 février 2017

19 février 1715: Louis XIV reçoit longuement l'ambassadeur de Perse

// Louis XIV
reçoit l’ambassadeur de Perse

dans la Grande Galerie de Versailles, 19 février 1715

Louis XIV reçoit l’ambassadeur de Perse dans la Grande Galerie de Versailles, 19 février 1715 reçoit longuement l'ambassadeur de Perse. Le Roi semble épuisé

L’ambassadeur du shah de Perse, Mehmet Riza Beg, a été reçu solennellement dans la galerie des Glaces le 19 février 1715.

Comme pour les ambassades de Gênes (1685) et de Siam (1686), le trône a été placé sur une estrade à l’extrémité de la galerie du côté du salon de la Paix.

La cérémonie fut particulièrement fastueuse: selon le duc de Saint-Simon, Louis XIV avait revêtu un habit brodé de perles et de diamants d’une valeur de 12,5 millions de livres; mais Saint-Simon précise que l’habit du roi était « d’étoffe or et noir », ce qui ne correspond pas avec la peinture.

Saint-Simon ajoute que le roi, qui allait mourir six mois et demi plus tard, apparaissait maigri et maladif, courbé sous le poids de son habit.


Le duc d’Anjou, futur Louis XV, et Philippe d’Orléans, futur Régent, sont peints respectivement à droite et à gauche du roi, portant comme lui le cordon bleu de l’ordre du Saint-Esprit.

mercredi, 15 février 2017

15 février 1708: Bal

Bal dans l'appartement de Monseigneur le Dauphin au château de Versailles

dimanche, 08 janvier 2017

1701: Deuxième Antichambre ou Salon des Bassans

Premier étage

Aile centrale

Appartement du roi

19- Antichambre de l'œil de Bœuf

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Jusqu'en 1701, il y avait deux pièces: la première Chambre du Roi, qui avait une fenêtre sur la Cour de Marbre, et un salon ouvrant sur une Cour Intérieure et que l'on appelait le Salon des Bassans à cause des tableaux de ces peintres vénitiens qui l'ornaient.


Lorsque Louis XIV installa sa chambre dans la pièce voisine, on donna à celle-ci ses dimensions actuelles et la voûte, surélevée, fut percée du grand œil-de-bœuf qui lui a valu son nom.


Dans les boiseries de Taupin, Dugoulon et Goupil, Louis XIV avait fait placer des tableaux de Véronèse qui furent remplacés par des portraits royaux, œuvres des peintres attitrés de la Cour: Mignard, Jean Nocret et François de Troy.


Une série de bustes des rois qui ont résidés à Versailles décorent la salle: Louis XIV par Coysevox, Louis XV par Gois et Louis XVI par Houdon.

C'est dans cette antichambre que, chaque jour, les courtisans attendaient derrière la porte de la Chambre du Roi, le moment d'entrer pour le Petit et le Grand Lever, et le soir pour le Grand et le Petit Coucher.

Ceux qui avaient « l'entrée » étaient introduits en premier par un Garde Suisse

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Deuxième Antichambre ou Salon des Bassans

Primitivement, la deuxième antichambre et la chambre formèrent une partie de l’appartement de la reine; pourtant en 1684, après la mort de Marie-Thérèse, les deux pièces furent rattachées à l’appartement du roi. a et b Verlet 211

La deuxième antichambre servit comme lieu où les courtisans attendaient leur entrée auprès du roi pendant le petit lever et le grand lever.

En raison de la collection des peintures par l’artiste italien, Jacopo Bassano, dit le Bassan, qui furent exposées dans cette salles, la pièce fut surnommée antichambre des Bassans Piganiol de la Force 119

Le célèbre Noli me tangere par Lambert Sustris orna la cheminée.

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En 1701, la deuxième antichambre et la chambre du roi furent fusionnées afin de créer le grand salon, le salon de l'Œil-de-bœuf, qui devint l’antichambre principale de la nouvelle chambre du roi. a et b Verlet 211

Prenant son nom de la fenêtre ovale – l’œil de bœuf – dans la voussure sud du plafond, le salon de l'Œil-de-bœuf présente une frise avec des groupes de putti dansant en stuc doré dans les voussures du plafond. Le décor de cette pièce annonce une transition entre le style Louis XIV, qui se trouve au Grand Appartement du Roi et dans la galerie des glaces.

