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samedi, 06 mai 2017

06 mai 1682: Le roi de France Louis XlV déménage

 

6 mai 1682

Versailles, capitale du royaume

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Annoncé en 1678, Versailles devient officiellement le siège du gouvernement le 6 mai 1682.

Décision qui en fait la capitale du royaume jusqu’en 1789.

Elle confirme surtout l’attachement du Roi pour Versailles au grand dam de Colbert qui le voulait à Paris.

Le chantier versaillais ne fait que commencer !

« Il aimait cette maison avec une passion démesurée », note en 1682 le marquis de Sourches à propos de Versailles. Le fait est que Louis XIV n’aime pas Paris !

Depuis son enfance, il craint cette ville qu’il dut quitter précipitamment en 1649 pour échapper à la Fronde.

Colbert a beau réaménager le Louvre et les Tuileries, le roi ne se sent bien qu’à Versailles.

Libre de toute construction − hormis le modeste village qu’il fera raser −, il peut laisser libre court à son goût des bâtiments.

L’endroit est à la mesure de ses ambitions.

Outre un vaste palais et de splendides jardins, il pourra établir une ville moderne aux grandes artères droites, larges et bien aérées.

Tout le contraire de ce Paris insalubre, confiné dans son enceinte.

Sa décision est prise: en juin 1678, il annonce son intention de transférer en 1682 le gouvernement à Versailles.

Le roi a alors 40 ans.

Il est au faîte de sa puissance: il s’apprête à signer, avec la Hollande, le traité de Nimègue.

De 1678 à 1682, Louis XIV fera bâtir plus qu’en 20 ans de présence!

Pour loger le gouvernement et sa famille, il commande à Hardouin-Mansart la construction des ailes des Ministres (1678-79) et de l’aile du Midi (1678-82), laquelle entraîne celle de l’Orangerie.

Il fait transformer la cour de Marbre et réaliser la galerie des Glaces. 1678 marque aussi le creusement de la pièce d’Eau des Suisses pour servir l’établissement d’un vaste potager à proximité confié à La Quintinie.

Les travaux se poursuivent à marche forcée: en 1679, Mansart entame la construction des Grande et Petite Ecuries.

En 1680, Le Nôtre réaménage la grande perspective des jardins avec le Tapis vert.

Pour loger la domesticité du Roi, le Grand Commun est érigé en 1682.

Louis XIV voit toujours plus grand: il décide la construction d’une nouvelle chapelle (1689-1709).

Suivront, en 1683, une nouvelle Surintendance pour ses bâtiments et, en 1685, la construction de l’aile nord pour y loger la Cour.

Plus de 36 000 ouvriers œuvrent alors au chantier versaillais.

Des sommes considérables sont engagées qui aboutissent au Versailles que nous connaissons.

Telles sont les conséquences de 1682.

 


C'est le grand jour !

Pendant tout le temps de la construction de Versailles, la cour n'a pas cessé d'aller de Saint-Germain à Vincennes ou aux Tuileries.

Les travaux ont commencé en 1661 sous la direction de Le Vau puis, après 1676, sous celle de Jules Hardouin-Mansart.

Le Brun, premier peintre du roi, assure la décoration.

Le Nôtre ordonnance les jardins.

La noblesse et les gens de la cour suivent le Roi dans ce grand déménagement.

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dimanche, 19 février 2017

19 février 1715: Louis XIV reçoit longuement l'ambassadeur de Perse

// Louis XIV
reçoit l’ambassadeur de Perse

dans la Grande Galerie de Versailles, 19 février 1715

Louis XIV reçoit l’ambassadeur de Perse dans la Grande Galerie de Versailles, 19 février 1715 reçoit longuement l'ambassadeur de Perse. Le Roi semble épuisé

L’ambassadeur du shah de Perse, Mehmet Riza Beg, a été reçu solennellement dans la galerie des Glaces le 19 février 1715.

Comme pour les ambassades de Gênes (1685) et de Siam (1686), le trône a été placé sur une estrade à l’extrémité de la galerie du côté du salon de la Paix.

La cérémonie fut particulièrement fastueuse: selon le duc de Saint-Simon, Louis XIV avait revêtu un habit brodé de perles et de diamants d’une valeur de 12,5 millions de livres; mais Saint-Simon précise que l’habit du roi était « d’étoffe or et noir », ce qui ne correspond pas avec la peinture.