Avec un décor qui présenta des glaces, meubles dorés, les peintures L’Évanouissement d’Esther et Judith avec la tête d’Holopherne par Véronèse.

Le salon de l’œil de bœuf se présenta comme un des plus somptueuses pièces de l’appartement du roi. Kimball 50-61 ; Félibien 339 ; Verlet 212

Quand Louis XIV s’installa dans la chambre du roi en 1684, la pièce suivante fut désignée pour le salon du roi ou le salon où le roi s’habille.

Le salon du roi servait depuis dix-sept années comme lieu où se déroulèrent les cérémonies du lever et du coucher du roi. Verlet 213

mardi, 03 janvier 2017

Lever du Roi du Mercredi

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Chaque mercredi, à son Lever, le Roi tient un cercle diplomatique.

Les ambassadeurs et les ministres étrangers viennent lui faire leur cour.

Ils peuvent, à cette occasion, obtenir de lui un court entretien, et en profite pour lui présenter des compatriotes de passage jugés digne de cette distinction, et dont les noms avaient préalablement sou mis au Roi par l'introducteur des ambassadeurs.

dimanche, 01 janvier 2017

1701: Chambre du roi

Premier étage

Aile centrale

Appartement du roi

20 Chambre du roi

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Ce n'est qu'en 1701 que Louis XIV décida d'établir sa chambre dans cette pièce.

Auparavant il y avait eu le Grand Salon du petit château de Louis XIII qui était éclairé par des fenêtres sur la cour et sur les jardins, puisque la Galerie des Glaces n'existait pas avant 1678.

La suppression des fenêtres sur les jardins entraîna le renouvellement en 1679 de toute la décoration.

Les trois portes du fond seront bouchées pour former une alcôve ornée d'une allégorie de motif sculpté et doré, qui représente « la France veillant sur le sommeil du Roi » est l'œuvre de Coustou.

Le velours cramoisi brodé d'or tendu sur les murs, en hiver, était remplacé par un damas d'or et d'argent sur fond de damas cramoisi en été.

Louis XIV avait fait orner sa chambre de très beaux tableaux.

Dans l'attique situé entre le plafond et la corniche, que supportent des pilastres corinthiens, il avait fait encastrer neuf tableaux de Valentin de Boulogne, il en reste cinq, après l'installation de l'alcôve: « Saint-Marc », « Saint-Luc », « Saint-Mathieu » et « le Tribut de César »; ils sont complétés de « Agar dans le désert », de Giovani Lanfranco

Cette dernière toile remplace la Diseuse de bonne aventure, de Valentin, aujourd'hui exposée au Louvre.
Les riches encadrements de dessus de portes renferment un portrait de François de Moncade, Marquis d'Aytona, et un autoportrait de Van Dyck, mais un « Saint-Jean Baptiste » du Caravage et une « Madeleine » du Dominiquin ont été remplacés par des sujets semblables du Valentin et de Guido Reni. L'alcôve abritait encore le « Roi David » du Dominiquin et « Saint-Jean à Patmos », alors attribué à Raphaël.
- Louis XIV, qui accordait parfois des audiences dans sa chambre, y dînait au petit couvert. Cette pièce était le théâtre des cérémonies quotidiennes du lever et du coucher du Roi. Louis XIV y décédera, à l'issue de soixante-douze années de règne, le 1er septembre 1715. 60 kilos d'or avaient été utilisés pour le brocart d'or et d'argent qui recouvrait l'ensemble du mobilier
- Louis XV, qui fera aménager sa chambre à proximité, utilisera cette pièce pour les cérémonies du lever et du coucher du Roi. Il changeait de lit lorsque les portes étaient refermées. Le souverain fera remplacer l'unique cheminée par deux autres, sur lesquelles sont placées un buste de Louis XIV par Coysevox, un pendule - baromètre, ainsi que quatre candélabres ayant appartenu au comte de Provence, frère de Louis XVI.
Ce dernier reprendra les usages de Louis XV. Il y recevra en audience solennelle, le 20 mars 1778, Benjamin Franklin et plénipotentiaires américains venus signer le traité d'amitié et de commerce entre les deux pays.
- Louis XVI paraîtra au balcon, avec la Reine et ses enfants, le 6 octobre 1789 avant de quitter définitivement le château de Versailles. Après un long retissage à Lyon ayant nécessité 8 kilos d'or, un brocart réalisé pour Marie Antoinette fut progressivement remis en place dans les années 1970. Il a servi à regarnir le lit, deux fauteuils Régence en bois doré et leurs deux carreaux, douze pliants réalisés pour les appartements royaux en 1730-1738 et les deux portières de l'alcôve. On a également retissé le tapis qui garnissait l'alcôve sous Louis XV. La chambre se présente ainsi dans un état proche de celui de l'époque Louis XV

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Chambre du roi avec le lit, la balustrade, la cheminée en marbre bleu turquin et les tableaux à l'attique

Cette chambre de parade fut réalisée sur l’emplacement du salon du roi, une pièce qui remontait à l’époque de Louis XIII.

Lors du règne de Louis XIV, elle subit maintes modifications jusqu'à son achèvement en 1701, comme celle de la construction de la galerie des glaces qui exigea la suppression des trois portes-fenêtres à l’ouest donnant sur la terrasse, remplacées par trois portes du fond qui furent bouchées pour former une alcôve.

Avec l’établissement de la chambre du roi, la pièce devint le centre physique et idéologique du château: le souverain y dînait au « petit couvert »

Chaque jour avaient lieu les cérémonies du « lever » et du « coucher » du Roi, auxquels assistaient une centaine de personnes (officiers de la chambre et de la garde-robe, courtisans, diplomates, gouverneurs) Félibien 60-61 ; Verlet 214 ; Baillie 169-99

En raison d’économie, Louis XIV fit garder une grande partie du décor primitif du salon du roi pour sa chambre.

Les dessus-des-portes comptèrent le Portrait de Francisco de Moncada et un Autoportrait par Antoon van Dyck, un Saint Jean Baptiste par Le Caravage et Marie Madeline par Le Guide.

La Saint Cécilie par Le Dominiquin fut exposée dans la voussure au-dessus de la cheminée et vis-à-vis d'une autre œuvre du peintre: Le Roi David jouant de l’harpe Félibien 61

À l’ouest se situa la ruelle (nom de l'alcôve attenante au lit) où se trouvait le lit du roi séparée de l’autre partie de la pièce par une balustrade en bois doré séparant l'espace public de l'espace privé dans lequel seuls les domestiques et les membres de la famille royale pouvaient accéder.

Le décor de la ruelle avec une ornementation d’agrafes, de volutes et de treillages sculptées anticipèrent le style Régence.

Au-dessus du lit à baldaquin surmonté de plumes d'autruche et d'aigrettes, se trouva l’allégorie en stuc de « La France veillant sur le sommeil du Roi » sculptée par Nicolas Coustou, ce bas-relief étant surmonté d'un cintre en treillage couronné de deux Renommées, œuvres de François Lespingola Verlet 214

Dans cette sculpture, la France est représentée sous la forme d'une femme avec les symboles de la royauté (femme couronnée, vêtue du manteau fleurdelisé, sceptre dans la main droite et couronne de laurier dans la main gauche, symbole d'Apollon) accoudée à un bouclier aux armes de France au milieu de trophées d'armes.

Les tentures de la ruelle et du lit (velours cramoisi brodé d’or tendu sur les murs en hiver, damas d’or et d’argent sur fond de damas cramoisi en été) furent tissées de nouveau comme projet de la restauration du château de Versailles entamé par des initiatives de la Cinquième République: la chambre restaurée fut officiellement inaugurée le 9 juin 1980 après des travaux entamés dans les années 1950, la cérémonie étant retransmise en eurovision Jean-Jacques Aillagon, Versailles en 50 dates, Albin Michel,‎ , p. 121

Les tentures originales avaient déjà été restaurées en 1763; en 1785, Louis XVI fit brûler le brocart et en récupéra plus de soixante kilogrammes d’or.

Les tentures actuelles ne sont pas des copies des tentures primitives de la chambre du roi; en effet, le brocart fut retissé d’après un dessin réalisé pour la tenture d’hiver de la chambre de la reine.

C'est seulement après le début du projet que les dessins originaux de la tenture de Louis XIV furent trouvés, en raison d’économie – le tissage était déjà en marche – la chambre du roi fut restaurée avec les tentures d’hiver de la chambre de la reine Meyer 1987; Verlet 214

Le , Louis XIV, âgé de 76 ans, y mourut.