Saint-Simon ajoute que le roi, qui allait mourir six mois et demi plus tard, apparaissait maigri et maladif, courbé sous le poids de son habit.


Le duc d’Anjou, futur Louis XV, et Philippe d’Orléans, futur Régent, sont peints respectivement à droite et à gauche du roi, portant comme lui le cordon bleu de l’ordre du Saint-Esprit.

mercredi, 15 février 2017

15 février 1708: Bal

Bal dans l'appartement de Monseigneur le Dauphin au château de Versailles

dimanche, 08 janvier 2017

1701: Deuxième Antichambre ou Salon des Bassans

Premier étage

Aile centrale

Appartement du roi

19- Antichambre de l'œil de Bœuf

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Jusqu'en 1701, il y avait deux pièces: la première Chambre du Roi, qui avait une fenêtre sur la Cour de Marbre, et un salon ouvrant sur une Cour Intérieure et que l'on appelait le Salon des Bassans à cause des tableaux de ces peintres vénitiens qui l'ornaient.


Lorsque Louis XIV installa sa chambre dans la pièce voisine, on donna à celle-ci ses dimensions actuelles et la voûte, surélevée, fut percée du grand œil-de-bœuf qui lui a valu son nom.


Dans les boiseries de Taupin, Dugoulon et Goupil, Louis XIV avait fait placer des tableaux de Véronèse qui furent remplacés par des portraits royaux, œuvres des peintres attitrés de la Cour: Mignard, Jean Nocret et François de Troy.


Une série de bustes des rois qui ont résidés à Versailles décorent la salle: Louis XIV par Coysevox, Louis XV par Gois et Louis XVI par Houdon.

C'est dans cette antichambre que, chaque jour, les courtisans attendaient derrière la porte de la Chambre du Roi, le moment d'entrer pour le Petit et le Grand Lever, et le soir pour le Grand et le Petit Coucher.

Ceux qui avaient « l'entrée » étaient introduits en premier par un Garde Suisse

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Deuxième Antichambre ou Salon des Bassans

Primitivement, la deuxième antichambre et la chambre formèrent une partie de l’appartement de la reine; pourtant en 1684, après la mort de Marie-Thérèse, les deux pièces furent rattachées à l’appartement du roi. a et b Verlet 211

La deuxième antichambre servit comme lieu où les courtisans attendaient leur entrée auprès du roi pendant le petit lever et le grand lever.

En raison de la collection des peintures par l’artiste italien, Jacopo Bassano, dit le Bassan, qui furent exposées dans cette salles, la pièce fut surnommée antichambre des Bassans Piganiol de la Force 119

Le célèbre Noli me tangere par Lambert Sustris orna la cheminée.

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En 1701, la deuxième antichambre et la chambre du roi furent fusionnées afin de créer le grand salon, le salon de l'Œil-de-bœuf, qui devint l’antichambre principale de la nouvelle chambre du roi. a et b Verlet 211

Prenant son nom de la fenêtre ovale – l’œil de bœuf – dans la voussure sud du plafond, le salon de l'Œil-de-bœuf présente une frise avec des groupes de putti dansant en stuc doré dans les voussures du plafond. Le décor de cette pièce annonce une transition entre le style Louis XIV, qui se trouve au Grand Appartement du Roi et dans la galerie des glaces.

Avec un décor qui présenta des glaces, meubles dorés, les peintures L’Évanouissement d’Esther et Judith avec la tête d’Holopherne par Véronèse.

Le salon de l’œil de bœuf se présenta comme un des plus somptueuses pièces de l’appartement du roi. Kimball 50-61 ; Félibien 339 ; Verlet 212

Quand Louis XIV s’installa dans la chambre du roi en 1684, la pièce suivante fut désignée pour le salon du roi ou le salon où le roi s’habille.

Le salon du roi servait depuis dix-sept années comme lieu où se déroulèrent les cérémonies du lever et du coucher du roi. Verlet 213

mardi, 03 janvier 2017

Lever du Roi du Mercredi

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Chaque mercredi, à son Lever, le Roi tient un cercle diplomatique.

Les ambassadeurs et les ministres étrangers viennent lui faire leur cour.

Ils peuvent, à cette occasion, obtenir de lui un court entretien, et en profite pour lui présenter des compatriotes de passage jugés digne de cette distinction, et dont les noms avaient préalablement sou mis au Roi par l'introducteur des ambassadeurs.